{"id":1103,"date":"2008-01-10T00:00:00","date_gmt":"2008-01-09T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1103"},"modified":"2008-01-10T00:00:00","modified_gmt":"2008-01-09T22:00:00","slug":"1103","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/01\/10\/1103\/","title":{"rendered":"Time of Orchids &#8211; Namesake Caution"},"content":{"rendered":"<p>Qu\u2019il est difficile d\u2019aborder le nouvel album d\u2019une formation que l\u2019on a consid\u00e9r\u00e9 comme \u00ab\u00a0Espoir de l\u2019ann\u00e9e 2005\u00a0\u00bb, lorsque celui-ci vous prend \u00e0 rebrousse-poil ! Pourtant, vu \u00e0 quel point Time of Orchids aime la prise de risque et l\u2019aventure, nous aurions d\u00fb nous en douter. Il n\u2019emp\u00eache : l\u2019amateur de <i>Sarcast While<\/i>, sorti sur Tzadik il y a deux ans, se trouvera sans doute une nouvelle fois d\u00e9sempar\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9coute de <i>Namesake Caution<\/i>. <\/p>\n<p> Que reste-t-il donc de ces climats si sombres et de cette musique si \u00ab\u00a0Lynch\u00e9enne\u00a0\u00bb ? La difficult\u00e9 d\u2019approche et les compositions si abstraites bien s\u00fbr. Premier constat : le groupe s\u2019est apais\u00e9. A l\u2019image des deux premiers titres, plus psych\u00e9d\u00e9liques, les New-Yorkais s\u2019amusent \u00e0 changer les ambiances, du doux \u00e0 l\u2019amer, mais en faisant moins appel \u00e0 leur facette la plus bruitiste. Pour se faire, les trois-quarts de la formation assurent le chant et les ch\u0153urs, sur un rythme qui s\u2019est clairement ralenti et sur des formats plus courts qu\u2019\u00e0 l\u2019accoutum\u00e9e. L\u00e0 o\u00f9 le groupe \u00e9tait si dou\u00e9 pour d\u00e9velopper ses th\u00e8mes sur de longues minutes , il s\u2019amuse d\u00e9sormais \u00e0 en changer brusquement, et placer \u00e7a et l\u00e0 quelques passages lorgnant encore plus qu\u2019auparavant vers le progressif (\u00ab\u00a0Darling Abandon\u00a0\u00bb par exemple, \u00e0 la mont\u00e9e que n\u2019aurait pas reni\u00e9e Jon Anderson et sa bande ou encore \u00ab\u00a0The Only Thing\u00a0\u00bb). On sent \u00e9galement l\u2019influence des musiques de films sur quelques arrangements, Ennio Morricone en t\u00eate (le d\u00e9but martial de \u00ab\u00a0Meant\u00a0\u00bb). Il reste \u00e9galement quelques moments barr\u00e9s dignes de Mike Patton ou du plus jusqu&rsquo;au-boutiste RIO (\u00ab\u00a0Parade of Season\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0Gem\u00a0\u00bb, gorg\u00e9s de digressions \u00e9lectroniques et d\u2019arp\u00e8ges d\u00e9cal\u00e9s). On retrouve aussi ces r\u00e9f\u00e9rences emprunt\u00e9es au post-rock sur le final d\u2019 \u00ab\u00a0Entertainment Woes\u00a0\u00bb. Un Time of Orchids \u00e0 la fois diff\u00e9rent et similaire. <\/p>\n<p> Mais ce qui d\u00e9rangera le plus dans ce disque, c\u2019est qu\u2019il n\u2019est pas r\u00e9ellement possible de le \u00ab\u00a0juger\u00a0\u00bb. A l\u2019instar de bien des \u0153uvres contemporaines, on est confront\u00e9 \u00e0 une certaine forme d\u2019indigence, voire de laideur (un chant et des arp\u00e8ges parfois \u00e0 la limite de la justesse, des sons de claviers analogiques bruts de d\u00e9coffrage) si crues qu\u2019elles en deviennent \u00e0 la fois fragiles et belles. On ressort de l\u2019\u00e9coute de cet album avec l\u2019impression de devoir \u00ab\u00a0souffrir\u00a0\u00bb et d\u2019encaisser certaines minutes pour \u00eatre subjugu\u00e9 par les suivantes (\u00ab\u00a0Crib Tinge to Callow\u00a0\u00bb), luttant sans arr\u00eat pour apprivoiser cet animal sauvage. <\/p>\n<p> Un paradoxe qui montre bien \u00e0 quel point on ne peut cat\u00e9goriser ce groupe. Un disque presque indomptable, qui continue le grand \u00e9cart entre le progressif et l\u2019art-rock, au risque de se vautrer parfois dans le grotesque ou l\u2019incompr\u00e9hension, souvent dans le g\u00e9nie. Une \u00e9nigme sonore o\u00f9 Yes, les Beach Boys et Mister Bungle ne sont que quelques maigres indices pour percer un myst\u00e8re encore \u00e9pais, et si bien illustr\u00e9 par cette pochette pixellis\u00e9e et inqui\u00e9tante.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Qu\u2019il est difficile d\u2019aborder le nouvel album d\u2019une formation que l\u2019on a consid\u00e9r\u00e9 comme \u00ab\u00a0Espoir&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":1104,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1103"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1103"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1103\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1104"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1103"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1103"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1103"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}