{"id":1175,"date":"2006-09-15T00:00:00","date_gmt":"2006-09-14T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1175"},"modified":"2006-09-15T00:00:00","modified_gmt":"2006-09-14T22:00:00","slug":"1175","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2006\/09\/15\/1175\/","title":{"rendered":"A Triggering Myth &#8211; The Remedy of Abstraction"},"content":{"rendered":"<p>Pointure du progressif am\u00e9ricain, A Triggering Myth ne figure qu\u2019\u00e0 compter de cette chronique dans nos pages : il \u00e9tait temps de r\u00e9parer l\u2019injustice. Le groupe fait en effet figure d\u2019anc\u00eatre du genre, puisqu\u2019il a d\u00e9but\u00e9 \u00e0 l\u2019or\u00e9e des ann\u00e9es 90, une p\u00e9riode fort peu propice pour se lancer dans ce style de musique. <i>The Remedy Of Abstraction<\/i> constitue donc son sixi\u00e8me album. A noter que toute sa discographie est disponible chez le label de Ken Golden, The Laser\u2019s Edge. <\/p>\n<p> Qui est au commande de ce groupe ? Tim Drumheller \u00e0 la \u2026batterie, comme son nom l\u2019indique, et Rick Eddy aux guitares (tout deux se partageant par ailleurs claviers et production). Le premier a un pass\u00e9 de technicien de studio, tandis que le second a \u0153uvr\u00e9 dans le <i>Rock In Opposition<\/i> (le groupe \u00ab&nbsp;One Bear\u2026 Dancing&nbsp;\u00bb). Par ailleurs, \u00e0 chaque album d\u2019A Triggering Myth, sa pl\u00e9iade d\u2019invit\u00e9s : apr\u00e8s avoir (notamment) vu d\u00e9filer une partie de Deus Ex Machina (sur <i>The Sins of Our Saviours<\/i>), le duo a demand\u00e9 \u00e0 Michael Manring (\u00e0 la basse), Scott Mc Gill (\u00e0 la guitare), Vic Stevens (au profit duquel Drumheller abandonne ses parties de batterie) et quelques autres de venir compl\u00e9ter le groupe. <\/p>\n<p> Fort de cette formation \u00e0 g\u00e9om\u00e9trie variable, A Triggering Myth propose un progressif traditionnel \u00ab&nbsp;\u00e0 l\u2019am\u00e9ricaine&nbsp;\u00bb qu\u2019appr\u00e9cieront les amateurs de Happy The Man ou The Underground Railroad (un voisin de label). Les autres auront donc besoin d\u2019un descriptif plus complet, \u00e0 savoir un progressif instrumental \u00e0 forte consonance jazz, o\u00f9 les claviers jouent un r\u00f4le pr\u00e9pond\u00e9rant (alternance de sonorit\u00e9s de piano ou \u00ab&nbsp;n\u00e9o&nbsp;\u00bb) et dont la complexit\u00e9 l\u2019apparente aussi \u00e0 la famille du <i>Rock In Opposition<\/i>. Peu d\u2019\u00e9coutes seront n\u00e9cessaires pour se rendre compte que le disque est pour le moins exigeant. Face \u00e0 une musique tr\u00e8s technique et changeante, il est difficile de s\u2019agripper \u00e0 des asp\u00e9rit\u00e9s le long de cette montagne de notes : pas de voix, des m\u00e9lodies en roue libre et des instrumentistes qui se renvoient la balle sans cesse dans un ballet parfois improvis\u00e9, voil\u00e0 l\u2019essentiel de <i>The Remedy Of Abstraction<\/i>. Akihisa Tsuboy, au violon, apporte bien une touche rafra\u00eechissante \u00e0 la Mahavisnhu Orchestra, comme au centre du morceau titre. De m\u00eame, certains passages sont plus accessibles, comme l\u2019introduction sublime de \u00ab&nbsp;Her Softening Sorrow&nbsp; \u00bb (plus de trois minutes), o\u00f9 chaque musicien apporte sa contribution \u00e0 une musique toute en retenue et en \u00e9motion, ou encore \u00ab&nbsp;Not Even Wrong&nbsp;\u00bb, \u00e0 l\u2019approche furieusement rock de chambre, et proche d\u2019Univers Zero p\u00e9riode <i>Ceux du Dehors<\/i>. <\/p>\n<p> Qu\u2019il est ardu de noter ce disque, puisque vous aurez compris que si nous avons pu le trouver difficile d\u2019acc\u00e8s et parfois m\u00eame froid, sa grande complexit\u00e9 et ses multiples recoins, \u00e0 l\u2019or\u00e9e du progressif, du jazz et de la musique classique, en fascineront certains, probablement les plus musiciens dans l\u2019\u00e2me ! Et le plus terrible est qu\u2019il est impossible de reprocher quoi que ce soit au groupe : les passages sont altern\u00e9s avec tant de finesse et de ma\u00eetrise que c\u2019est en partie pour cela qu\u2019il est si difficile de trouver des points de rep\u00e8res ! A Triggering Myth est donc un groupe \u00e0 part, presque autarcique, et r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 une \u00ab&nbsp;\u00e9lite&nbsp;\u00bb m\u00eame si ce n\u2019est pas forc\u00e9ment de son fait : avis aux aventuriers !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pointure du progressif am\u00e9ricain, A Triggering Myth ne figure qu\u2019\u00e0 compter de cette chronique dans&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":1176,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1175"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1175"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1175\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1176"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1175"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1175"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1175"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}