{"id":1341,"date":"2005-02-16T00:00:00","date_gmt":"2005-02-15T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1341"},"modified":"2005-02-16T00:00:00","modified_gmt":"2005-02-15T22:00:00","slug":"1341","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2005\/02\/16\/1341\/","title":{"rendered":"Adrian Belew &#8211; Side One"},"content":{"rendered":"<p>Infatigable compagnon de route de Robert Fripp depuis 1980 au sein de King Crimson, cela faisait maintenant trois ans que le chanteur\/guitariste n\u2019avait pas propos\u00e9 d\u2019album solo  susceptible de s\u2019ajouter \u00e0 la vingtaine de disques d\u00e9j\u00e0 r\u00e9alis\u00e9s sous son seul nom. Ce stakhanoviste et g\u00e9nie touche-\u00e0-tout dispose d\u2019ailleurs d\u2019une carri\u00e8re qui s\u2018\u00e9tend bien au-del\u00e0 du seul Crimson, avec des participations \u00e0 tout va : Tori Amos, David Bowie, les B52\u2019s, Peter Gabriel, Cyndi Lauper, Jean-Michel Jarre, NIN, Mike Oldfield, Talking Heads, Zappa, et des artistes mineurs auquel Adrian a bien voulu pr\u00eater un peu de son propre talent !! <\/p>\n<p> On savait que les membres de Tool se revendiquaient de King Crimson, au point de leur offrir une tourn\u00e9e commune en 2001. Celle-ci permit au Roi de jouer devant un public rajeuni, auquel il fit, semble-t-il, grande impression. On savait aussi que des liens s\u2019\u00e9taient tiss\u00e9s entre certains de ses membres, notamment entre Belew et Danny Carey, l\u2019extraordinaire batteur de Tool. On retrouve donc le percussionniste sur ce <i>Side One<\/i>, pour une section rythmique impressionnante puisque compl\u00e9t\u00e9e par Les Claypool, bassiste frappadingue de Primus. Bref, une \u00e9quipe des plus all\u00e9chantes, pour la premi\u00e8re partie de ce qui composera \u00e0 terme une trilogie. On retrouvera plus tard ce trio, sur <i>Side Three<\/i> d\u2019apr\u00e8s nos informations. <\/p>\n<p> Les trois premiers titres du disque devraient conqu\u00e9rir la plupart des amateurs de Krimson, avec leur aspect fusion rappelant la trilogie rouge\/bleue\/jaune des ann\u00e9es quatre-vingt. \u00ab Ampersand \u00bb, aurait pu \u00eatre compos\u00e9 par les Red Hot Chili Pepers s\u2019ils avaient vraiment fait honneur \u00e0 leur nom, tandis que le rageur \u00ab Writing on the Wall \u00bb, dot\u00e9 d\u2019un groove monstrueux d\u00e9livr\u00e9 par la paire pr\u00e9cit\u00e9e, fait office de \u00ab Sleepless \u00bb des ann\u00e9es deux mille. On retrouve donc toute la p\u00eache et la modernit\u00e9 de Belew, musicien de cinquante-cinq ans, ce dont on ne doutait pas vu le contenu des deux derniers albums du Krim\u2019. Quant \u00e0 \u00ab Matchless Man \u00bb, ce morceau replonge dans les ballades tordues de <i>Beat<\/i>.<\/p>\n<p>La suite du disque continue de constituer un vrai CV de Belew, un panorama de tous les recoins musicaux qu\u2019il a pu d\u00e9fricher : la furie de <i>The Construktion of Light<\/i> sur \u00ab Madness \u00bb, en passant par les exp\u00e9rimentations \u00e9lectroniques des Talking Heads (\u00ab Beat Box Guitar \u00bb) jusqu\u2019aux barrissements d\u2019animaux de la savane (\u00ab Elephants \u00bb). Non, vraiment, il n\u2019y a rien \u00e0 jeter sur ce disque, qui se hisse parfois au dessus des productions r\u00e9centes du Krim, en tout cas pour ceux qui regrettent un peu l\u2019approche plus m\u00e9lodique d\u2019autrefois. <\/p>\n<p> Reste que ces neuf titres forment un ensemble d\u2019une dur\u00e9e de trente-trois minutes. A l\u2019\u00e9poque o\u00f9 les artistes se creusent la t\u00eate pour savoir comment vendre des disques et \u00e9viter le <i>peer-to-peer<\/i>, ce choix n\u2019est pas tr\u00e8s heureux, malgr\u00e9 toute l\u2019intensit\u00e9 des compositions. N\u00e9anmoins, l\u2019album reste indispensable aux amateurs du Krim, qui trouveront l\u00e0 un autre argument permettant de d\u00e9montrer tout le talent de Belew, et son importance minor\u00e9e parfois \u00e0 tort dans KC.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Infatigable compagnon de route de Robert Fripp depuis 1980 au sein de King Crimson, cela&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":1342,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1341"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1341"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1341\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1342"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1341"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1341"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1341"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}