{"id":1361,"date":"2009-10-10T00:00:00","date_gmt":"2009-10-09T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1361"},"modified":"2009-10-10T00:00:00","modified_gmt":"2009-10-09T22:00:00","slug":"1361","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2009\/10\/10\/1361\/","title":{"rendered":"Steve Vai &#8211; Where the Wild Things Are"},"content":{"rendered":"<p>Avant de pouvoir ne serait-ce qu&rsquo;approcher ce nouvel essai sc\u00e9nique, il est impossible de ne pas disperser quelques pr\u00e9jug\u00e9s coriaces qui tendent depuis trop d&rsquo;ann\u00e9es \u00e0 d\u00e9former le travail du propri\u00e9taire. Clairement et d\u00e9finitivement : Steve Vai n&rsquo;a rien d&rsquo;un <i>guitar hero<\/i> aussi h\u00e9r\u00e9tique ou ridicule que cette affirmation puisse sonner. Depuis plus de vingt ann\u00e9es, ce New-Yorkais, descendant spirituel de Franck Zappa, prend litt\u00e9ralement \u00e0 contre-pied l&rsquo;\u00e9curie Mike Varney en proposant une musique bas\u00e9e sur les arrangements et le langage.  <\/p>\n<p>  Pr\u00e8s d&rsquo;un quart de si\u00e8cle pass\u00e9 \u00e0 conjuguer les harmonies, exp\u00e9rimenter les sonorit\u00e9s, \u00e0 mettre doigts et cordes au service d&rsquo;une expression artistique particuli\u00e8re transcendant le simple cadre de l&rsquo;instrument. Difficile, apr\u00e8s une \u00e9coute objective de quelques titres pris au hasard dans la discographie du bonhomme, de ramener les compositions \u00e0 du rock instrumental d\u00e9gobillant quelques soli trop rapides et sans <i>feeling<\/i>. <\/p>\n<p>  Aussi aga\u00e7ante que soit cette mise au point, elle est un pr\u00e9 requis indispensable pour comprendre l&rsquo;approche <i>live<\/i> d\u00e9fendue par l&rsquo;\u00ab&nbsp;Alien&nbsp;\u00bb au fil de sa carri\u00e8re et, une fois de plus, \u00e0 Minneapolis. Cultivant un sens aigu du spectacle et d\u00e9sireux d\u2019offrir une nouvelle dimension \u00e0 ses compositions, le personnage b\u00e9n\u00e9ficie d\u2019un capital s\u00e9duction qui fonctionne parfaitement aupr\u00e8s du public. Renforc\u00e9 par de fortes pr\u00e9dispositions au mime, bousculant au passage quelques codes \u00e9cul\u00e9s de la com\u00e9die, il est assez difficile de rester de marbre et de ne pas passer un bon moment tant la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 amplifie le m\u00e9lange des couleurs. <\/p>\n<p>  C\u2019est donc sur cette base qu\u2019un nouveau <i>line-up<\/i> prend place afin d&rsquo;assurer pendant pr\u00e8s de trois heures une prestation particuli\u00e8rement \u00e9tonnante. Pour le coup, l\u2019instrumentation subit une refonte compl\u00e8te puisque les m\u00e9lodies les plus tordues sont dor\u00e9navant doubl\u00e9es par deux violons en plus de la guitare principale. Ce sont Ann Marie Calhoun (charmante !) et Alex DePue (classe !) qui sont charg\u00e9s de remplir un espace sonore occup\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent par Tony MacAlpine et Billy Sheehan. L\u2019assise rythmique reprend de fait un second souffle accueillant Bryan Beller, parfait compl\u00e9ment \u00e0 la fougue jubilatoire de Jeremy Colson. Dave Weiner, qui semble construit pour durer, fait figure de jeune v\u00e9t\u00e9ran et scelle une fois pour toutes son talent dans la confiance port\u00e9e par son pair guitariste.<\/p>\n<p>  La collaboration est magistrale, les archets sont exploit\u00e9s jusqu\u2019au crin dans une symphonie pourtant tr\u00e8s \u00e9loign\u00e9e du classique ; l\u2019ex\u00e9cution fait froid dans le dos et d\u00e9voile une interpr\u00e9tation sans failles de morceaux parfois revisit\u00e9s pour l\u2019occasion avec douceur (\u00ab&nbsp;All About Eve&nbsp;\u00bb) ou exotisme (\u00ab&nbsp;Angel Food&nbsp;\u00bb). Et comme chez tonton Steve, le cot\u00e9 multi-t\u00e2ches est bien souvent une fonction qualifiante, les deux violonistes en chef, en plus de titiller les ou\u00efes, participent aux ambiances vocales et aux textures synth\u00e9tiques qui viennent compl\u00e9ter un tableau \u00e0 l\u2019\u00e9quilibre parfait, peut-\u00eatre plus que d\u2019habitude. En d\u00e9finitive, de la finition des costumes jusqu\u2019aux derni\u00e8res notes de \u00ab&nbsp;For the Love of God&nbsp;\u00bb, tout s&rsquo;imbrique comme par magie et il serait impoli de ne pas saluer l&rsquo;\u00e9nergie toute naturelle d\u00e9ploy\u00e9e pour rappeler au plus grand nombre qu&rsquo;il existe encore une diff\u00e9rence entre concert et spectacle.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avant de pouvoir ne serait-ce qu&rsquo;approcher ce nouvel essai sc\u00e9nique, il est impossible de ne&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":27,"featured_media":1362,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1361"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/27"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1361"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1361\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1362"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1361"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1361"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1361"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}