{"id":1157,"date":"2006-12-13T00:00:00","date_gmt":"2006-12-12T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1157"},"modified":"2006-12-13T00:00:00","modified_gmt":"2006-12-12T22:00:00","slug":"1157","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2006\/12\/13\/1157\/","title":{"rendered":"Porcupine Tree &#8211; Arriving Somewhere\u2026"},"content":{"rendered":"<p>Alors que Porcupine Tree, et plus encore son meneur Steven Wilson, multiplient les versions remasteris\u00e9es, mini albums, recueils d\u2019in\u00e9dits, \u00e9ditions limit\u00e9es, et tout ce qui fait le bonheur du <i>die-hard fan<\/i>, on ne pouvait que s\u2019\u00e9tonner de l\u2019absence de tout DVD sur cette liste qui s\u2019allonge chaque ann\u00e9e. Et c\u2019est ainsi que d\u2019interviews en interviews, le groupe remettait \u00e0 plus tard l\u2019objet en question, jusqu\u2019\u00e0 la fin de l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re pr\u00e9cis\u00e9ment. C\u2019est en effet en octobre 2005, au Park West de Chicago, qu\u2019une prestation de Porcupine Tree a pu \u00eatre immortalis\u00e9e sur ce support, avec l\u2019aide de Lasse Hoile pour les images (d\u00e9j\u00e0 responsable des visuels sc\u00e9niques et des derniers livrets du groupe) et de Darcy Proper au mixage 5.1 (lui aussi derri\u00e8re la console pour les DVD-A des deux derniers albums des anglais). Plut\u00f4t qu\u2019 \u00ab une \u00bb prestation, on pourrait ajouter qu\u2019il s\u2019agit en r\u00e9alit\u00e9 d\u2019extraits des concerts des 11 et 12 octobre dans la ville connue pour sa p\u00e9riode prohibitionniste et ses cabinets d\u2019avocats, chaque soir \u00e9tant compos\u00e9 d\u2019une liste de titres diff\u00e9rente. <\/p>\n<p> Bref, le groupe avait soigneusement pr\u00e9par\u00e9 la r\u00e9alisation de ce projet, ce qui n\u2019a rien d\u2019\u00e9tonnant consid\u00e9rant la m\u00e9ticulosit\u00e9 et la volont\u00e9 de contr\u00f4le d\u2019image du groupe impos\u00e9es par Steven Wilson. Quant au choix des titres, il vous suffit de vous reporter \u00e0 nos <i>live reports<\/i> de la tourn\u00e9e fran\u00e7aise qui suivit un mois apr\u00e8s pour s\u2019apercevoir qu\u2019il s\u2019agissait sans doute du r\u00e9pertoire sc\u00e9nique le plus \u00e9quilibr\u00e9 du groupe. Une s\u00e9lection m\u00ealant astucieusement l\u2019efficace (\u00ab Open Car \u00bb, \u00ab Halo \u00bb), le classique (\u00ab Hatesong  \u00bb, \u00ab Even Less \u00bb) et l\u2019in\u00e9dit (\u00ab Mother and Child Divided \u00bb, \u00ab So Called Friend \u00bb). A noter la forme olympique tenue par chaque musicien sur cette tourn\u00e9e, avec une mention sp\u00e9ciale pour Steven Wilson, qui partait pourtant de loin, et dont les efforts de communication vont crescendo (qui se rappelle de ce num\u00e9ro d\u2019autiste jou\u00e9 par l\u2019anglais sur \u00ab The Moon Touches Your Shoulder \u00bb en avril 1998, lors de la premi\u00e8re prestation fran\u00e7aise du groupe ?). <\/p>\n<p> C\u00f4t\u00e9 pr\u00e9sentation, la sobri\u00e9t\u00e9 des menus (que l\u2019on peut qualifier de spartiates) contraste avec la qualit\u00e9 surprenante du reste de l\u2019habillage, comme cette introduction (sur \u00ab Revenant \u00bb) et cette conclusion (sur \u00ab Mother and Child Divided \u00bb remix\u00e9) qui font penser \u00e0 des g\u00e9n\u00e9riques de film version David Fincher, de tr\u00e8s grande qualit\u00e9 ! La r\u00e9alisation est \u00e9galement au niveau, avec une alternance d\u2019images color\u00e9es, noir et blanc ou s\u00e9pia, et de nombreux effets de \u00ab pellicules gratt\u00e9es ou br\u00fbl\u00e9es \u00bb et de sursaturation des couleurs. M\u00eame s\u2019il s\u2019agit de <i>gimmicks<\/i> des r\u00e9alisateurs modernes, voir ce travail sur l\u2019image sur un enregistrement en concert ajoute au seul int\u00e9r\u00eat de voir cinq gar\u00e7ons jouant de leurs instruments, \u00ab Arriving Somewhere\u2026 But Not Here \u00bb constituant le sommet du DVD en terme de montage. Au niveau sonore, le mixage 5.1 est \u00e0 la hauteur de la r\u00e9putation du groupe en la mati\u00e8re, c&rsquo;est-\u00e0-dire