{"id":1331,"date":"2005-03-10T00:00:00","date_gmt":"2005-03-09T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1331"},"modified":"2005-03-10T00:00:00","modified_gmt":"2005-03-09T22:00:00","slug":"1331","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2005\/03\/10\/1331\/","title":{"rendered":"A. Redfearn &#038; The Eyesores &#8211; The Quiet Room"},"content":{"rendered":"<p>Cr\u00e9e en 1997 par Alec Redfearn avec un groupe de rock et un petit trio \u00ab classique \u00bb (cordes et hautbois), The Eyesores a d\u00e9j\u00e0 r\u00e9alis\u00e9 trois albums, avant de choisir de sortir sa derni\u00e8re \u0153uvre sur Cuneiform Records. Alec est accord\u00e9oniste. Vous n\u2019auriez pas pens\u00e9 qu\u2019un tel instrument puisse \u00eatre progressif ? D\u00e9trompez-vous ! <\/p>\n<p> A l\u2019instar des groupes de zeuhl, mais avec une d\u00e9marche l\u00e9g\u00e8rement diff\u00e9rente, The Eyesores propose une musique hypnotique et r\u00e9p\u00e9titive, sombre, voire m\u00eame funeste. Si comme Univers Zero ou Pr\u00e9sent, le groupe s\u2019inspire de la musique des pays de l\u2019Est pour enrichir la leur, il incorpore \u00e9galement des \u00e9l\u00e9ments de folk am\u00e9ricain et d\u2019airs des ann\u00e9es vingt. C\u2019est ainsi que cet ensemble de neuf musiciens et de neufs \u00ab \u00e9l\u00e8ves \u00bb (aspirants \u00e0 devenir membres permanents ?) propose un patchwork de sons et de rythmes fous, avec une constante coh\u00e9sion. Le tout se con\u00e7oit dans une forme majoritairement instrumentale, m\u00eame si Alec et Margie Wienk, \u00e9galement \u00e0 la basse, interviennent parfois \u00e0 la voix, permettant de rel\u00e2cher la tension omnipr\u00e9sente sur <i>The Quiet Room<\/i>.<\/p>\n<p> Les rythmes chaloup\u00e9s et les harmonies typiques de l\u2019Europe de l\u2019Est sont donc omnipr\u00e9sents sur ce disque, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019apport de cuivres, l\u2019ensemble d\u00e9rivant souvent vers de l\u2019avant-rock  ou le jazz barr\u00e9 \u00e0 la Masada. Alec joue de son accord\u00e9on comme d\u2019une guitare, avec des <i>riffs<\/i> et parfois des stridences typiques de ce dernier instrument. On retrouve m\u00eame l\u2019instrument d\u2019Yvette Horner dans des interludes o\u00f9 il est amplifi\u00e9 et manipul\u00e9 (r\u00e9verb\u00e9rations ou \u00e9chos) pour un r\u00e9sultat souvent impressionnant et\u2026 beau, comme si John Cage ou Steve Reich s\u2019en \u00e9taient empar\u00e9s. Les passages vocaux sont plaisants, comme sur \u00ab The Smoking Shoes (04) \u00bb, o\u00f9 on croirait entendre Marianne Faithfull d\u00e9prim\u00e9e &#8211; pl\u00e9onasme ? &#8211; sur une valse tzigane sans fin. <\/p>\n<p> Sorte de Gypsy Kings du progressif, patraque et nihiliste, The Eyesores est le pendant obscur des lumineux The Claudia Quintet, groupe de post-jazz \u00e9galement sur Cuneiform, et lui aussi compos\u00e9 d\u2019un accord\u00e9oniste. La formation reprend \u00e0 son compte cet art subtil et pernicieux de faire na\u00eetre la m\u00e9lancolie d\u2019une musique d\u2019apparence festive et d\u00e9lirante, pour un r\u00e9sultat difficile d\u2019acc\u00e8s mais \u00e0 conseiller aux amateurs de rock in opposition.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cr\u00e9e en 1997 par Alec Redfearn avec un groupe de rock et un petit trio&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":1332,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1331"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1331"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1331\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1332"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1331"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1331"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1331"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}