{"id":1263,"date":"2005-09-26T00:00:00","date_gmt":"2005-09-25T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1263"},"modified":"2005-09-26T00:00:00","modified_gmt":"2005-09-25T22:00:00","slug":"1263","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2005\/09\/26\/1263\/","title":{"rendered":"Van der Graaf Generator &#8211; The Quiet Zone \/ Pleasure Dome"},"content":{"rendered":"<p>Nous sommes en 1977, l\u2019ann\u00e9e du dernier album studio de VDGG. Hugh Banton, pilier du groupe, vient de le quitter. Les autres d\u00e9cident de continuer en trio, abandonnant le \u00ab Generator \u00bb de son nom originel. Apr\u00e8s avoir sorti <i>Over<\/i>, Hammill se lance au printemps dans l\u2019enregistrement du disque, un album \u00e0 part dans la discographie du d\u00e9sormais VDG. <\/p>\n<p> On peut m\u00eame parler d\u2019un album solo de Hammill plut\u00f4t que de VDG, bien que l\u2019on retrouve toute la rage de ce dernier et que Jackson et Potter soient loin de faire de la figuration. Autre caract\u00e9ristique, le Graaf d\u00e9laisse les longues et complexes compositions de ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs pour des titres plus concis, et bien plus modernes. <\/p>\n<p> Le disque est divis\u00e9 en deux parties assez distinctes. <i>The Quiet Zone<\/i> consiste en quatre titres plut\u00f4t calmes, mais \u00e0 l\u2019architecture in\u00e9dite. La batterie de Guy Evans est particuli\u00e8rement mise en avant, et d\u00e9veloppe un <i>groove<\/i> asym\u00e9trique jusqu\u2019alors rarement entendu sur un disque de progressif, tandis que le violon de Guy Smith sert \u00e0 ce qu\u2019il convient d\u2019appeler des <i>riffs<\/i>, en l\u2019absence quasi totale de guitares sur cette premi\u00e8re face. Reste Hammill, \u00e9gal \u00e0 lui m\u00eame, dans un registre rappellant les moments les plus atmosph\u00e9riques de sa carri\u00e8re solo. Ainsi, du biscornu et m\u00e9lodique \u00ab Lizard Play \u00bb au mouvement presque <i>funky<\/i> du magnifique \u00ab Habit of a Broken Heart \u00bb, on sent bien que VDG a transcend\u00e9 la m\u00e9thode de la vieille \u00e9cole pour accoucher de titres tr\u00e8s rythm\u00e9s, qui sonnent \u00e9tonnamment actuels. Plus classiques, \u00ab The Siren Song \u00bb et son piano d\u00e9licat, et \u00ab Last Frame \u00bb, morceau planant qui s\u2019acc\u00e9l\u00e8re avec brio, ne d\u00e9pareillent pas. <\/p>\n<p> <i>The Pleasure Dome<\/i> voit VDG passer la seconde : plus de guitares, plus d\u2019agressivit\u00e9, tant et si bien que sans cette formation in\u00e9dite et cette grande technicit\u00e9 dans la forme, on croirait parfois entendre un disque punk. Notons \u00e0 ce titre que VDG est une des formations les plus respect\u00e9es du mouvement punk, qui ne l\u2019a jamais assimil\u00e9 au progressif contre lequel il est n\u00e9. \u00ab Cat\u2019s Eye \/ Yellow Fever \u00bb est une sorte de transe port\u00e9e par des instruments \u00e0 cordes \u00e0 la limite de la rupture, tandis que \u00ab Chemical World \u00bb explore la musique orientale, avec de nombreuses interventions de Hammill \u00e0 la guitare acoustique. Reste \u00ab The Sphinx in the Face \u00bb et son retour en fin de disque, un morceau extr\u00eamement puissant et rythm\u00e9, le plus direct jamais \u00e9crit par VDG(G), parfaitement dans l\u2019urgence de son \u00e9poque. <\/p>\n<p> Cet album est quelquefois oubli\u00e9 des fans, \u00e0 tort. Il n\u2019a pas pris une ride gr\u00e2ce \u00e0 ses rythmiques modernes, ses exp\u00e9rimentations et son aspect rock plus \u00e9vident. Il faudra cependant apprivoiser cet animal furieux qu\u2019est le Graaf, quelques mois avant sa mise \u00e0 mort programm\u00e9e.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Nous sommes en 1977, l\u2019ann\u00e9e du dernier album studio de VDGG. 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