{"id":1353,"date":"2005-01-23T00:00:00","date_gmt":"2005-01-22T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1353"},"modified":"2005-01-23T00:00:00","modified_gmt":"2005-01-22T22:00:00","slug":"1353","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2005\/01\/23\/1353\/","title":{"rendered":"La Zombie et ses BiZons &#8211; Herbe de Bizon"},"content":{"rendered":"<p>Alors que l\u2019ann\u00e9e 2004 qui s\u2019est achev\u00e9e a \u00e9t\u00e9 riche en mati\u00e8re de Zeuhl &#8211; retour d\u2019Univers Zero, de Magma et de Pr\u00e9sent, ni plus ni moins! &#8211; les jeunes formations qui leur rendent hommage, directement ou pas, fleurissent \u00e9galement : en Angleterre par exemple (Guapo) ou One Shot et les disparus Sotos en France. Toujours dans notre pays, la Zombie et ses BiZons n\u2019a pas encore eu le droit de cit\u00e9 dans nos pages. Cette injustice est aujourd\u2019hui r\u00e9par\u00e9e gr\u00e2ce \u00e0 leur premier disque, 100% instrumental, <i>Herbe de Bizon<\/i>.<\/p>\n<p> Les r\u00e9f\u00e9rences qui sautent aux oreilles \u00e0 l\u2019\u00e9coute de ces huit titres, au-del\u00e0 de la bande \u00e0 Vander, sont rigoureusement progressives : un go\u00fbt pour la dissonance \u00e0 la Crimson, une \u00e9vidente r\u00e9f\u00e9rence au jazz Canterbury de Soft Machine, et une instrumentation, incluant la fl\u00fbte et le vibraphone, qui ne devrait pas laisser insensible les amateurs d\u2019Anglagaard. <\/p>\n<p> Un programme fort all\u00e9chant donc, pour les amateurs de progressif pur jus, mais qui ne doit pas occulter la forte impr\u00e9gnation jazz de l\u2019ensemble, \u00e0 l\u2019exception de \u00ab Juliette \u00bb, sorte de ballade \u00e0 la Gary Moore mix\u00e9e avec les autres \u00e9l\u00e9ments pr\u00e9cit\u00e9s ! Ce m\u00e9lange de genres explique d\u2019ailleurs la pr\u00e9sence du groupe lors d\u2019un r\u00e9cent festival au Triton.<br \/>La partie la plus progressive d\u2019<i>Herbe de Bizon<\/i> est sans nul doute \u00ab La Tr\u00e8ve \u00bb et ses trois mouvements, o\u00f9 fl\u00fbtes et guitares se rejoignent et font immanquablement penser au King Crimson voire au VDGG des d\u00e9buts, r\u00e9f\u00e9rences rares en musique contemporaine. De m\u00eame, \u00ab Vaudou \u00bb et les interventions enflamm\u00e9es de Christine Maffeis \u00e0 la fl\u00fbte, aid\u00e9e d\u2019une batterie concass\u00e9e, rappelle la fi\u00e8vre d\u2019Anglagaard, en moins sombre n\u00e9anmoins.<\/p>\n<p>L\u2019attention du groupe se porte largement sur la rythmique d\u2019ensemble, renfor\u00e7ant l\u2019aspect hypnotique des compositions comme de bon aloi en mati\u00e8re de Zeuhl. Il arrive d\u2019ailleurs que les m\u00e9lodies se perdent litt\u00e9ralement en route, et ce ne sont pas le vibraphone, parfois trop en avant, ou la fl\u00fbte qui permettent de contrebalancer un groupe de rock entier qui pr\u00e9f\u00e8re la dissonance. Heureusement, les passages calmes permettent de relancer l\u2019attention, m\u00eame si <i>Herbe de Bizon<\/i> reste relativement difficile d\u2019acc\u00e8s.<br \/>\u00ab Pyramides \u00bb reste \u00e0 ce titre l\u2019un des morceaux les plus int\u00e9ressants, avec ses passages jazzy \u00e0 la Gong de <i>Gazeuse<\/i> (intervention du vibraphone oblige !) et ses respirations plus marqu\u00e9es. Instrumentalement parlant, le groupe ma\u00eetrise parfaitement son sujet, faisant preuve d\u2019une grande coh\u00e9rence malgr\u00e9 cinq instruments jouant le plus souvent de concert alors qu\u2019ils pas n\u00e9cessairement simples \u00e0 coordonner.<\/p>\n<p> Une \u0153uvre d\u00e9structur\u00e9e donc, et peut-\u00eatre r\u00e9alis\u00e9e sous l\u2019emprise de la Zubrowska, cette fameuse vodka parfum\u00e9e\u2026 \u00e0 l\u2019herbe de bizon !! Un effort pour apporter un peu plus de m\u00e9lodies et la formule \u00e9minemment originale du Groupe devrait prendre toute son ampleur.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Alors que l\u2019ann\u00e9e 2004 qui s\u2019est achev\u00e9e a \u00e9t\u00e9 riche en mati\u00e8re de Zeuhl &#8211;&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":1354,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1353"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1353"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1353\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1354"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1353"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1353"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1353"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}