{"id":1453,"date":"2010-01-05T00:00:00","date_gmt":"2010-01-04T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1453"},"modified":"2010-01-05T00:00:00","modified_gmt":"2010-01-04T22:00:00","slug":"1453","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2010\/01\/05\/1453\/","title":{"rendered":"Freak Kitchen &#8211; Land of the Freaks"},"content":{"rendered":"<p><i>Holy Cow !<\/i> Apr\u00e8s <i>Organic<\/i> en 2005, le trio reconnaissable entre mille a su prendre son temps et manquer s\u00e9rieusement aux adeptes de sa musique si d\u00e9licieusement barr\u00e9e. Pour les autres, le moment est peut-\u00eatre venu d\u2019ouvrir grand les oreilles, car ce que propose Freak Kitchen ne conna\u00eet aucun \u00e9gal. Il convient d\u2019abord de clarifier les choses : non, la belle ville su\u00e9doise de G\u00f6teborg n\u2019est pas seulement une usine \u00e0 death m\u00e9lodique. Si ce n\u2019est leurs gueules de viking top model, aucun indice ne pourrait d\u00e9cemment renseigner les curieux sur l\u2019origine d\u2019un tel ovni musical.<\/p>\n<p>   Outre les quatre ann\u00e9es prises pour peaufiner ce nouvel album, le groupe aura sign\u00e9 en France avec Roadrunner Records pour sa distribution, confirmant un peu plus son lien particulier avec l\u2019Hexagone, mais \u00e9galement une v\u00e9ritable envie (et les capacit\u00e9s) d\u2019aller de l\u2019avant. Car si Freak Kitchen poss\u00e8de d\u00e9j\u00e0 une belle petite communaut\u00e9 de \u00ab <i>freakyness disciples<\/i> \u00bb, ce septi\u00e8me album est une v\u00e9ritable occasion de red\u00e9couvrir le travail de Mattias IA Eklundh et de ses acolytes. <\/p>\n<p>   <i>Land of the Freaks<\/i> risque de balayer d\u00e9finitivement les id\u00e9es vite con\u00e7ues qui enfermeraient les Su\u00e9dois dans la cat\u00e9gorie \u00ab metal cloonesque qui fait rigoler \u00bb. D\u00e8s l\u2019ouverture, \u00ab God Save the Spleen \u00bb, une \u00e9nergie d\u00e9vastatrice non d\u00e9nu\u00e9e d\u2019une pointe de col\u00e8re terrasse d\u2019embl\u00e9e un auditeur qui s\u2019appr\u00eate \u00e0 s&#8217;embarquer pour douze titres, aussi uniques que le jeu de guitare de leur cr\u00e9ateur. Qu\u2019on le veuille ou non, peu de musiciens peuvent se targuer d\u2019avoir r\u00e9ellement su trouver et d\u00e9velopper un style propre et identifiable d\u00e8s les premi\u00e8res notes. Mattias IA Eklundh fait sans aucun doute partie de ceux-l\u00e0, avec cette cr\u00e9ativit\u00e9 et cette folie sans cesse accrues qui lui permettent de faire avaler ses soli totalement d\u00e9cal\u00e9s et autres exp\u00e9rimentations aux n\u00e9ophytes, tout en r\u00e9galant les connaisseurs. Et d\u2019exp\u00e9rimentations, il en sera encore une fois question ici, peut-\u00eatre plus que jamais. <\/p>\n<p>   Situ\u00e9 entre les aspects les plus techniques et tordus des projets solos Freak Guitar et les bons vieux m\u00e9langes a priori improbables de refrains pop et de riffs metal qui les caract\u00e9risent, <i>Land of the Freaks<\/i> s\u2019autorise des incartades vers des chemins encore inexplor\u00e9s. C\u2019est ainsi, entre autres surprises, que de multiples sonorit\u00e9s hindoues viennent ponctuer certains titres (comme le savoureux et exotique \u00ab Teargas Jazz \u00bb, premier <i>single<\/i> accompagn\u00e9 d\u2019un clip <i>made in<\/i> New Delhi). Comble de l\u2019injustice, IA prouve une fois encore que ses paroles incisives sous couvert d\u2019un second degr\u00e9 de surface ne sauraient \u00eatre mieux interpr\u00e9t\u00e9es que par leur auteur. Le bassiste Christer \u00d6rtefors n\u2019\u00e9chappe pas \u00e0 la tradition et signe quant \u00e0 lui la sympathique ballade \u00ab The Only Way \u00bb, rappelant qu\u2019il \u00e9tait avant tout chanteur avant d\u2019int\u00e9grer le groupe. Et <i>last but not least<\/i>, Bj\u00f6rn Fryklund semble au sommet de son art\u2026percutant, dans tous les sens du terme.<\/p>\n<p>  Il ne s\u2019agira pas de l\u2019album le plus abordable des Scandinaves car <i>Land Of The Freaks<\/i> constitue certainement le travail le plus abouti et le plus recherch\u00e9 de leur discographie, mais \u00e9galement le plus sombre propos\u00e9 jusqu\u2019ici. Il ne reste plus qu&rsquo;\u00e0 attendre le mois de f\u00e9vrier pour appr\u00e9cier en <i>live<\/i> ces nouveaux morceaux de choix. A d\u00e9guster bien frapp\u00e9s et sans mod\u00e9ration&#8230;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Holy Cow ! 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