{"id":1513,"date":"2004-12-20T00:00:00","date_gmt":"2004-12-19T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1513"},"modified":"2004-12-20T00:00:00","modified_gmt":"2004-12-19T22:00:00","slug":"1513","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2004\/12\/20\/1513\/","title":{"rendered":"Persona Non Grata &#8211; The Fine Art of Living"},"content":{"rendered":"<p>En 2002, Vulgar Unicorn, annon\u00e7ait dans nos pages l\u2019existence d\u2019un successeur \u00e0 l\u2019excellent <i>Jet Set Radio<\/i>, beaucoup plus <i>heavy<\/i>. Fin 2004, le duo r\u00e9appara\u00eet dans un nouveau projet, mais apr\u00e8s une \u00e9coute attentive, il semble bien que <i>The Fine Art of Living<\/i> soit en fait issu des sessions studio de ce fameux successeur. Pourquoi un autre projet alors? Parce que malgr\u00e9 la \u00ab patte \u00bb V.U., ces dix morceaux forment incontestablement un tout plus coh\u00e9rent que <i>Jet Set Radio<\/i>. <\/p>\n<p> Rappelons d\u2019abord que ce duo est compos\u00e9 de Bruce Soord, d\u00e9sormais plus connu en tant que meneur de Pineapple Thief, et de Neil Randall dont le dernier projet en date, Schloss Adler, consistait \u00e0 \u00e9crire une musique pour des jeux de <i>survival horror<\/i>. En quelques disques, Vulgar Unicorn s\u2019est taill\u00e9 une place \u00e0 part en combinant des influences de mani\u00e8re in\u00e9dite et une approche typiquement pop, ce qui ne l\u2019emp\u00eachait pas de pondre des pav\u00e9s de plus d\u2019un quart d\u2019heure. L\u2019aboutissement de cette \u00e9bullition cr\u00e9ative fut sans conteste <i>Sleep With The Fishes<\/i>, sorti en 1998 et aujourd\u2019hui introuvable malgr\u00e9 les nombreuses demandes de r\u00e9\u00e9ditions. <\/p>\n<p> Avec un tel passif, il y avait de quoi s\u2019attendre \u00e0 un \u00ab progressif sucr\u00e9 \u00bb et plein de clins d\u2019\u0153il et d\u2019humour en glissant <i>The Fine Art of Living<\/i> dans le mange-disque. La surprise est grande et bonne : de gros riff dissonants rappellent que Randall est \u2013 aussi &#8211; un amateur de musiques m\u00e9chantes. Cela se sent \u00e0 de nombreuses reprises sur le disque, comme sur \u00ab The Only Person I Hate More Than You Is Me \u00bb, premi\u00e8re incursion Krimsonienne du duo. N\u00e9anmoins, et c\u2019est une constante chez le groupe, les contrastes sont exploit\u00e9s \u00e0 fond au sein d\u2019un m\u00eame titre, dont des couplets psych\u00e9d\u00e9liques du meilleur effet.<br \/>Globalement plus rock et rentre-dedans que tout ce que le duo a propos\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, l\u2019album persiste ainsi \u00e0 faire cohabiter des ambiances vari\u00e9es, m\u00eame si le brassage des styles est moins prononc\u00e9 ici : titres m\u00e9lancoliques faisant la part belle au piano de Randall &#8211; \u00ab Lament for Mayer \u00bb &#8211; ou ritournelle quasi new wave avec \u00ab Parfait Amour \u00bb, tube du disque avec sa m\u00e9lodie crescendo. <\/p>\n<p> A noter que, joint \u00e0 cet album, un second disque propose les premi\u00e8res d\u00e9mos de Vulgar Unicorn, in\u00e9dites en CD. Une occasion de d\u00e9couvrir les versions primitives des titres du premier album, <i>Under The Umbrella <\/i>, et des in\u00e9dits dont seul \u00ab Kill Your Darlings \u00bb, vraisemblablement tir\u00e9 des sessions de Persona Non Grata, vaut vraiment le d\u00e9tour. <\/p>\n<p> Voici donc un disque moins \u00e9clectique que les productions V.U., mais sur lequel les m\u00e9lodies de Soord et les exp\u00e9rimentations de Randall restent imm\u00e9diatement reconnaissables. Plus sombre et plus coh\u00e9rent, il op\u00e8re une synth\u00e8se r\u00e9ussie de quinze ann\u00e9es de composition.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En 2002, Vulgar Unicorn, annon\u00e7ait dans nos pages l\u2019existence d\u2019un successeur \u00e0 l\u2019excellent Jet Set&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":1514,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1513"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1513"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1513\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1514"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1513"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1513"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1513"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}