{"id":1345,"date":"2005-02-05T00:00:00","date_gmt":"2005-02-04T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1345"},"modified":"2005-02-05T00:00:00","modified_gmt":"2005-02-04T22:00:00","slug":"1345","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2005\/02\/05\/1345\/","title":{"rendered":"Pink Floyd &#8211; More"},"content":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s avoir sorti l\u2019excellent <i>A Saucerful of Secrets<\/i> et enfonc\u00e9 le clou avec le concert\/studio\/solo <i>Ummagumma<\/i>, Pink Floyd s\u2019attelle \u00e0 un genre en devenir : la composition de musique de film. Barbet Schroeder propose en effet aux Anglais d\u2019\u00e9crire la bande originale de <i>More<\/i>, description des limites de la vie dans les communaut\u00e9s hippies de l\u2019\u00e9poque. <\/p>\n<p> Mais, plut\u00f4t que d\u2019assigner le groupe \u00e0 une simple musique d\u2019ambiance, le metteur en sc\u00e8ne a la bonne id\u00e9e de le laisser libre\u2026 mais avait-il seulement le choix ? De ce fait, Pink Floyd propose bien plus que l\u2019accompagnement sonore d\u2019images. C\u2019est paradoxalement sur ce disque de commande que le Floyd commence enfin \u00e0 fournir une musique totalement coh\u00e9rente, et fait bloc pour mieux illuminer de tout son talent. Car <i>More<\/i> s\u2019av\u00e8re un v\u00e9ritable album de sa discographie qu\u2019il serait une erreur d\u2019oublier. <\/p>\n<p> L\u2019ensemble est assez sombre, malgr\u00e9 une vari\u00e9t\u00e9 \u00e9tonnante, entre passages exotiques, ballades \u00e9vanescentes et moments glauques. Sur cet album figurent notamment des classiques du r\u00e9pertoire du groupe, \u00e0 commencer par le sauvage \u00ab The Nile Song \u00bb. Ici, la violence <i>Ummagummienne<\/i> est temp\u00e9r\u00e9e par un David Gilmour qui se l\u00e2che enfin tant \u00e0 la voix qu\u2019\u00e0 la guitare, le groupe proposant un final sans concession.<\/p>\n<p>Comment ne pas \u00e9voquer \u00e9galement les ballades qui pars\u00e8ment le disque ? \u00ab Cymbaline \u00bb est un moment magique, avec son refrain pop et son riff de basse tout en rondeur et dont la version sc\u00e8ne durait plus de dix minutes, le groupe rentrant parfois en backstage tout en continuant \u00e0 jouer ! On peut noter \u00e9galement le doux \u00ab Green is the Colour \u00bb, sur lequel les progr\u00e8s de Gilmour au chant sont flagrants. Le reste du disque est h\u00e9las un peu moins inspir\u00e9 : les titres sont soit plus insignifiants, tels \u00ab Party Sequence \u00bb ou le longuet \u00ab More Blues \u00bb, soit cassent le rythme de <i>More<\/i> \u00e0 l\u2019image de \u00ab A Spanish Piece \u00bb. <\/p>\n<p> Et de fait, il existe une bonne raison \u00e0 cela : <i>More<\/i> alterne des pi\u00e8ces d\u2019anthologie, qui ont en plus le m\u00e9rite d\u2019\u00eatre concises et accessibles, et des passages superflus avant tout destin\u00e9s \u00e0 respecter la coh\u00e9rence du film et illustrer les nombreuses sc\u00e8nes de \u00ab trip \u00bb film\u00e9es par Schroeder. Un seul morceau manque finalement \u00e0 l\u2019ensemble : on entend en effet \u00ab Seabirds \u00bb, \u00e9crit par Waters, dans le long-m\u00e9trage. Mais il n\u2019appara\u00eetra jamais sur le disque.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s avoir sorti l\u2019excellent A Saucerful of Secrets et enfonc\u00e9 le clou avec le concert\/studio\/solo&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":1346,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1345"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1345"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1345\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1346"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1345"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1345"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1345"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}