{"id":1107,"date":"2007-12-27T00:00:00","date_gmt":"2007-12-26T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1107"},"modified":"2007-12-27T00:00:00","modified_gmt":"2007-12-26T22:00:00","slug":"1107","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/12\/27\/1107\/","title":{"rendered":"Genesis &#8211; Wind and Wuthering"},"content":{"rendered":"\n<p>Album \u00ab\u00a0automnal\u00a0\u00bb selon ses auteurs, <em>Wind and Wuthering<\/em> fait l\u2019objet d\u2019un d\u00e9bat entre les fans de Genesis, qui ne sera certainement jamais clos : cet album est-il ou non un des grands albums du groupe ? Puisqu\u2019il faut ici trancher la question, r\u00e9pondons par la n\u00e9gative. <br \/><br \/> Apr\u00e8s une s\u00e9rie d\u2019albums tous plus mythiques les uns que les autres (<em>Foxtrot<\/em>, <em>Selling England by the Pound<\/em>, <em>The Lamb Lies Down on Broadway<\/em> et le petit dernier <em>A Trick of the Tail<\/em>), Genesis, peut-\u00eatre par exc\u00e8s de z\u00e8le ou de confiance sort un album seulement une petite ann\u00e9e apr\u00e8s la sortie de <em>A Trick of the Tail<\/em>. Et la qualit\u00e9 des compositions s\u2019en ressent, h\u00e9las. Moins pens\u00e9 que son pr\u00e9d\u00e9cesseur, l\u2019aspect un peu patchwork de l\u2019\u0153uvre jure avec les albums si homog\u00e8nes (et pourtant si diff\u00e9rents les uns des autres) compos\u00e9s jusqu\u2019alors par les Anglais. Il n\u2019est d\u2019ailleurs pas anodin de noter que c\u2019est \u00e0 cette \u00e9poque que Banks commence \u00e0 prendre les r\u00eanes du groupe, au d\u00e9triment d\u2019un  travail d\u2019\u00e9quipe jusqu\u2019alors et que c\u2019est ,semble-t-il, Hackett qui est le premier \u00e0 en faire les frais. <br \/><br \/> <em>Wind and Wuthering <\/em> propose des climats romantiques et une musique plus calme qu\u2019\u00e0 l\u2019accoutum\u00e9e. Pourtant, le disque s\u2019ouvre sur l\u2019endiabl\u00e9 \u00ab\u00a0Eleventh Earl of Mar\u00a0\u00bb, qui rappelle un peu l\u2019\u00e9poque de Gabriel, la magie en moins\u2026 \u00ab\u00a0One for the Vine\u00a0\u00bb, o\u00f9 Banks \u00e9crase litt\u00e9ralement ses coll\u00e8gues avec ses claviers revient au style que Genesis avait abord\u00e9 sur <em>A Trick of the Tail<\/em>. Le reste de l\u2019album est compos\u00e9 de nombreux titres tristes, aux tempos tr\u00e8s lents. \u00ab\u00a0Blood on the Rooftops\u00a0\u00bb (dont le titre est inspir\u00e9 par le drame Isra\u00e9lo-palestinien), sorte de chant du cygne pour Hackett, est aussi magique que \u00ab\u00a0Horizons\u00a0\u00bb, mais le guitariste, ici en acoustique, nous fait le plaisir de faire durer un peu plus sa le\u00e7on. De m\u00eame \u00ab\u00a0Afterglow\u00a0\u00bb est litt\u00e9ralement magique, sans aucun doute le meilleur titre de l\u2019album, sur lequel les arp\u00e8ges de Hackett, et les claviers de Banks, cr\u00e9ent une atmosph\u00e8re irr\u00e9elle, surplomb\u00e9e par la voix unique de Phil Collins. <br \/><br \/> Pourtant, des titres plus faibles viennent entacher ce disque. Au premier rang, on trouve l\u2019insipide \u00ab\u00a0Your own special way\u00a0\u00bb, un titre aux paroles creuses, et au refrain sans inventivit\u00e9. De m\u00eame, les passages instrumentaux de \u00ab\u00a0Unquiet Slumbers for the Sleepers&#8230;\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0 &#8230;In that Quiet Earth\u00a0\u00bb, s\u2019ils sont tr\u00e8s riches, ne sont n\u00e9anmoins pas tr\u00e8s m\u00e9lodiques, et on y revient assez peu souvent. <br \/><br \/> Bref, c\u2019est un album brinqueballant que Genesis propose ici, entre illuminations qui auraient pu en faire la face sombre de <em>A Trick of the Tail <\/em> et ratages indignes de la carri\u00e8re sans faute du groupe. La pilule passe d\u2019autant moins que Hackett fait ses valises, \u00ab\u00a0et qu\u2019alors, il furent trois\u00a0\u00bb.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Album \u00ab\u00a0automnal\u00a0\u00bb selon ses auteurs, Wind and Wuthering fait l\u2019objet d\u2019un d\u00e9bat entre les fans&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":1108,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[38,24],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1107"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1107"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1107\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1108"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1107"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1107"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1107"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}