{"id":1189,"date":"2006-06-18T00:00:00","date_gmt":"2006-06-17T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1189"},"modified":"2006-06-18T00:00:00","modified_gmt":"2006-06-17T22:00:00","slug":"1189","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2006\/06\/18\/1189\/","title":{"rendered":"Orval Carlos Sibelius &#8211; Orval Carlos Sibelius"},"content":{"rendered":"<p>Sous cet \u00e9trange pseudonyme (bi\u00e8re trappiste? terroriste? logiciel musical?) et ce linceul christique se cachent un jeune artiste fran\u00e7ais, Axel Monnaud. Apr\u00e8s quelques collaborations dans le milieu de la musique ind\u00e9pendante, l\u2019artiste sort son premier album solo autoproduit, avec l\u2019aide et les arrangements de quelques amis. Un disque qu\u2019il qualifie lui-m\u00eame de \u00ab&nbsp;pop progressive&nbsp;\u00bb lorsqu\u2019il l\u2019a soumis \u00e0 notre appr\u00e9ciation, aiguisant ainsi notre curiosit\u00e9 de magazine musical. <\/p>\n<p> \u00ab&nbsp;Pop progressive&nbsp;\u00bb, voil\u00e0 un qualificatif qui n\u2019est en effet pas usurp\u00e9. Avec, semble-t-il, tr\u00e8s peu de moyens, OCS a bricol\u00e9 entre 2000 et 2005 un disque inventif et ludique, sur lequel l\u2019imm\u00e9diatet\u00e9 de morceaux pop se pare d\u2019atours progressifs discrets mais bel et bien pr\u00e9sents, donnant \u00e0 l\u2019ensemble une forte tonalit\u00e9 psych\u00e9d\u00e9lique. Ne tergiversons pas plus longtemps, l\u2019artiste doit clairement beaucoup \u00e0 Robert Wyatt dans son approche, ou \u00e0 Devendra Banhart si on est critique chez Rock\u2019n\u2019Folk. Ainsi, la voix plaintive et en retrait d\u2019OCS, et une instrumentation (en apparence) approximative et fragile rappellerons in\u00e9luctablement l\u2019ancien batteur de Soft Machine et l\u2019auteur de <i>Rock Bottom<\/i>. Le seul \u00ab&nbsp;Finally&nbsp;\u00bb reprend ainsi tous ces codes musicaux, avec bonheur. <\/p>\n<p> Les morceaux de l\u2019album sont tous concis et articul\u00e9s autour de quelques id\u00e9es et m\u00e9lodies, d\u00e9velopp\u00e9es voire malax\u00e9es au fil des secondes : on trouve donc rapidement ses rep\u00e8res, pour mieux appr\u00e9cier les arrangements en filigrane d\u2019une trame musicale simple mais lumineuse. Chant f\u00e9minin (assur\u00e9 par The Konky Duet), sonorit\u00e9s \u00e9lectroniques, fl\u00fbte, piano sautillant, autant d\u2019\u00e9l\u00e9ments qui contribuent au plaisir r\u00e9p\u00e9t\u00e9 de l\u2019\u00e9coute de titres comme le planant \u00ab&nbsp;Albert&rsquo;s Suspended Lake&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;SST&nbsp;\u00bb. Le c\u0153ur du disque ressemble \u00e0 ce que devrait produire Air pour \u00eatre r\u00e9ellement affili\u00e9 au progressif. Enfin, les deux morceaux \u00ab&nbsp;phares&nbsp;\u00bb de ce disque \u00e9ponyme se trouvent en introduction et en conclusion : \u00ab&nbsp;Ole Atomic Cyborg&nbsp;\u00bb est une comptine accrocheuse parsem\u00e9e d\u2019effets \u00ab&nbsp;spatiaux&nbsp;\u00bb tandis que \u00ab&nbsp;Mister Heart of Stone&nbsp;\u00bb est le \u00ab&nbsp;tube&nbsp;\u00bb du disque, un croisement surprenant entre la voix suave de Brian Wilson et les bidouillages electro-pop des Flaming Lips. Le premier album d\u2019OCS est une r\u00e9ussite, et fait souffler un vent de fra\u00eecheur sur la pop ind\u00e9pendante <i>made in France<\/i>, \u00e0 la mani\u00e8re de ce qu\u2019a pu faire la talentueuse Anja Garbarek sur son excellent <i>Smiling and Waving<\/i>, en plus barr\u00e9 et entra\u00eenant. Avec ses douze miniatures pop et prog, <i>Orval Carlos Sibelius<\/i> est une jolie d\u00e9couverte, qui devra cependant \u00eatre confirm\u00e9e par un second essai encore plus marquant pour asseoir la r\u00e9putation de cet artiste.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sous cet \u00e9trange pseudonyme (bi\u00e8re trappiste? terroriste? logiciel musical?) et ce linceul christique se cachent&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":1190,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1189"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1189"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1189\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1190"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1189"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1189"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1189"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}