{"id":1097,"date":"2008-03-13T00:00:00","date_gmt":"2008-03-12T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1097"},"modified":"2008-03-13T00:00:00","modified_gmt":"2008-03-12T22:00:00","slug":"1097","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/03\/13\/1097\/","title":{"rendered":"Jarboe-Justin K. Broadrick &#8211; J\u00b2"},"content":{"rendered":"<p><i>J\u00b2<\/i>, symbole de la densit\u00e9, de l\u2019\u00e9nergie thermique et \u00e9lectrique (joule), mais aussi d\u2019une collaboration qui reprend les caract\u00e9ristiques de la mesure en question. La rencontre entre Justin K. Broadrick (fondateur, par ordre chronologique, de Napalm Death, Godflesh et Jesu) et Jarboe (ex-Swan, et qui a \u00e9galement particip\u00e9 \u00e0 certains albums de Neurosis ou A Perfect Circle) ne pouvait faire que des \u00e9tincelles : d\u00e9j\u00e0 esquiss\u00e9e au sein de Jesu, cette collaboration prend enfin son envol sur ce premier album qui, on l\u2019esp\u00e8re, en appellera d\u2019autres. <\/p>\n<p>  Comme souvent, lorsqu\u2019un artiste cr\u00e9atif et touche-\u00e0-tout travaille avec une chanteuse charismatique, le premier fait de la seconde son \u00e9g\u00e9rie et lui compose des titres sur-mesure. C\u2019est le cas ici, puisque l\u2019on peut dire que le \u00ab&nbsp;son&nbsp;\u00bb de Jesu est au service de la \u00ab&nbsp;voix&nbsp;\u00bb de Jarboe, sur des morceaux mettant en valeur le talent, et parfois aussi, la folie de la cantatrice. Cela explique peut \u00eatre pourquoi l\u2019album commence de la mani\u00e8re la plus abrupte (et la moins appropri\u00e9e) qui soit avec \u00ab&nbsp;Decay&nbsp;\u00bb, d\u00e9lire sombre et bruitiste qui se d\u00e9veloppe autour d\u2019une complainte de Jarboe pendant sept p\u00e9nibles minutes. La touche \u00ab&nbsp;forward&nbsp;\u00bb sera actionn\u00e9e tr\u00e8s rapidement pour ceux qui veulent d\u00e9couvrir les tr\u00e9sors parsemant la suite du disque. Car pour le reste, et on parle bien de tout le reste, le duo tient ses promesses\u00a0: \u00ab&nbsp;Let Go&nbsp;\u00bb rappelle le meilleur de Portishead flirtant avec Godflesh tandis que \u00ab&nbsp;Magick Girl&nbsp;\u00bb et ses claviers contrastant avec une rythmique sursatur\u00e9e aurait sa place en cl\u00f4ture d\u2019un film de David Lynch. La lourdeur et l\u2019aspect tr\u00e8s r\u00e9p\u00e9titif propre \u00e0 la musique de Broadrick ne sont pas toujours de mise, puisque le duo s\u2019essaye parfois \u00e0 la pop d\u00e9cal\u00e9e (\u00ab&nbsp;Romp&nbsp;\u00bb) ou \u00e0 la musique ethnique (\u00ab&nbsp;Tribal Limo&nbsp;\u00bb, comme un Killing Joke au ralenti). Quant au final \u00ab&nbsp;8mmsweetbitter&nbsp;\u00bb, n\u2019ayons pas peur des comparaisons\u00a0: entre sa production stratosph\u00e9rique et ses couches de voix superpos\u00e9es, on dirait que Devin Townsend produit les Cocteau Twins. Divin\u00a0! <i>J\u00b2<\/i> atteint donc souvent le but si souvent recherch\u00e9 et si peu atteint par ce genre de collaboration atypique\u00a0: les personnalit\u00e9s des deux artistes sont respect\u00e9es, et pourtant fusionn\u00e9es dans un seul et m\u00eame univers, coh\u00e9rent et s\u00e9duisant. <\/p>\n<p>  H\u00e9las, et malgr\u00e9 nos r\u00e9criminations habituelles sur la dur\u00e9e moyenne trop longue de bien des albums, ici c\u2019est un sentiment d\u2019inachev\u00e9 qui persiste. Car six titres, pour une dur\u00e9e d\u2019une toute petite quarantaine de minutes, c\u2019est un poil court, d\u2019autant que certains auraient m\u00e9rit\u00e9s d\u2019\u00eatre plus concis, \u00e0 commencer par les sept minutes introductives. Mais tout amateur du premier comme du second <i>J<\/i> trouvera son bonheur sur ce premier essai, \u00e0 confirmer par un second que l\u2019on l\u2019esp\u00e8re plus consistant. D\u2019autant que nous avons \u00e9t\u00e9 mis en app\u00e9tit\u00a0!<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>J\u00b2, symbole de la densit\u00e9, de l\u2019\u00e9nergie thermique et \u00e9lectrique (joule), mais aussi d\u2019une collaboration&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":1098,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1097"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1097"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1097\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1098"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1097"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1097"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1097"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}