{"id":1303,"date":"2005-05-23T00:00:00","date_gmt":"2005-05-22T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1303"},"modified":"2005-05-23T00:00:00","modified_gmt":"2005-05-22T22:00:00","slug":"1303","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2005\/05\/23\/1303\/","title":{"rendered":"Van der Graaf Generator &#8211; Pawnhearts"},"content":{"rendered":"<p>Souvent consid\u00e9r\u00e9 comme le chef d\u2019\u0153uvre du groupe, <i>Pawnhearts<\/i> est l\u2019album qui a re\u00e7u le plus de reconnaissance de la part du public et qui reste, dans l\u2019esprit de beaucoup, l\u2019\u0153uvre la plus marquante de VDGG. <\/p>\n<p> Cette affirmation, en forme de lieu commun, est pourtant sujette \u00e0 d\u00e9bat. Jamais en effet la formation n\u2019a \u00e9t\u00e9 aussi exub\u00e9rante et singuliere et, avec le recul, certains morceaux semblent parfois dat\u00e9s et d\u00e9pass\u00e9s. Ce disque, compos\u00e9 de plages de plus de dix minutes toutes plus grandiloquentes les unes que les autres, trahit peut \u00eatre les exc\u00e8s de la sc\u00e8ne progressive de l\u2019\u00e9poque, o\u00f9 les musiciens tout puissants se faisaient souvent d\u2019abord plaisir. Les deux successeurs de <i>Pawnhearts<\/i> que sont <i>Godbluff<\/i> et <i>Still Life<\/i>, plus concis et plus efficaces, font au contraire partie des albums sortis \u00e0 l\u2019\u00e9poque et qui ont le mieux vieilli. <\/p>\n<p> Mais venons-en \u00e0 l\u2019album lui-m\u00eame : l\u2019enregistrement prend place durant l\u2019\u00e9t\u00e9 1971, en pleine p\u00e9riode de tension pour un groupe qui s\u2019attelle \u00e0 l\u2019assemblage de \u00ab A Plague of Lighthouse Keepers \u00bb, son plus long morceau, soit ving-deux minutes en dix parties. Les deux autres titres sont du m\u00eame acabit, pour ce qui devait \u00eatre initialement un double album \u00e0 la <i>Ummaguma<\/i> : une partie studio, une partie projets solo, et une partie concert. Le groupe pr\u00e9f\u00e9ra un \u00ab simple \u00bb album. <\/p>\n<p> \u00ab\u00a0A Plague of Lighthouse Keepers\u00a0\u00bb est l\u2019un des morceaux les plus angoissants de VDGG tant l\u2019ambiance est sombre, et ce d\u00e8s le d\u00e9but, avec les impr\u00e9cations de Hammill et l\u2019orgue fun\u00e8bre de Banton. L\u2019alternance de moments violents et d\u00e9structur\u00e9s et de passages mornes o\u00f9 Jackson fait pleurer son saxophone, en font une pi\u00e8ce \u00ab impressionnante \u00bb au sens premier du terme. A la moiti\u00e9 (\u00e0 la seconde pr\u00e8s) du titre, VDGG se d\u00e9cha\u00eene, en utilisant une m\u00e9thode qu\u2019il ma\u00eetrise on ne peut mieux : voix, claviers et sax entonnent, de concert ou en canon, une m\u00e9lodie avant que les Anglais ne partent dans un d\u00e9lire noyant l\u2019auditeur sous un d\u00e9luge de notes de cinq bonnes minutes et, h\u00e9las, pas absolument n\u00e9cessaires. Hammill et son piano sonnent heureusement le rappel pour un splendide final. Les deux autres titres sont construits sur le m\u00eame mod\u00e8le, mais les passages dissonants et complexes sont moins nombreux. <\/p>\n<p> R\u00e9trospectivement, <i>Pawnhearts<\/i> souffre de l\u2019ambition un peu d\u00e9mesur\u00e9e de ses auteurs. Malgr\u00e9 de formidables passages et une ambiance on ne peut plus glauque, il est difficile de revenir \u00e0 ce disque, voir de l\u2019\u00e9couter d\u2019une seule traite. Il n\u2019est donc pas \u00e0 conseiller pour une initiation \u00e0 VDGG.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Souvent consid\u00e9r\u00e9 comme le chef d\u2019\u0153uvre du groupe, Pawnhearts est l\u2019album qui a re\u00e7u le&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":1304,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1303"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1303"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1303\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1304"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1303"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1303"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1303"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}