{"id":1343,"date":"2005-02-15T00:00:00","date_gmt":"2005-02-14T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1343"},"modified":"2005-02-15T00:00:00","modified_gmt":"2005-02-14T22:00:00","slug":"1343","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2005\/02\/15\/1343\/","title":{"rendered":"Kino &#8211; Picture"},"content":{"rendered":"<p>La rumeur enflait depuis l\u2019annonce de la naissance de ce nouveau \u00ab super-groupe \u00bb en novembre 2004. A la mani\u00e8re d\u2019un Transatlantic, d\u2019un The Tangent et autres r\u00e9unions de grands noms sign\u00e9es sur Inside Out, Kino est le dernier <i>all star band<\/i> version progressive, r\u00e9unissant certains des CVs les plus remplis du milieu : Pete Trewavas, bassiste chez Marillion et feu Transatlantic ; John Mitchell, chanteur d\u2019Arena ; John Beck, clavi\u00e9riste chez It Bites, et enfin le revenant Chris Maitland, l\u2019\u00e9norme premier batteur de Porcupine Tree. Pochette et logo estampill\u00e9s ann\u00e9es quatre-vingt, m\u00e9lange des genres : on sentait que Kino ne ferait pas dans le progressif <i>vintage<\/i> et d\u00e9monstratif des groupes pr\u00e9cit\u00e9s\u2026 et on avait raison ! <\/p>\n<p> Vous r\u00eaviez de voir le Marillion de Fish, Toto, Supertramp, Saga revisit\u00e9s avec une production et un son puissant ? Kino l\u2019a fait. A contre courant de la vague metal progressif et \u00e0 l\u2019inverse du mouvement vieille \u00e9cole, le super-groupe revendique son attachement \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 les soli de claviers d\u00e9goulinants, les refrains en forme d\u2019hymne et les riffs accrocheurs ne faisaient pas peur. Si la formule ne compte pas d\u2019ingr\u00e9dients originaux, elle est si peu usit\u00e9e qu\u2019elle fait souffler, \u00e0 l\u2019instar des Su\u00e9dois d\u2019ACT, un vent de fra\u00eecheur dans le monde du progressif.<\/p>\n<p>Les deux morceaux de bravoure sont id\u00e9alement plac\u00e9s en d\u00e9but et fin de disque : \u00ab Looser\u2019s Day Parade \u00bb est le titre le plus \u00e9nergique du disque, sorte de rock metal \u00e0 tiroirs dans lesquels se cachent parfois des <i>breaks<\/i> o\u00f9 les Beatles et Supertramp se rencontrent inopin\u00e9ment. En bout de course se trouve \u00ab Holding On \u00bb : sept minutes d\u2019urgence, comme un Saga ayant mang\u00e9 du lion, port\u00e9es par une rythmique Trewavas \/ Maitland \u00e9videmment imprenable et un John Mitchell qui fait feu de tout bois sur un refrain imparable. Mais attention, c\u2019est parfois sur les titres courts que le quatuor s\u00e9duit le plus : \u00ab Telling Me to Tell You \u00bb encha\u00eene des couplets \u00e0 la Police, guitare rentr\u00e9e et <i>groove<\/i> efficace, et des refrains FM \u00e0 la Asia, tandis que \u00ab Swimming in Women \u00bb (quel dr\u00f4le de titre !) constitue l\u2019un des rares moments \u00ab modernes \u00bb du disque, avec son rythme de valse entour\u00e9 de claviers planants, tout comme le puissant \u00ab People \u00bb o\u00f9 \u00e9chantillonnages d\u2019orchestre et guitares lourdes s\u2019accordent \u00e0 merveille. Un d\u00e9nominateur commun pourtant : l\u2019amour de la m\u00e9lodie cisel\u00e9e, celle qui reste en t\u00eate. <\/p>\n<p> C\u2019est avec bonheur qu\u2019on se laisse conqu\u00e9rir par cette sucrerie un rien surann\u00e9e, un peu comme on irait dans un vieux cin\u00e9ma de quartier voir <i>Retour vers le Futur<\/i> le pop corn dans la main et une paire de <i>Reebok Pump<\/i> aux pieds. Deux (maigres) regrets : l\u2019absence de second degr\u00e9 et d\u2019humour et un manque de dynamique dans les tempi, que l\u2019on aurait aim\u00e9 parfois plus \u00e9lev\u00e9s pour relancer la machine au milieu de l\u2019album. Amateurs de pop-metal intelligente, \u00e0 la ACT ou It Bites, pr\u00e9cipitez-vous !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La rumeur enflait depuis l\u2019annonce de la naissance de ce nouveau \u00ab super-groupe \u00bb en&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":1344,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1343"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1343"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1343\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1344"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1343"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1343"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1343"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}