{"id":1573,"date":"2004-07-03T00:00:00","date_gmt":"2004-07-02T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1573"},"modified":"2004-07-03T00:00:00","modified_gmt":"2004-07-02T22:00:00","slug":"1573","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2004\/07\/03\/1573\/","title":{"rendered":"Greg Rapaport &#8211; Azrael Block"},"content":{"rendered":"<p>Greg Rapaport est ce qu\u2019il convient d\u2019appeler un homme \u00e0 tout faire, qui tient sa carri\u00e8re bien en main. Outre les guitares, basses, claviers et programmations de batterie, il s\u2019occupe de la composition et des arrangements bien entendu, mais \u00e9galement de la production, de l&rsquo;illustration et de la distribution de ses disques. Bref, ind\u00e9pendance et autonomie totale pour ce New-Yorkais dont les oeuvres peuvent aussi se flatter d&rsquo;un <i>packaging<\/i> peu courant et \u00e9labor\u00e9 avec soin. <\/p>\n<p>  <i>Azrael Block<\/i> est son quatri\u00e8me disque, fruit de deux ann\u00e9es enti\u00e8res de travail dans un cr\u00e9neau metal-fusion instrumental. Au menu donc, du metal mais \u00e9galement du jazz et du funk. L\u2019utilisation de la guitare sept-cordes permet d\u2019\u00e9viter les clich\u00e9s du style et offre encore plus de contrastes avec les passages jazzy ou planants. On s\u2019en doutait un peu, Mr. Rapaport domine parfaitement son sujet, que ce soit \u00e0 la guitare ou \u00e0 la basse. Les phras\u00e9s  t\u00e9moignent d\u2019une grande ma\u00eetrise de l\u2019aller-retour mais aussi d\u2019un solide bagage th\u00e9orique, le musicien s\u2019offrant quelques incursions bienvenues dans des tonalit\u00e9s exotiques (\u00ab Sever \u00bb) \u00e0 la  une touche m\u00e9lodique int\u00e9ressante. La basse, fort pr\u00e9sente, affectionne particuli\u00e8rement les rythmes funk bien gras et les phras\u00e9s jazz rampants. Les claviers sont loin d\u2019\u00eatre pr\u00e9dominants mais interviennent \u00e0 point nomm\u00e9, par petites touches d\u00e9licates.<br \/> Le point n\u00e9gatif de ce disque r\u00e9side sans aucun doute dans la programmation de la batterie. Non qu\u2019elle soit mal faite, bien au contraire, mais elle sonne de fa\u00e7on beaucoup trop artificielle et synth\u00e9tique, conf\u00e9rant \u00e0 l&rsquo;ensemble une certaine froideur. \u00c0 moins que Greg ne se mette \u00e9galement \u00e0 la batterie d\u2019ici son prochain album, il aurait tout int\u00e9r\u00eat \u00e0 louer les services d\u2019un v\u00e9ritable musicien.<\/p>\n<p>  Les douze titres composant <i>Azrael Block<\/i>  b\u00e9n\u00e9ficient tous de la patte de leur auteur, qui poss\u00e8de bel et bien une personnalit\u00e9 musicale propre. M\u00eame si l\u2019on reconna\u00eet quelques-unes de ses influences (comme un riff de Dream Theater &#8211; \u00ab Erotomania \u00bb &#8211; sur \u00ab Skitzophraniac \u00bb), le travail de Rapaport fait preuve d\u2019une certaine fra\u00eecheur. Ses morceaux ne tombent jamais dans la d\u00e9monstration ni dans la complexit\u00e9 inutile et les m\u00e9lodies brillent par leur diversit\u00e9. Les ambiances sont suffisamment diff\u00e9rentes pour conserver l\u2019attention de l\u2019auditeur. On regrettera simplement quelques bruitages un peu inutiles voire d\u00e9plaisants, comme les sonneries t\u00e9l\u00e9phoniques (?) de \u00ab Dinner and Dancing \u00bb\u2026 qui s\u2019av\u00e8re d\u2019ailleurs \u00eatre le morceau le plus faible du disque et qui t\u00e9moigne sans doute de ses principaux d\u00e9fauts : des percussions et des sons parfois tr\u00e8s artificiels, voire mal choisis. Esp\u00e9rons que Greg Rapaport, artiste m\u00e9connu mais inspir\u00e9, arrive \u00e0 doter ses prochaines \u0153uvres d\u2019un son plus naturel et \u00ab organique \u00bb.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Greg Rapaport est ce qu\u2019il convient d\u2019appeler un homme \u00e0 tout faire, qui tient sa&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":19,"featured_media":1574,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1573"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/19"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1573"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1573\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1574"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1573"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1573"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1573"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}