{"id":1101,"date":"2008-01-11T00:00:00","date_gmt":"2008-01-10T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1101"},"modified":"2008-01-11T00:00:00","modified_gmt":"2008-01-10T22:00:00","slug":"1101","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/01\/11\/1101\/","title":{"rendered":"Pink Floyd &#8211; Wish You Were Here"},"content":{"rendered":"<p>Nous ne rentrerons pas dans l\u2019\u00e9ternelle g\u00e9guerre entre les \u00ab\u00a0pro-Dark Side\u00a0\u00bb et les \u00ab\u00a0pro-Wish You\u00a0\u00bb pour savoir lesquels de ces deux albums est le meilleur. Nous ne ferons que constater leur succ\u00e8s artistique et commercial consid\u00e9rable qui a, sans aucun doute, fait que Pink Floyd a surclass\u00e9 tous ses confr\u00e8res progressifs de l\u2019\u00e9poque, pour finalement sortir de ce genre tant il toucha le grand public. Nous pouvons \u00e9galement ajouter que si <i>Dark Side of the Moon<\/i> est un concept, <i>Wish You Were Here<\/i> est un ind\u00e9niablement un album, avec des titres de dur\u00e9e et d\u2019intensit\u00e9 variables, loin de l\u2019homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 \u2013 sans aucun sens p\u00e9joratif \u2013 de <i>la face cach\u00e9e de la Lune<\/i>. Mais il y a des similitudes entre les deux disques : les interventions \u00e9quilibr\u00e9s de chaque membre du groupe, une production (tr\u00e8s) en avance sur son temps, et des sonorit\u00e9s (notamment de claviers) qui se modernisent alors qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9poque (1973-1975), les clavecins \u00e0 la Wakeman sont \u00e0 la mode\u2026 . <\/p>\n<p>  Qui ne conna\u00eet pas \u00ab\u00a0Shine on You Crazy Diamond\u00a0\u00bb, ode \u00e0 leur ancien leader damn\u00e9, Syd Barrett,  cette longue introduction de Gilmour \u00e0 la guitare, suivi de Wright, ce refrain puissant appuy\u00e9e par de magnifiques ch\u0153urs ? Sa suite, qui cl\u00f4t le disque, est en revanche injustement m\u00e9connue. Subdivis\u00e9e en plusieurs parties o\u00f9 chaque membre \u00e0 un r\u00f4le particulier, et o\u00f9 Wright fait merveille avec des sons totalement in\u00e9dits, elle ne doit cette indiff\u00e9rence qu\u2019\u00e0 sa forme presque exclusivement instrumentale. A eux deux, et en neufs parties, \u00ab\u00a0Shine on You Crazy Diamond\u00a0\u00bb est l\u2019un des <i>epics<\/i> du progressif qui a le mieux vieilli,  mais surtout sur lequel pas une seconde ne peut \u00eatre tax\u00e9e de remplissage. <\/p>\n<p>  Les trois morceaux restants r\u00e9ussissent le tour de force de devenir eux aussi des classiques, en conservant un format tout \u00e0 fait conventionnel. \u00ab\u00a0Welcome to the Machine\u00a0\u00bb, hymne futuriste, est un titre robotique et angoissant, sur lequel David Gilmour r\u00e9alise l\u2019une de ses plus belles prestations vocales. \u00ab\u00a0Have a Cigar\u00a0\u00bb, o\u00f9 l\u2019ironie de Waters atteint des sommets (le morceau d\u00e9crit l\u2019ascension d\u2019un jeune musicien, manipul\u00e9 par un grand ponte de \u00ab\u00a0l\u2019industrie musicale\u00a0\u00bb), poss\u00e8de une tr\u00e8s bonne dynamique, avec le riff anthologique de Gilmour. Enfin, \u00ab\u00a0Wish You Were Here\u00a0\u00bb est encore un \u00ab\u00a0tube\u00a0\u00bb pour le Floyd, d\u00e9di\u00e9 \u00e0 Syd Barett, un titre acoustique mais imparable. <\/p>\n<p>  Il est \u00e9tonnant de constater, plus de trente ans apr\u00e8s, \u00e0 quel point ce disque sonne moderne, plus semble-t-il que <i>Dark Side of the Moon<\/i>. L\u2019\u00e9quilibre entre les morceaux est aussi parfait, ce qui est un exercice bien plus difficile lorsque l\u2019on compose un album et non un concept. Un incontournable !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Nous ne rentrerons pas dans l\u2019\u00e9ternelle g\u00e9guerre entre les \u00ab\u00a0pro-Dark Side\u00a0\u00bb et les \u00ab\u00a0pro-Wish You\u00a0\u00bb&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":1102,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1101"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1101"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1101\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1102"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1101"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1101"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1101"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}