{"id":1485,"date":"2002-10-01T00:00:00","date_gmt":"2002-09-30T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1485"},"modified":"2002-10-01T00:00:00","modified_gmt":"2002-09-30T22:00:00","slug":"1485","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2002\/10\/01\/1485\/","title":{"rendered":"Ark &#8211; Burn the Sun"},"content":{"rendered":"<p>Les petits prodiges de Ark avaient mis une belle pagaille l\u2019an dernier, avec un premier album jetant \u00e0 bas bon nombre de canons du genre. Ils sont de retour avec un nouveau m\u00e9fait, <i>Burn The Sun<\/i>, farouchement attendu de beaucoup, qui all\u00e9ch\u00e9, qui impatient, qui sceptique : auraient-ils gard\u00e9 la belle fra\u00eecheur de leurs d\u00e9buts ? La production serait-elle un peu plus soign\u00e9e ? Auraient-ils r\u00e9sist\u00e9 aux sir\u00e8nes d\u2019un march\u00e9 qui nivelle tant qu\u2019il peut ?<\/p>\n<p>  Au rang des bonnes nouvelles, un personnel compl\u00e9t\u00e9 &#8211; et pas par les pires d\u00e9butants (Randy Coven \u00e0 la basse et Mats Olausson aux claviers) &#8211; donne plus de densit\u00e9 et de richesse au mat\u00e9riau. On aurait tort de s\u2019en plaindre, au vu des petites prouesses techniques sournoisement cach\u00e9es au d\u00e9tour d\u2019une mesure. Un bon point \u00e9galement pour la production, incomparable si l\u2019on se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 <i>Ark<\/i> : sans \u00eatre extraordinaire, elle met en valeur chaque partie, ais\u00e9ment discernable, et propose un r\u00e9sultat global \u00e0 la fois puissant et imm\u00e9diatement compr\u00e9hensible. De m\u00eame, on retrouve, dans une certaine mesure, la folie du premier album (\u00ab\u00a0Absolute Zero\u00a0\u00bb &#8211; interm\u00e9diaire impossible entre Bj\u00f6rk, Soundgarden et du hard-rock mod\u00e8le ann\u00e9es quatre-vingt, ou \u00ab\u00a0Torn\u00a0\u00bb). <\/p>\n<p> Cependant, apr\u00e8s plusieurs \u00e9coutes, on ne ressent pas l\u2019accoutumance provoqu\u00e9e par le premier album. Peu \u00e0 peu apparaissent les d\u00e9fauts, les manques (<i>NdlR : ou les frustrations de l\u2019auditeur insatiablement avide de nouveaut\u00e9 ?<\/i>) : les hommes venus du froid auraient-ils sacrifi\u00e9 leur audace, libert\u00e9 et enthousiasme sur l\u2019autel d\u2019un d\u00e9sir de lisibilit\u00e9 et\/ou de visibilit\u00e9 accru, d\u2019une volont\u00e9 de prolonger le succ\u00e8s-surprise de leur premier album ? Toujours est-il que les parties de batterie notamment sont plus \u00ab\u00a0rang\u00e9es\u00a0\u00bb, John Macaluso, bien plus en arri\u00e8re, ne jouant plus que le r\u00f4le de soutien rythmique qui lui revient \u00e0 d\u00e9faut d\u2019orchestrer. Les \u00e9l\u00e9ments typiquement metal ont pour la plupart disparus, sauf sur \u00ab\u00a0Feed The Fire\u00a0\u00bb, titre malheureusement le plus banal du disque, au profit d\u2019aspects hard-rock moins enthousiasmants. Plus grave : les \u00e9l\u00e9ments \u00ab\u00a0exog\u00e8nes\u00a0\u00bb tels le flamenco, tr\u00e8s pr\u00e9sent sur <i>Ark<\/i>, sont moins bien ins\u00e9r\u00e9s dans le tissu des compositions, et sonnent, de par leur isolement, de mani\u00e8re plus artificielle. En effet, clin d&rsquo;\u0153il \u00e0 \u00ab\u00a0The Hunchback Of Notre Dame\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Just a Little\u00a0\u00bb (au refrain tr\u00e8s proche de \u00ab\u00a0Crazy\u00a0\u00bb de\u2026 Seal !) ne r\u00e9\u00e9dite pas l\u2019exploit de son mod\u00e8le (<i>NdlR : non, pas Seal !<\/i> ). <\/p>\n<p> <i>Burn The Sun<\/i> est donc plus rang\u00e9, moins \u00ab\u00a0jeune chien fou\u00a0\u00bb que son pr\u00e9d\u00e9cesseur. Mais une fois encore, Ark rel\u00e8gue la plupart des pr\u00e9tendants \u00e0 l\u2019innovation en mati\u00e8re de metal ou de hard progressif assez loin. D\u00e8s lors, pourquoi pinailler ?<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les petits prodiges de Ark avaient mis une belle pagaille l\u2019an dernier, avec un premier&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":11,"featured_media":1486,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1485"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/11"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1485"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1485\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1486"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1485"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1485"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1485"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}