{"id":1287,"date":"2005-07-24T00:00:00","date_gmt":"2005-07-23T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1287"},"modified":"2005-07-24T00:00:00","modified_gmt":"2005-07-23T22:00:00","slug":"1287","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2005\/07\/24\/1287\/","title":{"rendered":"Tomas Bodin &#8211; IAM"},"content":{"rendered":"<p>C\u2019est d\u00e9sormais un lieu commun que de d\u00e9buter la chronique d\u2019un disque des Flower Kings ou d\u2019un de ses membres en s\u2019\u00e9tonnant du rythme effr\u00e9n\u00e9 de sorties des Su\u00e9dois depuis le milieu des ann\u00e9es quatre-vingt-dix. Une surprise qui, depuis que ce rythme est devenu exponentiel apr\u00e8s la sortie du premier Transatlantic, tourne \u00e0 l\u2019inqui\u00e9tude : composer et enregistrer des disques de quatre-vingt minutes tous les six mois est-il forc\u00e9ment une bonne chose ? La qualit\u00e9 stagnante des derniers Flower Kings, et la (relative) banalit\u00e9 du dernier The Tangent ou de certaines \u0153uvres de Bodin pourraient en faire douter plus d\u2019un, m\u00eame parmi les fans.<\/p>\n<p> Compos\u00e9 de trois longs morceaux d\u2019une vingtaine de minutes chacun, ce quatri\u00e8me album solo du clavi\u00e9riste est un \u00ab prog-op\u00e9ra \u00bb interpr\u00e9t\u00e9 par le trio Bodin \u2013 et madame au chant &#8211; Jonas Reingold et Marcus Liliequist des Flower Kings, compl\u00e9t\u00e9 par Jocke Marsh \u00e0 la guitare, en provenance du groupe de Glenn Hughes, et Anders Jansson au chant.<\/p>\n<p> Il appara\u00eet vite que rien n\u2019a chang\u00e9 dans les m\u00e9thodes de composition de Bodin, et la sensation d\u2019un groupe en pilotage automatique risque fort de contrarier l\u2019auditeur exigeant : succession de moments instrumentaux d\u00e9monstratifs et pompiers \u00e0 la ELP et de passages chant\u00e9s de mani\u00e8re grandiloquente, <i>I AM<\/i> ne procure h\u00e9las qu\u2019un sentiment continu de d\u00e9j\u00e0-entendu. Certes, l\u2019apport de Marsh donne parfois lieu \u00e0 quelques surprises \u00ab muscl\u00e9es \u00bb, comme la partie centrale endiabl\u00e9e de \u00ab I \u00bb qui sonne comme Deep Purple, ou l\u2019introduction de \u00ab A \u00bb, lourde comme du Black Sabbath. Mais en-dehors de ces moments originaux, rien qui ne soit susceptible d\u2019accrocher l\u2019oreille d\u2019un habitu\u00e9 des productions des Flower Kings.<br \/>Le reste des parties instrumentales, quand elles ne sont pas de simples copi\u00e9s\/coll\u00e9s du groupe de Stolt, sont souvent st\u00e9riles, comme ce blues insipide sur \u00ab A \u00bb, se transformant en parodie de \u00ab The Great Gig In The Sky \u00bb. Les passages chant\u00e9s risquent aussi de d\u00e9cevoir : Anders Jansson pousse souvent son chant au-del\u00e0 de ses capacit\u00e9s, quitte \u00e0 tomber parfois dans ce qu\u2019il faut bien qualifier de faux, et force est de constater qu\u2019il ne trouve que rarement le ton juste. Ce d\u00e9faut se trouve ici amplifi\u00e9 par le parti pris de Bodin pour l\u2019intervention d\u2019un seul chanteur sur tout le disque, choix bien malheureux ici. Terminons enfin par la vacuit\u00e9 parfois abyssale des paroles. On ne citera que cet encha\u00eenement de trois des plus r\u00e9pandus poncifs du genre, qui constitue un refrain repris <i>ad lib.<\/i> sur le disque : \u00ab Close my eyes, see the stars, set me free \u00bb. Tout un programme.<\/p>\n<p> D\u2019une mani\u00e8re plus g\u00e9n\u00e9rale, on s\u2019interroge sur l\u2019opportunit\u00e9, \u00e0 l\u2019inverse d\u2019un Ayreon, de ne pas d\u00e9couper l\u2019histoire en plus de chapitres, et de ne pas faire intervenir plus de chanteurs : l\u2019absence de rep\u00e8res et la lin\u00e9arit\u00e9 d\u2019ensemble risquent de perdre plus d\u2019un auditeur en chemin.<\/p>\n<p> Bodin, et ses comparses, devraient probablement tenter d\u2019oublier la formule magique qu\u2019ils ont d\u00e9couvert pour d\u00e9biter du progressif au kilom\u00e8tre et se remettre un peu en cause avant d\u2019\u00e9puiser d\u00e9finitivement leur public. Les Flower Kings, et surtout leurs fid\u00e8les, m\u00e9ritent mieux que cela.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C\u2019est d\u00e9sormais un lieu commun que de d\u00e9buter la chronique d\u2019un disque des Flower Kings&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":1288,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1287"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1287"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1287\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1288"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1287"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1287"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1287"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}