{"id":1471,"date":"2002-10-01T00:00:00","date_gmt":"2002-09-30T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1471"},"modified":"2002-10-01T00:00:00","modified_gmt":"2002-09-30T22:00:00","slug":"1471","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2002\/10\/01\/1471\/","title":{"rendered":"Spock&rsquo;s Beard &#8211; V"},"content":{"rendered":"<p>Voici le successeur tant attendu de <i>Day For Night<\/i>, le quatri\u00e8me album de Spock\u2019s Beard qui, avec son aspect pop accentu\u00e9 et parfois jug\u00e9 trop accessible par certains progophiles exigeants, avait laiss\u00e9 un certain nombre de fans sur leur faim.<\/p>\n<p> Et pourtant, <i>Day For Night<\/i> regorgeait de perles et de trouvailles (\u00ab\u00a0Gibberish\u00a0\u00bb, pour n\u2019en citer qu\u2019une&#8230;), trop bien dilu\u00e9es cependant dans un style qui devenait plus direct. Autant le dire tout de suite &#8211; m\u00eame si cette assertion est \u00e0 prendre avec des pincettes car un album de Spock\u2019s Beard ne s\u2019\u00e9value vraiment qu\u2019avec le temps &#8211; <i>V<\/i> est engag\u00e9 sur la m\u00eame voie et poursuit le travail amorc\u00e9 sur son pr\u00e9d\u00e9cesseur. <\/p>\n<p> Cependant, tout en gardant cet aspect direct  et allant m\u00eame jusqu\u2019\u00e0 accentuer r\u00e9guli\u00e8rement le c\u00f4t\u00e9 pop des compositions  &#8211; \u00e0 tel point que Supertramp n\u2019est parfois pas loin &#8211; Spock\u2019s Beard a su \u00e9voluer et se tenir \u00e0 sa volont\u00e9 d\u2019audace stylistique. Ainsi trouve-t-on sur <i>V<\/i> des passages qui n\u2019auraient pas d\u00e9pareill\u00e9 sur <i>The Light<\/i> (\u00ab\u00a0The Great Nothing\u00a0\u00bb plus particuli\u00e8rement, marqu\u00e9 de l\u2019empreinte reconnaissable de Neal Morse), ou m\u00eame des harmonies vocales plus complexes encore que celles de \u00ab\u00a0Gibberish\u00a0\u00bb. Autre point positif pour les amateurs d\u2019un peu plus de violence musicale : le c\u00f4t\u00e9 hard du groupe n\u2019a cess\u00e9 de s\u2019affirmer. Nick D\u2019Virgilio massacre sa batterie avec une tendresse toute personnelle, et la Rickenbaker de Dave Meros, clinquante et ronflante \u00e0 souhait, est \u00e9galement plus en avant. Pas d\u2019affolement tout de m\u00eame, la place d\u2019honneur est r\u00e9serv\u00e9e aux claviers et au chant de Neal Morse, <eighties<\/i> en diable \u00e0 de nombreuses reprises. <\/p>\n<p> Cependant, si Spock\u2019s Beard n\u2019a rien perdu de son humour &#8211; on se demande en permanence \u00e0 quel degr\u00e9 prendre chaque partie et chaque absence de transition, remplac\u00e9e par un petit d\u00e9lire aux claviers, entre des th\u00e8mes n\u2019ayant rien \u00e0 voir les uns avec les autres-  le groupe semble avoir mis la p\u00e9dale douce sur la folie d\u00e9brid\u00e9e qui faisait le charme des premiers albums. <i>V<\/i> rec\u00e8le m\u00eame des titres relativement in\u00e9gaux, allant de l\u2019excellent \u00ab\u00a0Thoughts Part II\u00a0\u00bb (enfin) au presque anecdotique \u00ab\u00a0Revelation\u00a0\u00bb en passant par le grandiose \u00ab\u00a0The Great Nothing\u00a0\u00bb, composition \u00e9pique de plus de vingt minutes, \u00e0 la fois ali\u00e9n\u00e9e et tr\u00e8s construite. <\/p>\n<p> Le groupe a donc gagn\u00e9 en maturit\u00e9 de mani\u00e8re impressionnante, aux yeux de ceux qui pouvaient consid\u00e9rer son c\u00f4t\u00e9 \u00ab\u00a0jeune chien fou\u00a0\u00bb des premiers albums comme une tare, et on retrouve de plus en plus \u00e9troitement m\u00eal\u00e9s humour au second degr\u00e9 (est-ce ainsi qu\u2019il faut interpr\u00e9ter \u00ab\u00a0Goodbye To Yesterday\u00a0\u00bb ?) et passages beaucoup plus s\u00e9rieux. Peut-\u00eatre pourra-t-on simplement regretter l\u2019aspect parfois trop direct de certaines compositions.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Voici le successeur tant attendu de Day For Night, le quatri\u00e8me album de Spock\u2019s Beard&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":11,"featured_media":1472,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1471"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/11"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1471"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1471\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1472"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1471"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1471"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1471"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}