{"id":1207,"date":"2006-04-17T00:00:00","date_gmt":"2006-04-16T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1207"},"modified":"2006-04-17T00:00:00","modified_gmt":"2006-04-16T22:00:00","slug":"1207","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2006\/04\/17\/1207\/","title":{"rendered":"Jenny Scheinman &#8211; 12 Songs"},"content":{"rendered":"<p>Jenny Scheinman, c\u2019est un peu Tori Amos sans piano et sans voix, avec un violon. Autant dire que le lecteur sera bien avanc\u00e9 par ce descriptif biscornu, et pourtant \u00e9vocateur. Car l\u2019esprit tortur\u00e9 et la libert\u00e9 de ton (certes \u00e9mouss\u00e9 pour ce qui concerne la jolie rousse) se retrouve, sous une forme encore plus exacerb\u00e9e chez Jenny Scheinman. Auteur de trois albums, dont un dernier chez Tzadik, la violoniste frappe les esprits d\u2019embl\u00e9e par sa musique \u00e0 la fois d\u00e9licate, sombre et tourment\u00e9e, un univers tr\u00e8s expressif qui se passe de paroles. Il faut dire qu\u2019on y retrouve p\u00eale-m\u00eale des influences jazz, folk ou encore ethniques. <\/p>\n<p> Pour sa quatri\u00e8me \u0153uvre, elle s\u2019entoure de pas moins de sept musiciens, dont le guitariste Bill Frisell (elle avait auparavant collabor\u00e9 avec lui et son comp\u00e8re Marc Ribot, un autre six cordiste bien connu des amateurs des productions Tzadik). L\u2019ensemble du disque reste bien entendu instrumental. <\/p>\n<p> La premi\u00e8re impression, confirm\u00e9e apr\u00e8s maintes \u00e9coutes, est que la musique de Scheinman sur ce nouvel album a perdu en \u00ab\u00a0mysticisme\u00a0\u00bb, au profit d\u2019ambiances moins tristes et clairement plus \u00ab\u00a0jazzy\u00a0\u00bb. Une cons\u00e9quence logique de sa collaboration avec plusieurs instrumentistes venant de cet univers. Le premier titre, tout en retenu et avec cuivres est une bonne illustration de ce premier constat, Frisell ajoutant une charmante touche de blues \u00e0 l\u2019ensemble. On retrouve ce go\u00fbt pour ce genre musical avec un hommage \u00e0 Albert Ayler, l\u2019un des papes du free jazz des ann\u00e9es 60. <\/p>\n<p> Par ailleurs, la violoniste n\u2019h\u00e9site pas non plus \u00e0 d\u00e9fricher de nouveaux genres musicaux plus exp\u00e9rimentaux : les magnifiques \u00ab\u00a0Antenna\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0The Bouy Song\u00a0\u00bb sonnent comme le post rock m\u00e9lancolique d\u2019Arab Strap, tandis que \u00ab\u00a0Moe Hawk\u00a0\u00bb fait penser \u00e0 un Henry Cow joyeusement d\u00e9lur\u00e9, avec sa rythmique en fanfare. <\/p>\n<p> Voici donc un album vari\u00e9 et ma\u00eetris\u00e9, \u00e0 la fronti\u00e8re du jazz et de musiques plus modernes, m\u00eame si la musique de Scheinman a perdu en personnalit\u00e9 et en atmosph\u00e8res. Ne reste que quelques traces \u00e9parses de sa musique \u00e0 la fois mystique et folk (\u00ab\u00a0Sleeping In The Aquifer\u00a0\u00bb). <i>12 Songs<\/i>, par son c\u00f4t\u00e9 accessible, est peut \u00eatre le signe d\u2019une tentative d\u2019\u00e9largir le public de la musicienne, doute qui est permis : Jenny a aussi jou\u00e9 pour Norah Jones !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jenny Scheinman, c\u2019est un peu Tori Amos sans piano et sans voix, avec un violon&#8230;.<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":1208,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1207"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1207"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1207\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1208"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1207"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1207"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1207"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}