{"id":1099,"date":"2008-02-28T00:00:00","date_gmt":"2008-02-27T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1099"},"modified":"2008-02-28T00:00:00","modified_gmt":"2008-02-27T22:00:00","slug":"1099","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/02\/28\/1099\/","title":{"rendered":"A Mountain of One &#8211; Collected Works"},"content":{"rendered":"<p>Contrairement \u00e0 ce que son nom peut laisser entendre, <i>Collected Works<\/i> n\u2019est pas un <i>Greatest Hits<\/i>. Cela n\u2019a rien d\u2019\u00e9tonnant puisqu\u2019A Mountain of One est une \u00ab\u00a0jeune\u00a0\u00bb formation, et qu\u2019il s\u2019agit en r\u00e9alit\u00e9 de son premier album compilant deux <i>EP<\/i> sortis successivement, ainsi qu\u2019une poign\u00e9e de nouveaux titres. <\/p>\n<p>  Pourquoi ces guillemets \u00e0 \u00ab\u00a0jeune\u00a0\u00bb ? Parce que derri\u00e8re la montagne se cache une meute de requins de studio aux dents plus aiguis\u00e9es les une que les autres : clavi\u00e9riste et percussionniste des Pretenders (Zeb Jameson), chanteuse de Tricky (Martina Topley-Bird), DJs tr\u00e8s branch\u00e9s de Londres (Mo Morris et Leo Elstob, co-producteurs sur l\u2019album). Et que d\u00e9cident-ils de faire de leur temps libre ? Du progressif, assur\u00e9ment ! Influenc\u00e9 par la vague psych\u00e9d\u00e9lique des ann\u00e9es 70, A Mountain of One (AMO ou AM1 pour les intimes) reproduit tout le spectre musical du genre. Du planant \u00e9lectrique, avec le Pink Floyd de <i>Meddle<\/i> en passant par <i>Erpland<\/i> d\u2019Ozric Tentacles, mais \u00e9galement au planant \u00e9lectronique, comme ces r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 Ashra Temple et surtout Alan Parsons Project. Ajoutez au m\u00e9lange un go\u00fbt tr\u00e8s s\u00fbr pour les ambiances intimistes et apais\u00e9es du Talk Talk de <i>Spirit of Eden<\/i> ou Spiritualized, et vous obtenez l\u00e0 l\u2019une des tr\u00e8s bonnes surprises de ce premier semestre 2008.<\/p>\n<p>  Car <i>Collected Works<\/i>, s\u2019il intrigue aux premi\u00e8res \u00e9coutes par ses r\u00e9f\u00e9rences si peu usit\u00e9es ces derni\u00e8res ann\u00e9es, finit par s\u00e9duire (presque) inconditionnellement. Il faut dire que le choix de \u00ab\u00a0Ride\u00a0\u00bb en ouverture peut surprendre. Ce morceau \u00ab\u00a0Santanesque\u00a0\u00bb, semi-acoustique et dont le tempo monte crescendo, s\u2019inscrit sans doute dans une volont\u00e9 de mettre l\u2019auditeur dans l\u2019ambiance, mais il ne repr\u00e9sente pas tout ce qu\u2019il est cens\u00e9 introduire. Au contraire, la suite pioche directement dans l\u2019h\u00e9ritage \u00e9voqu\u00e9 plus haut : instrumental de haut-vol o\u00f9 les claviers <i>vintage<\/i> et les guitares s\u2019entrem\u00ealent avec bonheur sur une rythmique groovy (\u00ab\u00a0Warping of the Clock\u00a0\u00bb), ou longue plainte vocod\u00e9e et ensorcelante (\u00ab\u00a0Freefall\u00a0\u00bb). De m\u00eame, le doubl\u00e9 \u00ab\u00a0Innocent Line\u00a0\u00bb &#8211; \u00ab\u00a0Innocent Reprise\u00a0\u00bb (qui \u00e9voque \u00e9galement Weather Report avec ses instruments \u00e0 vent et ses ch\u0153urs \u00ab\u00a0ethniques\u00a0\u00bb) impressionne. Mais le groupe propose \u00e9galement une relecture moderne de ce son, \u00e0 travers le probable single \u00ab\u00a0Can\u2019t Be Serious\u00a0\u00bb dont la syncope tr\u00e8s <i>trip-hop<\/i> contraste avec des sonorit\u00e9s pour le moins analogiques, ou le magnifique \u00ab\u00a0Brown Piano\u00a0\u00bb en cl\u00f4ture, qui n\u2019aurait pas d\u00e9pareill\u00e9 sur le <i>Virgin Suicides<\/i> de Air avec ses voix susurr\u00e9es en espagnol et son atmosph\u00e8re douce-am\u00e8re. Quant aux r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 la formation de Mark Hollis, elles se justifient sur \u00ab\u00a0Our Eyes\u00a0\u00bb ou le magnifique \u00ab\u00a0Arc of Abraham\u00a0\u00bb, o\u00f9 les silences et les pauses valent autant que la musique elle-m\u00eame. <\/p>\n<p>  Si A Mountain of One est tr\u00e8s port\u00e9 sur les ambiances calmes et \u00e9th\u00e9r\u00e9es, on reste pantois devant sa capacit\u00e9 \u00e0 aller au-del\u00e0 de la simple \u00ab\u00a0musique planante\u00a0\u00bb, \u00e9cueil qui explique sans doute pourquoi le courant psych\u00e9d\u00e9lique est rest\u00e9 oubli\u00e9 pendant des d\u00e9cennies. Ici, chaque titre poss\u00e8de un vrai caract\u00e8re et une vraie force \u00e9vocatrice, faisant de l\u2019album un chemin sinueux vers l\u2019espace, plut\u00f4t qu\u2019un monocorde d\u00e9collage d\u2019Ariane.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Contrairement \u00e0 ce que son nom peut laisser entendre, Collected Works n\u2019est pas un Greatest&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":1100,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1099"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1099"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1099\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1100"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1099"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1099"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1099"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}