{"id":1479,"date":"2002-10-01T00:00:00","date_gmt":"2002-09-30T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1479"},"modified":"2002-10-01T00:00:00","modified_gmt":"2002-09-30T22:00:00","slug":"1479","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2002\/10\/01\/1479\/","title":{"rendered":"Rhapsody &#8211; Dawn of Victory"},"content":{"rendered":"<p>Connaissez-vous l&rsquo;histoire du Guerrier de Glace qui se mordit la queue si fort qu&rsquo;il en d\u00e9corna toutes les licornes des Terres Enchant\u00e9es ? Bienvenue chez Rhapsody, le groupe qui use sa recette musicale jusqu&rsquo;\u00e0 la corde au troisi\u00e8me album d&rsquo;un concept appel\u00e9 \u00e0 se d\u00e9velopper sur cinq disques (il semblerait d\u2019ailleurs que les ambitions aient \u00e9t\u00e9 revues \u00e0 la baisse et que la saga prenne fin au quatri\u00e8me \u00ab\u00a0tome\u00a0\u00bb)&#8230; <\/p>\n<p> Apr\u00e8s un <i>Legendary Tales<\/i> prometteur et relativement novateur dans le recyclage, suivi d&rsquo;un <i>Symphony Of Enchanted Lands<\/i> belle preuve d&rsquo;une m\u00e9thode efficace et ma\u00eetris\u00e9e, voici <i>Dawn To Victory<\/i> ou l&rsquo;aveu d&rsquo;\u00e9chec d&rsquo;un groupe en phase d&rsquo;asphyxie. Outre les introductions \u00e0 la <i>Carmina Burana<\/i> (Carl Orff) devenues syst\u00e9matiques et syst\u00e9matis\u00e9es (passage tr\u00e8s rythmique, en \u00e9criture harmonique, gros blocs d&rsquo;accords, suivi d&rsquo;une section plus m\u00e9lodique avec d\u00e9monstration de claviers, puis retour du premier th\u00e8me et final en apoth\u00e9ose encha\u00een\u00e9 avec rythmique rapide typique. Ceci constitue l&rsquo;introduction du premier v\u00e9ritable morceau de l&rsquo;album), \u00ab\u00a0l&rsquo;\u00e9volution\u00a0\u00bb du groupe semble s&rsquo;\u00eatre faite \u00e0 rebours.<\/p>\n<p> En effet, aucune innovation dans la structure ou l&rsquo;instrumentation, et la tendance est \u00e0 la simplification. Il s\u2019agit malheureusement plus d&rsquo;une perte de richesse que d&rsquo;une plus grande lisibilit\u00e9. Ainsi, Rhapsody se fait plus m\u00e9tallique et moins orchestral (mais h\u00e9las, au clavier), et surtout moins vari\u00e9, multipliant \u00e0 l&rsquo;envi gros ch\u0153urs virils et na\u00effs et paroles \u00e0 l\u2019avenant. C&rsquo;est d&rsquo;autant plus frustrant que le groupe, en r\u00e9cup\u00e9rant Alex Holzwarth, batteur ultra-rod\u00e9, semble d\u00e9sormais b\u00e9n\u00e9ficier du personnel optimal, et s\u2019est d\u00e9barrass\u00e9 de ses affreuses pochettes.<br \/> Le sentiment de g\u00e2chis domine donc : Fabio Lione se montre moins performant et reste plus encore qu&rsquo;auparavant cantonn\u00e9 dans un registre qu&rsquo;on le sait capable de d\u00e9passer ais\u00e9ment (cf. Athena), et l&rsquo;essentiel des titres est toujours plus ax\u00e9 sur de st\u00e9riles d\u00e9monstrations techniques de Luca Turilli (guitare) et Alex Staropoli (claviers), leaders h\u00e9g\u00e9moniques s&rsquo;il en est.<\/p>\n<p> Objectivement &#8211; et c&rsquo;est le pire&#8230; c\u2019est absurde &#8211; il n&rsquo;y a rien \u00e0 redire. Sauf que l&rsquo;on s&rsquo;ennuie. Profond\u00e9ment, et d\u00e8s le premier titre. Alors \u00e9videmment,<i>Dawn To Victory<\/i> remportera un net succ\u00e8s aupr\u00e8s des mordus du style, qu&rsquo;il soit \u00ab <i>true<\/i> \u00bb, \u00ab <i>speed<\/i> \u00bb ou \u00ab hollywood \u00bb car il en pr\u00e9sente toutes les recettes \u00e9prouv\u00e9es. Cet album ne pr\u00e9sente pour les autres qu&rsquo;un int\u00e9r\u00eat minime, contrairement \u00e0 <i>Symphony Of Enchanted Lands<\/i>. Il est donc fort \u00e0 parier que les auditeurs les plus pointilleux laisseront tomber ici les aventures \u00e9piques du <i>Warrior Of Ice<\/i> et ne regretteront pas outre mesure de ne pas conna\u00eetre la fin de l&rsquo;histoire&#8230; La formule du \u00ab hollywood metal \u00bb serait-elle d\u00e9j\u00e0 \u00e9puis\u00e9e ?<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Connaissez-vous l&rsquo;histoire du Guerrier de Glace qui se mordit la queue si fort qu&rsquo;il en&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":11,"featured_media":1480,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1479"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/11"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1479"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1479\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1480"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1479"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1479"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1479"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}