{"id":1195,"date":"2006-05-21T00:00:00","date_gmt":"2006-05-20T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1195"},"modified":"2006-05-21T00:00:00","modified_gmt":"2006-05-20T22:00:00","slug":"1195","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2006\/05\/21\/1195\/","title":{"rendered":"Phideaux &#8211; Ghost Story"},"content":{"rendered":"\n<p>Phideaux (de son nom) Xavier (de son pr\u00e9nom) est un artiste am\u00e9ricain qui, sous son nom de famille, a cr\u00e9\u00e9 un v\u00e9ritable groupe pour lequel il compose des albums. Et si le premier disque de Phideaux (le groupe) est sorti en 1992, tandis que le second n\u2019a suivi qu\u2019en 2003, Phideaux (l\u2019artiste) s\u2019est soudainement mis \u00e0 produire un disque par an, et probablement deux en 2006 (une suite en trois albums, dont les deux premi\u00e8res parties devraient voir le jour cette ann\u00e9e). <br \/><br \/> Sur ce <em>Ghost Story<\/em>, troisi\u00e8me disque de l\u2019artiste, quatre autres musiciens apportent leur contribution. En particulier, Gabriel Moffat, producteur de Phideaux, s\u2019occupe des arrangements \u00e9lectroniques et Mark Sherkus g\u00e8re claviers et solis de guitares. Quant \u00e0 Phideaux lui-m\u00eame, il joue la basse et la guitare rythmique, en plus d\u2019assurer les vocaux. Le r\u00e9sultat n\u2019est pas d\u00e9sagr\u00e9able, mais manque singuli\u00e8rement de fond pour en faire un album \u00e0 recommander sans r\u00e9serve. Phideaux \u00e9volue dans un genre \u00e0 part, un prog folk mani\u00e9r\u00e9, qui ne parlera sans donc qu\u2019aux amateurs de n\u00e9o-progressif. Cette derni\u00e8re r\u00e9f\u00e9rence est d\u2019ailleurs tr\u00e8s \u00e9vidente, si l\u2019on ne se fie qu\u2019au chant de Phideaux. Proches de Fish, tr\u00e8s haut perch\u00e9es, ses envol\u00e9es sont \u00e0 rapprocher d\u2019un Bowie \u00e9poque glam. Musicalement, on ne retient pourtant qu\u2019une poign\u00e9e de titres, en commen\u00e7ant par le premier, \u00ab\u00a0Everynight \u00bb, morceau psych\u00e9d\u00e9lique entra\u00eenant, avec un riff sursatur\u00e9 et une ambiance proche des premiers Porcupine Tree. Dans un genre diff\u00e9rent, on trouve des titres plus longs, comme \u00ab\u00a0Beyond The Shadow of Doubt \u00bb, folk paisible qui s\u2019\u00e9paissit au fil des minutes d\u2019arrangements pour piano et guitares avant de terminer sur un passage des plus \u00ab\u00a0Marillionesque \u00bb, premi\u00e8re \u00e9poque bien s\u00fbr. La fin du disque est d\u2019ailleurs plus remarquable que le reste, avec des ambiances \u00e0 la Pink Floyd (l\u2019acoustique \u00ab\u00a0Universally \u00bb ou l\u2019\u00e9mouvant final \u00ab\u00a0Come Out Tonight \u00bb). L\u2019ensemble est servi par une production propre, mais franchement ancr\u00e9e dans une autre \u00e9poque, celle des ann\u00e9es 80 bien entendu. Et les claviers franchement pompeux qui font leur apparition le long de la plupart des titres ne font pas dans la dentelle.<br \/><br \/> Au final, on reste assez sceptique face \u00e0 un disque in\u00e9gal, qui certes est coh\u00e9rent artistiquement, mais dont le r\u00e9sultat n\u2019est que rarement probant. On pr\u00e9f\u00e9rera \u00e0 ce <em>Ghost Story<\/em> le bien meilleur <em>Chupacabras<\/em>, aussi analys\u00e9 dans nos pages. Terminons cette chronique par des consid\u00e9rations certes bassement mat\u00e9rielles mais qui m\u00e9ritent d\u2019\u00eatre mentionn\u00e9es. Le second album de Phideaux, <em>Fiendish<\/em>, est int\u00e9gralement disponible en t\u00e9l\u00e9chargement gratuit sur son site Internet, tandis que le reste de sa discographie est propos\u00e9 au prix de 8 dollars par album. Un effort consid\u00e9rable, pour des disques produits de fa\u00e7on professionnelle, et qui permettront \u00e0 bien des amateurs de franchir le pas de la d\u00e9couverte de cet artiste.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Phideaux (de son nom) Xavier (de son pr\u00e9nom) est un artiste am\u00e9ricain qui, sous son&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":1196,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1195"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1195"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1195\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1196"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1195"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1195"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1195"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}