{"id":1221,"date":"2006-01-23T00:00:00","date_gmt":"2006-01-22T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1221"},"modified":"2006-01-23T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-22T22:00:00","slug":"1221","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2006\/01\/23\/1221\/","title":{"rendered":"Dynamic Lights &#8211; Shape"},"content":{"rendered":"<p>Dynamic Lights vient d\u2019Italie. Apr\u00e8s un premier mini-album, <i>Resurection<\/i>, et quelques tourn\u00e9es sur le continent, notamment au Progpower n\u00e9erlandais, le groupe s\u2019est attel\u00e9 entre 2004 et 2005  \u00e0 la composition et \u00e0 l\u2019enregistrement de ce premier album, <i>Shape<\/i>. <\/p>\n<p> Evoluant dans les sph\u00e8res du metal progressif, Dynamic Lights a le m\u00e9rite de ne pas cacher ses influences, et il est vrai que les Italiens auraient eu du mal tant elles transpirent de chaque morceau de ce premier essai : Pain of Salvation, Wolverine (lui-m\u00eame assez proche de PoS) et Fates Warning sont des groupes les ayant visiblement marqu\u00e9s. A tel point d\u2019ailleurs que la chanteuse Jamina Jansson, d\u00e9j\u00e0 \u00e0 l\u2019honneur sur le premier album de Wolverine, est venu pousser la vocalise sur \u00ab&nbsp;In the hands of a Siren&nbsp;\u00bb ! Ce premier morceau annonce d\u2019ailleurs la couleur : voix haut perch\u00e9e de Matteo Infante, \u00e0 la Daniel Gildenl\u00f6w, en moins \u00ab&nbsp;pure&nbsp;\u00bb n\u00e9anmoins, riffs secs et rythmique \u00ab&nbsp;dynamique&nbsp;\u00bb, les amateurs du genre metal progressif tortur\u00e9 risquent d\u2019\u00eatre vite convaincus ! D\u2019autant que les dix minutes du titre sont tr\u00e8s bien structur\u00e9es, et que Jansson se taille la part du lion sur la derni\u00e8re partie. <\/p>\n<p> Deux instruments ressortent clairement tout au long des huit titres de l\u2019album : la batterie et le piano, au contraire des guitares, plut\u00f4t en retrait. Simone Del Pivo, derri\u00e8re ses peaux, n\u2019arr\u00eate pas de changer les rythmiques et de surprendre par ses contretemps. Et si son jeu offre une dimension suppl\u00e9mentaire aux morceaux, l\u2019exercice de style tourne parfois court, comme sur la premi\u00e8re minute de \u00ab&nbsp;Between Two Parallels&nbsp;\u00bb o\u00f9 il semble incapable de tenir un tempo plus de dix secondes, ce qui devient vite fatiguant (le bien nomm\u00e9 \u00ab&nbsp;Going to Nowhere&nbsp;\u00bb constituant un autre exemple de d\u00e9monstration st\u00e9rile). Giovanni Bedetti, aux pianos et claviers, est lui aussi \u00e0 l\u2019honneur, puisqu\u2019il joue la majeure partie des lignes m\u00e9lodiques des chansons et on est par moment \u00e9tonn\u00e9 d\u2019entendre ses arp\u00e8ges prendre le pas sur l\u2019ensemble de l\u2019instrumentation. Il se paie m\u00eame le luxe d\u2019un morceau sous forme de solo (\u00ab&nbsp;Density&nbsp;\u00bb), o\u00f9 l\u2019influence de Jordan Rudess se fait sentir. Le souci, c\u2019est qu\u2019un instrument comme la guitare est rel\u00e9gu\u00e9 au second plan, au point que Marco Poderi se retrouve \u00e0 balancer de grands riffs amples sans conviction (\u00ab&nbsp;Rememberances&nbsp;\u00bb). L\u2019ensemble manque donc de  \u00ab&nbsp;liant&nbsp;\u00bb, sauf sur le r\u00e9ussi \u00ab&nbsp;One Thousand Nothing&nbsp;\u00bb, tr\u00e8s Dream Theater p\u00e9riode <i>Images &#038; Words<\/i>, sans le g\u00e9nie mais avec la qualit\u00e9 d\u2019interpr\u00e9tation. <\/p>\n<p> Le groupe est en place, cela se sent ais\u00e9ment, et les tourn\u00e9es intensives (en compagnie de PoS, Lacuna Coil ou Shaman) ont sans doute aid\u00e9 \u00e0 ce que ce premier album ne sente pas l\u2019amateurisme. On peut cependant relever une certaine tendance \u00e0 tomber dans la facilit\u00e9 et une attention pas assez soutenue sur les refrains et m\u00e9lodies marquantes. Notre syst\u00e8me de notation privil\u00e9giant l\u2019originalit\u00e9 d\u2019un album, Dynamic Lights ne peut r\u00e9colter qu\u2019un humble \u00ab&nbsp;6&nbsp;\u00bb, du fait de ses r\u00e9f\u00e9rences bien trop explicites pour m\u00e9riter mieux. Comme (trop) souvent en mati\u00e8re de metal progressif, cette chronique se terminera donc par le constat qu\u2019il faut d\u00e9sormais que Dynamic Lights arrive \u00e0 se d\u00e9faire de ses influences pour proposer une musique plus novatrice.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dynamic Lights vient d\u2019Italie. 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