{"id":1243,"date":"2005-11-26T00:00:00","date_gmt":"2005-11-25T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1243"},"modified":"2005-11-26T00:00:00","modified_gmt":"2005-11-25T22:00:00","slug":"1243","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2005\/11\/26\/1243\/","title":{"rendered":"Forgas Band Phenomena &#8211; Soleil 12"},"content":{"rendered":"<p>Connu des amateurs du genre Canterbury depuis la fin des ann\u00e9es 1970 et auteur d\u2019un premier album, <i>Cocktail<\/i> (avec des membres de Magma et Zao), Patrick Forgas, batteur de son \u00e9tat, est l\u2019un des seuls repr\u00e9sentants de ce style \u00ab&nbsp;so british&nbsp;\u00bb en France. Apr\u00e8s une longue accalmie discographique (en solo tout du moins), Forgas revient dans les ann\u00e9es 1990 avec quatre disques, dont <i>Roue Libre<\/i> (1997) et <i>Extra-Lucide<\/i> (1999), sous le nom de Forgas Band Phenomena. <\/p>\n<p> C\u2019est en 2004 que le groupe r\u00e9appara\u00eet avec de nouveaux musiciens (soit huit au total), pour une date au Festival Les Tritonales, en compagnie des turbulents Syrinx et au cours de laquelle il joua un nouveau et long titre \u00ab&nbsp;Coup de Th\u00e9\u00e2tre&nbsp;\u00bb. A l\u2019aise dans cette salle, le FBP proposa donc un nouveau concert le 15 mars dernier, que l\u2019on retrouve grav\u00e9 ici. Au final, trois titres in\u00e9dits furent jou\u00e9s (\u00ab&nbsp;Coup de Th\u00e9\u00e2tre&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Soleil 12&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;Eclipse&nbsp;\u00bb) et, au vu de leur longueur, c\u2019est en r\u00e9alit\u00e9 pr\u00e8s d\u2019une heure de musique in\u00e9dite qui figure sur ce disque. La base de travail de deux de ces nouveaux morceaux est constitu\u00e9e de compositions initialement pr\u00e9vues pour le successeur de <i>Cocktail<\/i>, qui ne vit jamais le jour. <\/p>\n<p> C\u2019est avec plaisir que l\u2019on \u00e9coute le groupe de Forgas d\u00e9livrer une musique souvent joyeuse, technique et inspir\u00e9e, dans ce genre aujourd\u2019hui quasi-abandonn\u00e9 qu\u2019est le Canterbury. \u00ab&nbsp;Soleil 12&nbsp;\u00bb rappelle les m\u00e9lodies velout\u00e9es de Hatfield &#038; The North, tandis que les claviers analogiques d\u2019Igor Brover sonnent tr\u00e8s Soft Machine et que le jeu de Sylvain Ducloux est proche de celui d\u2019Holdsworth p\u00e9riode Gong. La pi\u00e8ce de r\u00e9sistance est bien entendu \u00ab&nbsp;Coup de Th\u00e9\u00e2tre&nbsp;\u00bb et ses trente-cinq minutes qui ne risquent pas de lasser, tant les multiples tiroirs qu\u2019il ouvre et referme rec\u00e8lent de petites trouvailles musicales en tous genres, avec en particulier un passage central port\u00e9 par la basse de Kenzo Mochizuki, et les sax de Stanislas de Nussac et Denis Guivarc\u2019h (d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sent sur <i>Extra-Lucide<\/i>), renvoyant la balle \u00e0 la trompette de Sylvain Gontard. Sur cette musique vive et rafra\u00eechissante que les guitares et le violon enrichissent de quelques enluminures m\u00e9lodiques, c\u2019est bien la rythmique surexcit\u00e9e et les cuivres qui se taillent la part du lion.<\/p>\n<p> Ce disque s\u2019impose donc comme le meilleur FBP gr\u00e2ce \u00e0 la qualit\u00e9 de l\u2019ensemble, d\u2019autant \u2013 et c\u2019est assez rare pour \u00eatre soulign\u00e9 \u2013 qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un album <i>live<\/i>. Forgas, aid\u00e9 par Jacques \u00ab&nbsp;Monsieur Triton&nbsp;\u00bb Vivante, a r\u00e9alis\u00e9 une production tr\u00e8s propre et claire, et le son est incontestablement meilleur que celui des deux pr\u00e9c\u00e9dentes livraisons studio. De m\u00eame, le contexte d\u2019un concert s\u2019accorde tr\u00e8s bien avec l\u2019inventivit\u00e9 du jazz-rock et ses p\u00e9r\u00e9grinations instrumentales de haute vol\u00e9e. Bien jou\u00e9e et compos\u00e9e, la musique du groupe impose le respect et saura trouver son public, bien trop sevr\u00e9 en sorties de qualit\u00e9 depuis\u2026 trente ans !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Connu des amateurs du genre Canterbury depuis la fin des ann\u00e9es 1970 et auteur d\u2019un&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":1244,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1243"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1243"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1243\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1244"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1243"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1243"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1243"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}