{"id":1119,"date":"2007-12-03T00:00:00","date_gmt":"2007-12-02T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1119"},"modified":"2007-12-03T00:00:00","modified_gmt":"2007-12-02T22:00:00","slug":"1119","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/12\/03\/1119\/","title":{"rendered":"King Crimson &#8211; Islands"},"content":{"rendered":"\n<p>Voici le premier disque de King Crimson qui divisera les fans. <em>Islands<\/em>, et ses partis pris audacieux, ne s\u2019inscrit plus dans le moule de <em>In the court of the Crimson King<\/em> et dans l\u2019\u00e9criture typiquement progressive de <em>Lizard<\/em>. <br \/><br \/> Sur ce troisi\u00e8me album, sorti en 1971, \u00e0 l\u2019\u00e9poque o\u00f9 beaucoup de formations progressives balbutiaient encore, King Crimson est plus un collectif d\u2019artistes qu\u2019un groupe au sens strict du terme : Peter Sinfield est toujours l\u2019\u00e9crivain qui officie aux paroles, et Fripp et Collins et Wallace sont toujours au rendez vous, second\u00e9s par Boz Burell (futur Bad Company, rempla\u00e7ant Greg Lake), mais des instrumentistes \u00ab classiques \u00bb (hautbois, violons\u2026) les accompagnent et, en particulier, Keith Tippett qui, au piano, prend une part importante dans le d\u00e9veloppement du disque. <br \/><br \/> \u00ab Formentera Lady \u00bb, en guise d\u2019introduction, est particuli\u00e8rement symptomatique de cette formation originale, puisque ce morceau d\u00e9bute alors que le groupe s\u2019accorde, les instruments d\u00e9veloppant leurs parties les uns apr\u00e8s les autres pour vraiment ne jouer de concert qu\u2019apr\u00e8s cinq minutes. Etonnant. \u00ab Sailor\u2019s Tale \u00bb est en fait le prolongement du premier titre et permet de retrouver un peu le Crimson \u00ab d\u2019avant \u00bb, \u00e0 savoir un rythme \u00e9chevel\u00e9 et une succession d\u2019accords rapides et de saxophone. \u00ab The Letters \u00bb montre bien l\u2019influence de Sinfield sur le groupe, tant la musique ne semble \u00eatre qu\u2019un accompagnement \u00e0 ce superbe et triste texte. \u00ab Ladies of the Road \u00bb est un morceau compl\u00e8tement \u00e0 part sur ce disque, pour ne pas dire compl\u00e8tement d\u00e9plac\u00e9. Il s\u2019agit d\u2019un morceau assez basiquement rock, avec tr\u00e8s peu de fioritures et un refrain des plus classiques, sorte d\u2019ode aux <em>groupies<\/em> qui suivaient les groupes de rock dans les ann\u00e9es 1970 (voir le tr\u00e8s bon film <em>Almost Famous<\/em>). <br \/><br \/> Reste alors la pi\u00e8ce de bravoure du disque, \u00ab Islands \u00bb, introduit par \u00ab Song of the Gulls \u00bb, uniquement compos\u00e9 d\u2019instruments \u00e0 cordes. \u00ab Islands \u00bb reste l\u2019un des morceaux les plus \u00e9piques du groupe, tout \u00e0 fait dans la tradition progressive qui est en train de s\u2019\u00e9tablir \u00e0 l\u2019\u00e9poque. Paroles d\u00e9clam\u00e9es, romantisme patent, m\u00e9lodies cisel\u00e9es et Mellotron, tout y est. Mais ce serait oublier le superbe Keith Tippett qui, par de d\u00e9licats accords, a fait de ce morceau ce qu\u2019il est. <br \/><br \/> Bref, <em>Islands<\/em> est un disque assez bigarr\u00e9, avec une instrumentation, voire une structuration tout \u00e0 fait particuli\u00e8re, un album \u00e0 part qui continue de diviser les fans du groupe.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Voici le premier disque de King Crimson qui divisera les fans. Islands, et ses partis&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":1120,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1119"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1119"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1119\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1120"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1119"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1119"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1119"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}