{"id":1115,"date":"2007-12-07T00:00:00","date_gmt":"2007-12-06T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1115"},"modified":"2007-12-07T00:00:00","modified_gmt":"2007-12-06T22:00:00","slug":"1115","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/12\/07\/1115\/","title":{"rendered":"Coheed and Cambria &#8211; No World for Tomorrow"},"content":{"rendered":"<p>Il aura fallu attendre la parution du dernier chapitre de la t\u00e9tralogie de Coheed and Cambria pour qu\u2019une chronique les concernant paraisse chez Progressia ! Et ce malgr\u00e9 une timide apparition dans une <i>playlist<\/i> en 2006 et de notre pr\u00e9sence \u00e0 leur excellent concert parisien d\u2019octobre dernier. Le groupe est d\u2019ailleurs d\u00e9cri\u00e9 : imagerie <i>geek<\/i> m\u00e2tin\u00e9e de Star Wars, chanteur castrat qui ferait passer Cedric Bixler de The Mars Volta pour Max Cavalera, et surtout une musique trop accrocheuse pour \u00eatre honn\u00eate, aux yeux (et aux oreilles) du public progressif.<\/p>\n<p> Et pourtant\u2026 on a affaire \u00e0 un ph\u00e9nom\u00e8ne ! L\u2019imagerie ? Coheed and Cambria propose une histoire autour de deux personnages (Coheed et\u2026 Cambria) en quatre volumes, soit autant d\u2019albums, qui se rejoignent et s\u2019expliquent, le tout illustr\u00e9 par des <i>comic books<\/i> (les <i>Armory Wars<\/i>) : difficile de ne pas appeler cela de l\u2019ambition ! Le chanteur ? Il surprend aux premiers abords, et peut effectivement rebuter (ad vitam eternam), mais si Geddy Lee n\u2019est pas insupportable pour vous, continuez de lire ce qui suit ! La musique ? Il faut au moins les deux paragraphes suivants pour en parler ! <\/p>\n<p> Nous avions qualifi\u00e9 le groupe de Rush 2000. Qu\u2019on nous pardonne cette approximation, mais elle rend bien compte de l\u2019\u00e9tonnante facult\u00e9 du groupe \u00e0 composer une musique terriblement accrocheuse tout en \u00e9tant tr\u00e8s complexe, \u00e0 l\u2019instar du trio dans les ann\u00e9es quatre-vingt. On pourrait \u00e9galement penser \u00e0 ce que proposait Iron Maiden au cours de cette m\u00eame d\u00e9cennie avec <i>Somewhere in Time<\/i> et <i>Seventh Son of a Seventh Son<\/i>, \u00e0 savoir une combinaison d\u2019agressivit\u00e9 et de complexit\u00e9. Cette facette du groupe est repr\u00e9sent\u00e9e par la premi\u00e8re partie de ce <i>No World for Tomorrow<\/i>. Le morceau-titre m\u00e9lange d\u2019entr\u00e9e de jeu des riffs et des rythmiques syncop\u00e9s avec un refrain f\u00e9d\u00e9rateur et des <i>gimmicks<\/i> emo-core, comme ces ch\u0153urs virils assez os\u00e9s ! Le titre suivant, l\u2019un des meilleurs jamais compos\u00e9s par la bande de Claudio Sanchez, fait place \u00e0 une instrumentation d\u00e9cal\u00e9e des claviers, agr\u00e9ment\u00e9 d\u2019un passage central que ne renierait pas Alex Lifeson. M\u00eame dans l\u2019exercice de la ballade, qu\u2019il avait copieusement rat\u00e9 auparavant (\u00ab Wake Up \u00bb aura sans doute emp\u00each\u00e9 plus d\u2019un de r\u00e9\u00e9couter une seule fois le groupe), Coheed and Cambria sort vainqueur, en ajoutant un final puissant tout simplement magnifique (\u00ab Mother Superior \u00bb). Le seul reproche que l\u2019on peut faire est de c\u00e9der parfois \u00e0 la facilit\u00e9 dans les refrains (celui de \u00ab The Running Free \u00bb par exemple), en se transformant presque en groupe de glam rock (\u00ab Justice in Murder \u00bb). <\/p>\n<p> Tout comme son pr\u00e9d\u00e9cesseur, <i>Good Appolo, I\u2019m a Burning Star IV<\/i> (ouf !), ce nouvel album est scind\u00e9 en deux parties : une s\u00e9rie de chansons et un long et \u00e9pique morceau d\u00e9compos\u00e9 en plusieurs titres. C\u2019est donc un pav\u00e9 de quatre titres (plus une introduction) qui cl\u00f4t les d\u00e9bats. Et pour le coup, c\u2019est un parcours sans fautes ! \u00ab Radio Bye Bye \u00bb met en \u00e9vidence tout le travail \u00e0 deux guitares effectu\u00e9 par Claudio Sanchez et Travis Stever, entre rythmiques efficaces et enluminures m\u00e9lodiques interpr\u00e9t\u00e9es en roue libre. \u00ab The End Complete \u00bb montre la face la plus sombre et dure du groupe, avec une seconde partie flirtant avec Dream Theater puis Therion (pour ces ch\u0153urs masculins mena\u00e7ants) ! \u00ab The Road and the Damned \u00bb apaise en douceur avec ses arp\u00e8ges a\u00e9riens, avant le \u00ab grand final \u00bb, \u00ab On The Brink \u00bb, o\u00f9 Tool copule joyeusement avec Led Zeppelin, sans que la marque de fabrique de \u00ab CoCa \u00bb ne disparaisse une seconde. Et on note avec plaisir que la f\u00e2cheuse tendance \u00e0 reprendre des th\u00e8mes d\u2019une chanson dans une autre, qui alourdissait <i>Good Appolo, I\u2019m a Burning Star IV<\/i>, a ici disparue. <\/p>\n<p> <i>No World for Tomorrow<\/i> est sans aucun doute une des sorties marquantes de cette ann\u00e9e, pour peu que le d\u00e9stabilisant m\u00e9lange <i>emo-prog<\/i> ne vous rebute pas. P\u00e9tri de talent en studio, nous avons aussi pu constater que le groupe n\u2019en manquait pas sur sc\u00e8ne. Reste \u00e0 savoir ce qu\u2019il en fera, maintenant que sa mini-saga est achev\u00e9e. Le groupe envisage de changer de nom pour coller \u00e0 un nouveau concept. Preuve qu\u2019on peut faire de la musique accrocheuse, progressive et honn\u00eate !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il aura fallu attendre la parution du dernier chapitre de la t\u00e9tralogie de Coheed and&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":1116,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1115"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1115"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1115\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1116"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1115"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1115"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1115"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}