{"id":1447,"date":"2009-11-24T00:00:00","date_gmt":"2009-11-23T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1447"},"modified":"2009-11-24T00:00:00","modified_gmt":"2009-11-23T22:00:00","slug":"1447","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2009\/11\/24\/1447\/","title":{"rendered":"Leprous &#8211; Tall Poppy Syndrome"},"content":{"rendered":"\n<p>Lorsqu\u2018un groupe choisit un nom pareil, c\u2019est qu\u2019il a certainement perdu un pari, ou qu\u2019il mise au contraire sur une musique capable de faire oublier n&rsquo;importe quelle faute de go\u00fbt. Les Norv\u00e9giens du jour  appartiennent \u00e0 cette cat\u00e9gorie de groupes qui peuvent sans aucun doute se permettre de s\u2019appeler comme bon leur semble, tant leur premier album les place d\u2019office dans la cat\u00e9gorie de ceux qui ne sauraient craindre aucune t\u00e9m\u00e9rit\u00e9 (demandez \u00e0 l\u2019arbre porc-\u00e9pic ce qu&rsquo;il en est\u2026).<br \/><br \/> Compos\u00e9 de cinq jeunes musiciens qui n\u2019en sont pas \u00e0 leur coup d\u2019essai (le clavi\u00e9riste et chanteur principal a d\u2019ailleurs pr\u00eat\u00e9 voix forte et doigts agiles du cot\u00e9 d\u2019Emperor lors de leurs concerts de reformation en 2006 et 2007), Leprous sort un premier album, apr\u00e8s deux d\u00e9mos en 2004 et 2006, et en profite pour caser une le\u00e7on de vocabulaire, le <em>Tall Poppy Syndrome<\/em> consistant \u00e0 d\u00e9cr\u00e9diter ou minimiser le succ\u00e8s d\u2019autrui en consid\u00e9rant \u00e0 tort que celui-ci ne le m\u00e9rite pas. <br \/><br \/> Vision proph\u00e9tique de ce qui attend ces ambitieux vikings de la part de camarades jaloux ? D\u00e8s le morceau d\u2019ouverture, la musique propos\u00e9e a de quoi titiller les tympans et imposer le respect. \u00ab\u00a0Passing\u00a0\u00bb propose une palette \u00e9tonnamment riche et subtile, que l\u2019on retrouvera sous diverses facettes tout au long des huit titres.<br \/><br \/> Si sa musique s\u2019articule autour d\u2019une ossature solidement m\u00e9tallique, Leprous jongle efficacement avec des subtilit\u00e9s jazzy, des inspirations progressives <em>seventies<\/em> et de sombres colorations black et death. Les lignes de chant vari\u00e9es, parfaitement int\u00e9gr\u00e9es et servies par le timbre fort agr\u00e9able d&rsquo;Einar Solberg tombent juste, et ajoutent \u00e0 l\u2019originalit\u00e9 des compositions un caract\u00e8re authentique, doux et m\u00e9lancolique, ou plus radical lorsqu\u2019il s\u2019aventure vers des terrains extr\u00eames. <br \/><br \/> Avec un style difficile \u00e0 classifier, la formation pioche all\u00e8grement dans des influences diverses et vari\u00e9es, sans en caricaturer aucune, et parvient \u00e0 donner \u00e0 l&rsquo;ensemble une \u00e9tonnante impression de ma\u00eetrise et de maturit\u00e9 , qui visite et sonde de nombreuses sph\u00e8res musicales et \u00e9motionnelles. Chaque morceau explore v\u00e9ritablement ses propres confins et se d\u00e9ploie jusqu\u2019\u00e0 la derni\u00e8re seconde. En victime consentante, on poursuit ainsi une succession de titres qui m\u00ealent ambiances et r\u00e9elle harmonie. La l\u00e9g\u00e8re et unique perte de vitesse ne se situe qu&rsquo;en cl\u00f4ture de l&rsquo;album, et ne fait finalement que renforcer l\u2019envie de suivre leur trace \u00e0 l&rsquo;avenir. <br \/><br \/> Leprous r\u00e9ussit donc avec cet album \u00e0 cr\u00e9er la surprise et \u00e0 donner \u00e0 un auditeur pourtant gav\u00e9 de nouveaut\u00e9s de quoi l\u2019occuper un bon bout de temps, avec un plaisir et une curiosit\u00e9 croissants. Si leur talent et leur inspiration constituent leur seule et v\u00e9ritable maladie, prions pour qu\u2019elle soit contagieuse.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lorsqu\u2018un groupe choisit un nom pareil, c\u2019est qu\u2019il a certainement perdu un pari, ou qu\u2019il&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":22,"featured_media":1448,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1447"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/22"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1447"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1447\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1448"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1447"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1447"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1447"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}