{"id":1535,"date":"2004-05-06T00:00:00","date_gmt":"2004-05-05T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1535"},"modified":"2004-05-06T00:00:00","modified_gmt":"2004-05-05T22:00:00","slug":"1535","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2004\/05\/06\/1535\/","title":{"rendered":"Nightwish &#8211; Once"},"content":{"rendered":"<p>L\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re, nous nous demandions si Nightwish ferait encore l\u2019objet d\u2019une chronique dans ces pages tant le <a href=\"http:\/\/www.progressia.net\/?rub=chroniques&#038;idchronik=40\" target=\"blank_\"><u><i>Century Child<\/u><\/i><\/a> de 2002 ne d\u00e9passait gu\u00e8re les fronti\u00e8res convenues du heavy-metal m\u00e9lodique. A la premi\u00e8re \u00e9coute, <i>Once<\/i> ne change pas v\u00e9ritablement la donne, mais\u2026 ces cordes, ces ambiances, voire deux morceaux qui avoisinent la dizaine de minutes donnent \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir ! Et que lit-on sur la fiche promo de l\u2019album ? Nightwish verserait d\u00e9sormais dans le <i>symphonic metal<\/i>, et s\u2019est adjoint les services du London Session (non pas \u00ab Symphony \u00bb, il y a des limites&#8230;) Orchestra, celui-l\u00e0 m\u00eame qui a particip\u00e9 \u00e0 la B.O. du troisi\u00e8me volet du <i>Seigneur des Anneaux<\/i>.<\/p>\n<p>  Pour exprimer la grandiloquence, les anglophones utilisent un adjectif qui se passerait presque de traduction : <i>bombastic<\/i>. De fait, le premier titre a vite fait d\u2019exploser aux oreilles et pose une bonne partie du d\u00e9cor \u00e0 venir : des riffs presque thrash, une rythmique lourde, des ch\u0153urs \u00e0 la Carmina Burana, cordes et cuivres \u00e0 l\u2019unisson, quelques touches <i>roots<\/i>, le clich\u00e9 \u00e0 la Rhapsody n\u2019est pas loin. Les r\u00e9fractaires se verraient renforc\u00e9s dans leurs convictions, sourire narquois aux l\u00e8vres d\u00e8s la premi\u00e8re minute, mais les amateurs, eux, risquent d\u2019\u00eatre s\u00e9duits, une fois de plus !<br \/> L\u2019orchestre et les arrangements restent pr\u00e9sents sur la plupart des titres, faisant office de sixi\u00e8me instrument, et l\u2019influence de la musique de film se fait nettement sentir : les diff\u00e9rentes ambiances \u00e9voquent nettement les r\u00e9cits d\u2019<i>heroic fantasy<\/i>. C\u2019est la cl\u00e9 de la r\u00e9ussite sur ce disque, qui d\u00e9veloppe ainsi des ambiances tr\u00e8s vari\u00e9es non seulement d\u2019un titre \u00e0 l\u2019autre mais aussi au sein d\u2019un m\u00eame morceau. Il ne faut cependant pas s\u2019attendre \u00e0 une grande subtilit\u00e9 car plus que jamais, Nightwish cherche \u00e0 susciter l\u2019empathie et n\u2019y va pas avec le dos de la cuill\u00e8re.<br \/> Le chant de Tarja, moins lyrique mais nullement amoindri, reste l\u2019un des principaux atouts du groupe. Elle partage le micro avec Marco Hietala, un peu plus souvent que sur <i>Century Child<\/i>, et les hurlements du bassiste sont cette fois mieux int\u00e9gr\u00e9s aux compositions (\u00ab Wish I had\u2026 \u00bb), cr\u00e9ant un effet de contraste assez vivifiant entre les deux voix. <BR><BR> M\u00eame si aucun titre ne semble surpasser les sommets du groupe (\u00ab Dead Boy\u2019s Poem \u00bb, \u00ab Sleeping Sun \u00bb\u2026), la vari\u00e9t\u00e9 de <i>Once<\/i> tant sur la forme que sur le fond, donne \u00e0 cet album de bonnes chances de figurer en t\u00eate de liste dans les pr\u00e9f\u00e9rences des fans, et peut-\u00eatre d\u2019\u00e9largir encore le public du groupe. Sans se r\u00e9inventer, Nightwish enrichit son style pour maintenir l\u2019int\u00e9r\u00eat des \u00ab m\u00e9talleux\/ses \u00bb fleur bleue. Pourquoi demander plus ?<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re, nous nous demandions si Nightwish ferait encore l\u2019objet d\u2019une chronique dans ces pages&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":20,"featured_media":1536,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1535"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/20"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1535"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1535\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1536"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1535"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1535"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1535"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}