r\u00e9f\u00e9rentielle, avec une grande dynamique sur les enceintes arri\u00e8res, mettant en avant le jeu complexe de Gavin Harrison \u00e0 la batterie (essayez donc \u00ab Hatesong \u00bb par exemple !). Par contre, on notera aussi que la voix de Wilson est par moments tr\u00e8s en retrait dans le mixage (\u00ab Blackest Eyes \u00bb ou \u00ab Don\u2019t Hate Me \u00bb par exemple), alors qu\u2019elle est tr\u00e8s bien restitu\u00e9e sur ces grands moments d\u2019\u00e9motion que sont \u00ab Buying New Soul \u00bb ou le duo avec Wesley sur un \u00ab Heartattack in a Layby \u00bb, magnifique de retenue. On revoit aussi avec grand plaisir le morceau qui cl\u00f4ture d\u00e9sormais la plupart des concerts du groupe, \u00ab Trains \u00bb (et non pas \u00ab Freebird \u00bb comme annonc\u00e9 malicieusement par Wilson) et qui, tout aussi classiquement, se termine par une corde cass\u00e9e par le chanteur \u00e0 la reprise du refrain !<\/p>\n<p> En sus d\u2019une prestation qu\u2019on peut qualifier de dantesque, tant sur le plan artistique que technique, Porcupine Tree en rajoute une couche, avec le traditionnel DVD bonus, regroupant son lot de raret\u00e9s et d\u2019images. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, on retrouve les films de Lasse Hoile, figurant en fond de concert, et notamment l\u2019\u00e9mouvant \u00ab The Start of Something Beautiful \u00bb, malheureusement trop inspir\u00e9 par l\u2019imagerie de Tool pour qu\u2019on applaudisse le r\u00e9sultat sans r\u00e9serve. Deux extraits tir\u00e9s d\u2019une \u00e9mission allemande sont \u00e9galement propos\u00e9s : le \u00ab semi-in\u00e9dit \u00bb \u00ab Futile \u00bb, et surtout le mythique \u00ab Radioactive Toy \u00bb (en version abr\u00e9g\u00e9e et avec Wesley aux ch\u0153urs), qui vient nous rappeler que Porcupine Tree a d\u00e9but\u00e9 sa carri\u00e8re avant 1999 (ann\u00e9e de parution de <i>Stupid Dream<\/i>, album sur lequel figure les titres les anciens propos\u00e9s sur le DVD principal). Un \u00ab oubli \u00bb que les amateurs les plus z\u00e9l\u00e9s pointent du doigt depuis plusieurs ann\u00e9es au sortir des concerts du groupe : il faudra probablement se faire \u00e0 l\u2019id\u00e9e que Porcupine Tree a eu deux vies, une sur le label Delerium, et d\u00e9finitivement enterr\u00e9e, et une apr\u00e8s. On terminera ce descriptif par le \u00ab Cymbal Song \u00bb du monstrueux Gavin Harrison (soit un \u00e9cran divis\u00e9 en 9 cases, illustrant les 9 enregistrements successifs du batteur inventant des couches de rythmes sur une cymbale dont il joue \u00e0 mains nues) et la traditionnelle galerie photos sur laquelle plane une musique <i>ambient<\/i> compos\u00e9e par Wilson et Barbieri. <\/p>\n<p> Voici donc l\u2019\u00e9dition \u00ab d\u00e9finitive \u00bb que l\u2019on attendait de Porcupine Tree, pendant visuel au magnifique enregistrement audio du concert romain du groupe, <i>Coma Divine<\/i>. Apr\u00e8s la p\u00e9riode \u00ab Delerium \u00bb et la p\u00e9riode \u00ab Snapper \u00bb, celle de \u00ab Warner \u00bb se referme, et avec elle les espoirs d\u2019avoir enfin un porte-parole de la musique progressive moderne au sein d\u2019une <i>major<\/i>. Esp\u00e9rons qu\u2019\u00e0 cette d\u00e9ception le groupe saura r\u00e9pondre par une p\u00e9riode \u00ab Roadrunner \u00bb qu\u2019on souhaite aussi enthousiasmante que les chapitres qu\u2019il a d\u00e9j\u00e0 \u00e9crits.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Alors que Porcupine Tree, et plus encore son meneur Steven Wilson, multiplient les versions remasteris\u00e9es,&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":1158,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1157"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1157"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1157\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1158"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1157"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1157"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1157"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}