{"id":1149,"date":"2007-01-31T00:00:00","date_gmt":"2007-01-30T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1149"},"modified":"2007-01-31T00:00:00","modified_gmt":"2007-01-30T22:00:00","slug":"1149","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/01\/31\/1149\/","title":{"rendered":"U.K. &#8211; Danger Money"},"content":{"rendered":"<p>Qu\u2019il est bon de se replonger dans les vieilleries tir\u00e9es du fond de nos antres \u00e0 CD. R\u00e9cemment, c\u2019est <i>Danger Money<\/i> qui a eu droit \u00e0 un d\u00e9poussi\u00e9rage en r\u00e8gle, et il n\u2019est pas possible de passer sous silence ce disque alors que son pr\u00e9d\u00e9cesseur, lui, a d\u00e9j\u00e0 eu droit \u00e0 une chronique sur Progressia ! <\/p>\n<p> Ayant surv\u00e9cu au d\u00e9part d\u2019Allan Holdsworth et Bill Bruford (ce qui est d\u00e9j\u00e0 un exploit), le \u00ab&nbsp;super-groupe&nbsp;\u00bb UK recrute le jeune surdou\u00e9 Terry Bozzio \u00e0 la batterie, tandis qu\u2019Eddie Jobson se dit que les rythmiques et les solos de guitares, il peut tout aussi bien les assurer aux claviers (et au violon \u00e9lectrique). La l\u00e9gende veut d\u2019ailleurs que le groupe d\u2019origine ait enregistr\u00e9 les d\u00e9mos de ce second album, mais rien n\u2019est officiellement sorti pour av\u00e9rer celle-ci. <\/p>\n<p> Le groupe, r\u00e9duit \u00e0 un power-trio donc, propose sur ce <i>Danger Money<\/i> une musique proche de celle de <i>In The Dead of Night<\/i>, tout en \u00e9tant \u00e0 la fois plus et moins aboutie. UK va en effet au bout de sa logique qui veut que des refrains FM puissent s\u2019accoler \u00e0 des structures complexes (\u00ab&nbsp;Nothing To Lose&nbsp;\u00bb, \u00e0 la construction faite de mont\u00e9es successives, ou \u00ab&nbsp;The Only Thing She Needs&nbsp;\u00bb et ses breaks franchement ardus \u00e0 suivre), Wetton et Jobson incarnant ces deux tendances, pour un r\u00e9sultat vraiment r\u00e9ussi. M\u00eame la ballade \u00ab&nbsp;Rendez-vous 6:02&nbsp;\u00bb d\u00e9g\u00e9n\u00e8re en arp\u00e8ges piano \/ claviers, en plein milieu d\u2019une jolie introspection de Wetton, qui n\u2019avait s\u00fbrement rien demand\u00e9 \u00e0 Jobson ! Et le sommet de cette confrontation a lieu sur le monumental \u00ab&nbsp;Carrying No Cross&nbsp;\u00bb, o\u00f9 les deux artistes rivalisent de talent pendant douze minutes m\u00e9lancoliques dont la construction nous replonge, de loin, dans le \u00ab&nbsp;Starless&nbsp;\u00bb de King Crimson. L\u2019aspect vindicatif des d\u00e9buts s\u2019efface \u00e0 l\u2019\u00e9coute des paroles de ce deuxi\u00e8me et dernier album studio, et le talent de Wetton ne semble que plus \u00e9vident dans un r\u00e9pertoire plus personnel. <\/p>\n<p> Pourtant, il est difficile de passer sous silence l\u2019absence de guitares, compens\u00e9e par des claviers analogiques qui ont fait vieillir l\u2019album bien plus vite que son pr\u00e9d\u00e9cesseur et un morceau comme \u00ab&nbsp;Caesar\u2019s Palace Blues&nbsp;\u00bb sonne aujourd\u2019hui comme une r\u00e9clame pour Bontempi. Certains \u00ab&nbsp;tics&nbsp;\u00bb de Bozzio, comme l\u2019emploi du charley plus que de raison, marque \u00e9galement le disque du sceau de son \u00e9poque : la fin des ann\u00e9es 70.<\/p>\n<p> Reste un disque qui, sur le fond, est somptueux, et qui rappelle &#8211; car l\u2019int\u00e9ress\u00e9 semble parfois s\u2019\u00e9vertuer \u00e0 nous le faire oublier sur sa discographie la plus r\u00e9cente &#8211; que John Wetton a \u00e9t\u00e9, entre 1974 et 1979, l\u2019un des chanteurs les plus importants du rock progressif. Et UK a sans doute, l\u2019espace de quelques ann\u00e9es, \u00e9crit deux des plus belles pages du genre, alors que celui-ci, dans sa forme traditionnelle, touchait \u00e0 sa fin.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Qu\u2019il est bon de se replonger dans les vieilleries tir\u00e9es du fond de nos antres&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":1150,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1149"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1149"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1149\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1150"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1149"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1149"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1149"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}