{"id":1131,"date":"2007-07-28T00:00:00","date_gmt":"2007-07-27T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1131"},"modified":"2007-07-28T00:00:00","modified_gmt":"2007-07-27T22:00:00","slug":"1131","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/07\/28\/1131\/","title":{"rendered":"Minus the Bear &#8211; Planet of Ice"},"content":{"rendered":"<p>A chaque ann\u00e9e sa surprise sortie de nulle part. Depuis quelques temps maintenant, \u00ab&nbsp;l\u2019album r\u00e9v\u00e9lation&nbsp;\u00bb, appelons-le ainsi, a cependant tendance \u00e0 se trouver dans les rayons de rock ind\u00e9pendant, \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019un Immune ou d\u2019un Pure Reason Revolution (avant sa signature sur Inside Out, bien s\u00fbr !). En 2007, on aimerait faire un pari sur Minus The Bear et son <i>Planet of Ice<\/i>. <\/p>\n<p> Il ne faut en effet pas plus d\u2019une \u00e9coute pour que cet album &#8211; le troisi\u00e8me du quatuor de Seattle &#8211; interpelle. R\u00e9solument pop dans l\u2019approche (composition et voix), il est pourtant lourdement par\u00e9 d\u2019enluminures \u00e9lectroniques bizarro\u00efdes et d\u2019une technique rigoureuse, m\u00eame si elle n\u2019est pas d\u00e9monstrative. Une d\u00e9finition qui donne envie de l\u00e2cher une bombe d\u2019entr\u00e9e de chronique : et si Minus The Bear \u00e9tait le Talking Heads des ann\u00e9es 00 ? Ces voix en d\u00e9crochage, ces arp\u00e8ges de guitares sans fin et un esprit de d\u00e9couverte tr\u00e8s ludique, voil\u00e0 autant d\u2019\u00e9l\u00e9ments \u00e0 charge pour d\u00e9montrer cette parent\u00e9 ! Plus pr\u00e8s de nous, le groupe risque fort de convaincre les amateurs de Biffy Clyro, par ce croisement de pop et de progressif aux accents tr\u00e8s \u00e9lectroniques. <\/p>\n<p> La premi\u00e8re moiti\u00e9 du disque est un \u00e9talage stup\u00e9fiant du talent de Minus The Bear. \u00ab&nbsp;Burying Luck&nbsp;\u00bb d\u00e9marre sur un rythme effr\u00e9n\u00e9, soutenu par des mellotrons omnipr\u00e9sents et des gazouillis de guitare extra-terrestres. \u00ab&nbsp;Ice Monster&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;White Mystery&nbsp;\u00bb ressemblent \u00e0 un croisement improbable entre Marron Five, pour l\u2019art du refrain efficace et classieux, et The Flaming Lips pour la ligne de claviers cotonneuse compl\u00e8tement \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du rythme du titre. Quant au titre \u00ab&nbsp;Dr L\u2019Ling&nbsp;\u00bb, il emprunte aux Mars Volta son go\u00fbt pour les cavalcades de guitares \u00e9chevel\u00e9es. Et si le rythme baisse un peu en seconde partie, les deux derniers morceaux suffisent \u00e0 raviver la flamme, entre le bien-nomm\u00e9 \u00ab&nbsp;Double Vision Quest&nbsp;\u00bb, aux changements de rythme schizophr\u00e8nes, et \u00ab&nbsp;Lotus&nbsp;\u00bb, ou comment se r\u00e9approprier \u00e0 dessein <i>The Dark Side of the Moon<\/i>. <i>Planet of Ice<\/i> est un r\u00e9gal car il fait partie de ces disques incroyablement riches qui sont aussi bien con\u00e7us qu\u2019ils sont concis. Une qualit\u00e9 rare, qu\u2019il partage avec la discographie du King Crimson des ann\u00e9es 80.<\/p>\n<p> Alors pourquoi ne pas avoir entendu parler de ce groupe plus t\u00f4t, alors qu\u2019il a d\u00e9j\u00e0 sorti plusieurs albums? Pourquoi ne s\u2019est-il pas manifest\u00e9 pour une chronique dans un webzine progressif auparavant ? Peut-\u00eatre parce qu\u2019aujourd\u2019hui, l\u2019adjectif n\u2019est plus tabou, et qu\u2019il est \u00e9vident que Minus The Bear, \u00e0 l\u2019instar de toute une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de musiciens, est totalement d\u00e9complex\u00e9 vis-\u00e0-vis de cette \u00e9tiquette. Et ce constat est pour le moins porteur d\u2019avenir pour le genre.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A chaque ann\u00e9e sa surprise sortie de nulle part. 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