{"id":1109,"date":"2007-12-17T00:00:00","date_gmt":"2007-12-16T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1109"},"modified":"2007-12-17T00:00:00","modified_gmt":"2007-12-16T22:00:00","slug":"1109","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/12\/17\/1109\/","title":{"rendered":"Pink Floyd &#8211; Animals"},"content":{"rendered":"<p>Contrairement \u00e0 ces deux pr\u00e9d\u00e9cesseurs, <i>Dark Side of the Moon<\/i> et <i>Wish You Were Here<\/i>, <i>Animals<\/i> n\u2019est pas rest\u00e9 dans les m\u00e9moires du grand public, qui semble oublier qu\u2019entre 1975 et 1979, Pink Floyd a sorti un album. Mais quel disque ! Intercal\u00e9 entre <i>Wish\u2026<\/i> et ses chansons longues et accrocheuses et <i>The Wall<\/i> avec ces titres sombres et ses refrains \u00e9corch\u00e9s et vindicatifs, <i>Animals<\/i> est ni plus ni moins le cha\u00eenon manquant remis\u00e9 aux oubliettes. Creusons donc un peu ce disque. <\/p>\n<p> Enregistr\u00e9 tr\u00e8s rapidement \u00e0 la fin de l\u2019ann\u00e9e 1976, <i>Animals<\/i> voit la mainmise de Roger Waters sur le groupe s\u2019\u00e9tendre un peu plus. Il est d\u00e9sormais \u00e0 l\u2019origine du concept de l\u2019album \u2013 la d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence de la soci\u00e9t\u00e9 moderne vue \u00e0 travers plusieurs all\u00e9gories animali\u00e8res inspir\u00e9es par <i>Animal Farm<\/i> de George Orwell \u2013, des paroles, et de la quasi-totalit\u00e9 de la musique (sauf <i>Dogs<\/i> co-\u00e9crite avec Gilmour). Pour l\u2019anecdote, le groupe commence d\u2019ailleurs \u00e0 en souffrir, le processus d\u2019\u00e9criture de <i>The Wall<\/i> stigmatisant un peu plus cet \u00e9tat de fait. Sorti en pleine explosion du punk, <i>Animals<\/i> n\u2019est absolument pas hors contexte. Au contraire, ses paroles pessimistes sont une excellente illustration pour le slogan <i>no future<\/i>. <\/p>\n<p> La musique ne d\u00e9pareille pas. Introduit et conclut par des petites pi\u00e8ces acoustiques cyniques \u00e0 souhait, \u00ab&nbsp;Pigs on the Wing&nbsp;\u00bb, les trois titres de l\u2019album sont particuli\u00e8rement longs mais, et c\u2019est remarquable, sont imm\u00e9diatement m\u00e9morisables, gr\u00e2ce notamment \u00e0 des structures ing\u00e9nieuses et des refrains imparables. A noter que Waters se sert de plusieurs titres non utilis\u00e9s pour <i>Wish You Were Here<\/i>, et jou\u00e9s live lors de la tourn\u00e9e fran\u00e7aise et am\u00e9ricaine de 1974, comme base de travail. \u00ab&nbsp;Dogs&nbsp;\u00bb est sur ce point exemplaire, avec un d\u00e9marrage relativement lent, pour une chanson finalement tr\u00e8s rythm\u00e9e, et un final anthologique o\u00f9 Waters questionne l\u2019auditeur et le remet en cause. <\/p>\n<p> La deuxi\u00e8me face du disque est donc compos\u00e9e de deux titres. \u00ab&nbsp;Pigs&nbsp;\u00bb \u00e9tonne par sa rythmique presque funky, mais aux accents toujours tr\u00e8s sombres et malsains. Waters se d\u00e9cha\u00eene \u00e0 nouveau au chant, avec une vari\u00e9t\u00e9 \u00e9tonnante dans les modulations de sa voix (tr\u00e8s graves sur certaines transitions, \u00e0 la limite de la rupture \u00e0 la fin du refrain) avant que Gilmour ne se lance dans un solo furieux (du m\u00eame niveau que celui qu\u2019il jouera, par exemple, pour \u00ab&nbsp;Confortably Numb&nbsp;\u00bb) cadenc\u00e9 par une section rythmique en pleine convulsion. \u00ab&nbsp;Sheep&nbsp;\u00bb est un peu \u00eatre le morceau le plus \u00ab&nbsp;faible&nbsp;\u00bb des trois, mais ne d\u00e9pareille pas avec ses deux pr\u00e9d\u00e9cesseurs, l\u2019occasion pour nous de noter l\u2019incroyable homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 de ce disque, \u00e0 tous les niveaux : paroles, son, ambiance. <\/p>\n<p> Au final, Pink Floyd a m\u00e9tamorphos\u00e9 des titres de plus anciens en morceaux sombres et d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9s, pr\u00e9lude \u00e0 <i>The Wall<\/i>. Il est d\u2019ailleurs frappant de noter que c\u2019est \u00e0 la suite d\u2019un incident lors de la tourn\u00e9e qui suivit (un fan lui cracha au visage) que Waters a trouv\u00e9 l\u2019inspiration pour composer ce qui deviendrait l\u2019hymne de toute une g\u00e9n\u00e9ration.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Contrairement \u00e0 ces deux pr\u00e9d\u00e9cesseurs, Dark Side of the Moon et Wish You Were Here,&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":1110,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1109"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1109"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1109\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1110"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1109"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1109"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1109"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}