{"id":1229,"date":"2006-01-13T00:00:00","date_gmt":"2006-01-12T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1229"},"modified":"2006-01-13T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-12T22:00:00","slug":"1229","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2006\/01\/13\/1229\/","title":{"rendered":"IZZ &#8211; My River Flows"},"content":{"rendered":"<p>Plus de trois ans se sont \u00e9coul\u00e9s depuis que les Am\u00e9ricains de IZZ se sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9s au \u00ab&nbsp;grand&nbsp;\u00bb public progressif avec <i>I Move<\/i>, en 2002. Disque aux couleurs vari\u00e9es et aux m\u00e9lodies aussi excellentes que la production \u00e9tait m\u00e9diocre (quelle affreuse batterie !), <i>I Move<\/i> avait offert aux amateurs du genre une sorte de \u00ab&nbsp;seconde voie&nbsp;\u00bb apr\u00e8s Spock&rsquo;s Beard. IZZ ressemble en effet \u00e0 plus d&rsquo;un titre aux anciens comp\u00e8res de Neal Morse : musique accessible mais complexe instrumentalement, faisant la part belle aux refrains et aux choeurs, et tendance aux compositions \u00e9piques. <\/p>\n<p> Entre 2002 et 2005, le groupe avait offert un splendide interlude : <i>Ampersand &#8211; Volume 1<\/i> (2004). Bien que constitu\u00e9 de chutes de studio et de passages live, le disque proposait des morceaux bien mieux produits, sur lesquels les chants f\u00e9minins prenaient de plus en plus d&rsquo;ampleur. Ce disque a, on le sait aujourd&rsquo;hui, ouvert la voie \u00e0 <i>My River Flows<\/i>: int\u00e9gration de deux chanteuses \u00e0 plein temps dans le groupe (Annmarie Byrnes et Laura Meade), son et mixage enfin d\u00e9cents. C&rsquo;est \u00e9galement un disque sur lequel les extr\u00eames sont plus marqu\u00e9s, \u00e0 l&rsquo;image du morceau-titre introductif,o\u00f9 l&rsquo;on retrouve les guitares \u00e2pres et quasi crimsonniennes de <i>I Move<\/i>, qui distinguent IZZ des autres groupes de progressif am\u00e9ricain \u00e0 la Spock\u2019s Beard. Mais cette entr\u00e9e en mati\u00e8re constitue le passage le plus \u00ab&nbsp;agressif&nbsp;\u00bb du disque, et la suite est bien plus temp\u00e9r\u00e9e. D\u00e8s le tortueux \u00ab&nbsp;Last Night Salvation&nbsp;\u00bb, un grand moment du disque, on retrouve les voix tr\u00e8s m\u00e9lodiques des fr\u00e8res Galgano et, instrumentalement, cet amour pour Yes, avec des passages palpitants \u00e0 la \u00ab&nbsp;Heart of Sunrise&nbsp;\u00bb ! Greg DiMiceli \u00e0 la batterie est \u00e9galement tr\u00e8s en vue sur ce titre : il encha\u00eene les d\u00e9monstrations et m\u00eame\u2026 un solo, \u00e0la fin des dix minutes \u00e9piques de ce morceau !<\/p>\n<p> C\u2019est d\u2019ailleurs une autre constante chez IZZ : cet art consomm\u00e9 de ne pas suivre un sch\u00e9ma pr\u00e9\u00e9tabli. Il est en r\u00e9alit\u00e9 difficile de bien suivre le groupe, et si le niveau de chaque membre permet de maintenir une fluidit\u00e9 d\u2019ensemble, on peut trouver \u00e0 certains passages ou encha\u00eenements un manque de coh\u00e9rence, \u00ab&nbsp;Deception&nbsp;\u00bb \u00e9tant un bon exemple de ce constat. En dehors de Yes, un autre groupe tient une place \u00e0 part dans le c\u0153ur des fr\u00e8res Galgano : les Beatles, bien s\u00fbr. Le coeur du disque semble ainsi leur \u00eatre d\u00e9di\u00e9, avec \u00ab&nbsp;Cross Fire&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;Anything I Can Dream&nbsp;\u00bb, morceaux calmes et pleins d\u2019harmonies vocales typiques des \u0153uvres des gar\u00e7ons dans le vent : un go\u00fbt pour les m\u00e9lodies simples et imm\u00e9diates qui r\u00e9galera les amateurs du genre. On revient au \u00ab&nbsp;progressif pur jus&nbsp;\u00bb avec le dernier titre, \u00ab&nbsp;Deafeaning Silence&nbsp;\u00bb dont les six parties s&rsquo;\u00e9gr\u00e8nent tout au long de vingt et une minutes de bonheur : chant f\u00e9minin bien plac\u00e9, \u00e9motion \u00e0 fleur de peau et pas une once de remplissage, voil\u00e0 comment passer une quasi demi-heure intelligemment ! <\/p>\n<p> Au final, \u00e0 part une pochette affreuse, il n\u2019y a pas grand chose \u00e0 reprocher \u00e0 <i>My River Flows<\/i>, troisi\u00e8me album studio d\u2019un groupe en constante progression, et qui n\u2019a certainement pas fini de nous \u00e9tonner. Alors que Spock\u2019s Beard s\u2019\u00e9loigne de ses premi\u00e8res amours, IZZ se r\u00e9v\u00e8le \u00eatre la meilleure alternative pour des amateurs en manque de progressif m\u00e9lodique et \u00ab&nbsp;accessible&nbsp;\u00bb.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Plus de trois ans se sont \u00e9coul\u00e9s depuis que les Am\u00e9ricains de IZZ se sont&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":1230,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1229"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1229"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1229\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1230"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1229"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1229"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1229"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}