{"id":1323,"date":"2005-03-19T00:00:00","date_gmt":"2005-03-18T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1323"},"modified":"2005-03-19T00:00:00","modified_gmt":"2005-03-18T22:00:00","slug":"1323","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2005\/03\/19\/1323\/","title":{"rendered":"Prasanna &#8211; Be The Change"},"content":{"rendered":"<p>Guitariste indien de son \u00e9tat, dipl\u00f4m\u00e9 de la prestigieuse universit\u00e9 de Berklee \u00e0 Boston, et ami de feu Shawn Lane, Prasanna est consid\u00e9r\u00e9 par certains comme le nouveau John Mac Laughlin du jazz fusion, rien de moins. Il est vrai qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9coute de ce <i>Be The Change<\/i>, on ne peut nier que le bonhomme est non seulement dou\u00e9, mais apporte une touche vraiment personnelle \u00e0 cette musique dont l\u2019\u00e2ge d\u2019or est malheureusement rest\u00e9 bloqu\u00e9 aux ann\u00e9es 70, avec Miles Davis, Weather Report et autre Mahavishnu Orchestra. <\/p>\n<p> Son apport unique et original, c\u2019est le phras\u00e9 carnatique que le guitariste, influenc\u00e9 par ses origines (Inde du Sud), emploie abondamment sur ses compositions. Pr\u00e9cisons d\u2019embl\u00e9e que m\u00eame pour les r\u00e9fractaires \u00e0 cette musique proche de la transe et parfois tr\u00e8s r\u00e9p\u00e9titive, la musique de Prasanna reste accessible. De ce genre typique, extr\u00eamement structur\u00e9 voire cod\u00e9 (introduction, renouvellement ou extension des \u00ab ragas \u00bb ou m\u00e9lodies sur un m\u00eame rythme puis sur un rythme diff\u00e9rent, parmi les trente-cinq r\u00e9pertori\u00e9s), le guitariste en a tir\u00e9 une mani\u00e8re toute personnelle, symptomatique au centre de \u00abTe ka ta ki ta blues \u00bb, ou en version \u00ab slide \u00bb sur la ballade jazzy \u00ab Dharma becomes Alibama \u00bb. <\/p>\n<p> Aid\u00e9 par rien moins que sept instrumentistes de talent, Prasanna devrait mettre tous les amateurs de jazz fusion d\u2019accord en dix titres, et s\u2019attirer en particulier les faveurs des amateurs de Weather Report, qui se distinguait d\u00e9j\u00e0 par ses aspects ethniques (africains surtout) assez marqu\u00e9s. On retrouve d\u2019ailleurs Alphonso Johnson du m\u00eame Weather Report \u00e0 la basse, ainsi que d\u2019autres musiciens renomm\u00e9s, comme Andy Suzuki (Brubeck, Chick Corea) aux saxophones, aux fl\u00fbtes et au piano et le batteur Ralph Humphrey (ex- musicien de Zappa, qui nous gratifie d\u2019un solo anthologique sur le final de \u00ab Dharma becomes Alibama \u00bb). Ajoutez \u00e0 cela Victor Wooten (basse) et Jeff Coffin (instruments \u00e0 vents), tous deux membres de B\u00e9la Fleck et de the Flecktones et vous aurez compris que, d\u00e9cid\u00e9ment, \u00ab \u00e7a joue \u00bb, et pas \u00e0 moiti\u00e9 ! <\/p>\n<p> Et c\u2019est toujours au <i>Heavy Weather<\/i> de Weather Report, que la musique de Prasanna fait penser sur \u00ab Pangea Rising \u00bb et ses d\u00e9veloppements \u00e0 la guitare \u00e9lectrique, acoustique et \u00e9lectro-acoustique, ou le splendide \u00ab The Grapevine \u00bb, sur lequel Jeff Coffin assure tous les instruments \u00e0 vents (sax, fl\u00fbtes, clarinette). M\u00eame si le disque est essentiellement instrumental, il subsiste quelques passages vocaux en sanscrit, assur\u00e9s par la chanteuse Shalini sur \u00ab Bliss Factor II \u00bb et sur \u00ab Satyam \u00bb, sorte de message cosmique psalmodi\u00e9 en \u00ab konnako \u00bb, sorte de percussion vocale indienne, et en anglais. <\/p>\n<p> <i>Be The Change<\/i> est sans doute le premier disque indispensable de jazz fusion en 2005. Gr\u00e2ce \u00e0 des influences parfaitement int\u00e9gr\u00e9es et des musiciens au talent rare, Prasanna r\u00e9galera les amateurs avec cet album qui renouvelle un genre et lui ouvre d\u2019int\u00e9ressantes perspectives.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Guitariste indien de son \u00e9tat, dipl\u00f4m\u00e9 de la prestigieuse universit\u00e9 de Berklee \u00e0 Boston, et&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":1324,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1323"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1323"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1323\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1324"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1323"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1323"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1323"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}