{"id":1579,"date":"2004-11-09T00:00:00","date_gmt":"2004-11-08T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1579"},"modified":"2004-11-09T00:00:00","modified_gmt":"2004-11-08T22:00:00","slug":"1579","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2004\/11\/09\/1579\/","title":{"rendered":"Elend &#8211; Sunwar The Dead"},"content":{"rendered":"<p>Alors que beaucoup craignaient de ne plus entendre la moindre note de l\u2019un des groupes les plus sombres et originaux que la France ait port\u00e9, Elend \u00e9tait r\u00e9apparu l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re, presque par surprise. Le duo Hasnawi\/Tschirner proposait le premier chapitre d\u2019un cycle de cinq albums, avec <i>Winds Devouring Men<\/i>, qui marquait la fin des chants hurl\u00e9s, \u00e9l\u00e9ment particuli\u00e8rement r\u00e9dhibitoire pour certains \u00e0 l\u2019\u00e9coute des disques pr\u00e9c\u00e9dents, et un recentrage sur une orchestration plus simple, moins grandiloquente, mais plus subtile aussi.<br \/> C\u2019est moins d\u2019un an apr\u00e8s la sortie de ce disque que <i>Sunwar The Dead<\/i> poursuit l\u2019\u0153uvre d\u2019Elend, plus t\u00f4t que quiconque ne l\u2019esp\u00e9rait. Paradoxalement, le groupe a \u00e9volu\u00e9 au moins autant dans ce court laps de temps qu\u2019entre <i>The Umbersun<\/i> et <i>Winds Devouring Men<\/i>, pourtant s\u00e9par\u00e9s de cinq ann\u00e9es.<\/p>\n<p>  Aid\u00e9 d\u2019un orchestre complet et d\u2019un ch\u0153ur de huit voix f\u00e9minines, soit cinquante musiciens conduits par David Kempf, le duo s\u2019\u00e9loigne n\u00e9anmoins de la musique classique \u00ab traditionnelle \u00bb et harmonieuse, pour lui pr\u00e9f\u00e9rer des sonorit\u00e9s plus froides &#8211; voire plus \u00e9lectroniques &#8211; et dissonantes que celles employ\u00e9es jusqu\u2019alors, hors <i>The Umbersun<\/i>. Partant, ce nouveau disque est clairement plus difficile d\u2019acc\u00e8s que son pr\u00e9d\u00e9cesseur, tant son approche est plus moderne et radicale. T\u00e9moins de cette nouvelle orientation, \u00ab The Hemlock Sea \u00bb et \u00ab La Terre n&rsquo;Aime Pas Le Sang \u00bb, au titre \u00e9vocateur, d\u00e9voilent le c\u00f4t\u00e9 abstrait du groupe et son go\u00fbt plus prononc\u00e9 pour les percussions et les rythmes.<br \/> Ce dernier aspect est d\u2019ailleurs pr\u00e9sent m\u00eame sur les titres plus organiques, comme sur \u00ab Sunwar The Dead \u00bb, qui part dans une cadence folle, ou encore \u00ab Laceration \u00bb, meilleur morceau de l\u2019album o\u00f9 voix et rythme sont travaill\u00e9es en d\u00e9calage.<br \/> Elend n\u2019a pourtant pas renonc\u00e9 \u00e0 la formule de composition qui a fait son succ\u00e8s, de sorte que <i>Sunwar The Dead<\/i> est parsem\u00e9 de titres plus \u00e9piques et \u00ab accessibles \u00bb : \u00ab Chaomphalos \u00bb et \u00ab Threnos \u00bb, domin\u00e9s par la voix pure de soprano d\u2019Esteri R\u00e9mond, sont autant de moments lyriques rappelant la fausse qui\u00e9tude des <i>T\u00e9n\u00e8bres du Dehors<\/i>, tandis que quelques textes fran\u00e7ais r\u00e9cit\u00e9s d\u2019une voix lasse \u00e0 la Brendan Perry font leur apparition et \u00e9tablissent une filiation claire avec <i>Winds Devouring Men<\/i>.<\/p>\n<p>  <i>Sunwar The Dead<\/i> s\u2019impose donc comme un disque \u00e9quilibr\u00e9 et complet, qui explore nombre de directions. Moins imm\u00e9diat que son pr\u00e9d\u00e9cesseur, qui voyait le groupe composer de v\u00e9ritables chansons et qui s\u2019av\u00e8re \u00eatre avec le recul son album le plus \u00ab romantique \u00bb, il tranche \u00e9galement avec toute la discographie pr\u00e9c\u00e9dente d\u2019Elend gr\u00e2ce \u00e0 ses sonorit\u00e9s et rythmes martiaux, bande originale d\u2019une guerre imaginaire. Ceux qui attendaient plus d\u2019exp\u00e9rimentation et de prise de risque de ce musiciens depuis leur retour l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re devraient \u00eatre combl\u00e9s. Les autres ne devraient pas se jeter dans l\u2019aventure sans s\u2019assurer au pr\u00e9alable de leur go\u00fbt pour cette musique exigeante et sombre.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Alors que beaucoup craignaient de ne plus entendre la moindre note de l\u2019un des groupes&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":1580,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1579"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1579"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1579\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1580"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1579"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1579"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1579"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}