{"id":1153,"date":"2007-01-05T00:00:00","date_gmt":"2007-01-04T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1153"},"modified":"2007-01-05T00:00:00","modified_gmt":"2007-01-04T22:00:00","slug":"1153","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/01\/05\/1153\/","title":{"rendered":"Blackfield &#8211; II"},"content":{"rendered":"<p>Comme c\u2019est d\u00e9cidemment souvent le cas avec Steven Wilson, Blackfield est un projet qui est appel\u00e9 \u00e0 perdurer, et ce <i>II<\/i> (ou <i>Blackfield II<\/i>) formalise \u00e0 point nomm\u00e9 son caract\u00e8re \u00ab semi-permanent \u00bb. Cr\u00e9\u00e9 avec son meilleur ami, l\u2019isra\u00e9lien et ic\u00f4ne g\u00e9n\u00e9rationnelle Aviv Geffen, ce duo n\u2019aura donc pas \u00e9t\u00e9 qu\u2019un feu de paille, \u00e0 la mani\u00e8re de celui form\u00e9 par le leader de Porcupine Tree avec Tim Bowness au sein de No-Man. <\/p>\n<p>  La boulimie de Wilson n\u2019a donc pas de limite et on \u00e9tait en droit de se demander si le niveau qualitatif de ce second album n\u2019allait pas s\u2019en ressentir. C\u2019est pourtant tout le contraire que nous avons pu constater ! Si <i>I<\/i> \u00e9tait un disque beau mais tr\u00e8s (trop) lent et emphatique, <i>II<\/i> m\u00e9rite vraiment qu\u2019on lui lance cette tarte \u00e0 la cr\u00e8me du chroniqueur \u00e0 la figure: \u00ab album de la maturit\u00e9 \u00bb ! <\/p>\n<p>  Que dire d\u2019autre face \u00e0 un album o\u00f9 le mot \u00ab mieux \u00bb se doit d\u2019\u00eatre r\u00e9p\u00e9t\u00e9 \u00e0 envi ? Mieux arrang\u00e9 et mieux produit : les interventions d\u2019instruments \u00e0 cordes, parfois un peu m\u00e9lodramatiques (\u00ab Epidemic \u00bb, qui semble \u00e9crite pour un film d\u2019I\u00f1\u00e1rritu !), embellissent les titres, tandis que quelques l\u00e9gers effets electro (\u00ab 1,000 People \u00bb) enrichissent des titres dont la simplicit\u00e9 est parfois le d\u00e9faut. Mieux \u00e9quilibr\u00e9 : si <i>I<\/i> faisait la part belle aux compositions \u00e9pur\u00e9es et efficaces, le disque \u00e9tait un peu \u00e9th\u00e9r\u00e9, tandis que ce <i>II<\/i> apporte quelques acc\u00e9l\u00e9rations rythmiques au bon moment (\u00ab Once \u00bb, \u00ab Miss U \u00bb). De m\u00eame, l\u2019attribution des r\u00f4les semble plus r\u00e9ussie sur ce deuxi\u00e8me essai, les parties vocales de Wilson et Geffen s\u2019encha\u00eenant plus naturellement (impression peut \u00eatre li\u00e9e au fait que le premier album recyclait quelques titres du r\u00e9pertoire solo de Geffen, tandis qu\u2019ici seule \u00ab&nbsp;End of the World&nbsp;\u00bb y figurait d\u00e9j\u00e0). On peut aussi ajouter l\u2019ambiance hivernale tr\u00e8s r\u00e9ussie qui r\u00e8gne sur tout le disque (\u00ab My Gift of Silence \u00bb cassera toutes vos f\u00eates de fin d\u2019ann\u00e9e !), parfois r\u00e9chauff\u00e9e par d\u2019\u00e9tonnantes et amusantes paroles (\u00ab&nbsp;Christenings&nbsp;\u00bb, qui semble conter la rencontre de Steven Wilson avec une pop star d\u00e9chue). Pas l\u2019ombre d\u2019un b\u00e2illement donc, et le sentiment d\u2019une certaine forme de pl\u00e9nitude sur cet album, qui fait vite oublier son pr\u00e9d\u00e9cesseur par sa constance.  <\/p>\n<p>  Certes, on peut toujours faire le m\u00eame reproche qu\u2019en 2004 et contester le caract\u00e8re original (voire progressif) de l\u2019\u0153uvre, mais voir ce projet se p\u00e9renniser de la sorte, avec une tourn\u00e9e europ\u00e9enne \u00e0 suivre, est une excellente nouvelle pour les amateurs de musique bien \u00e9crite. Et ceux qui ne verront dans celui-ci que le moyen pour les deux artistes de toucher un public pop (pour Wilson) et mondial (pour Geffen) devront forc\u00e9ment passer sous silence la qualit\u00e9 incontestable de la musique qu\u2019ils ont compos\u00e9 ensemble.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Comme c\u2019est d\u00e9cidemment souvent le cas avec Steven Wilson, Blackfield est un projet qui est&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":1154,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1153"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1153"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1153\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1154"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1153"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1153"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1153"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}