{"id":1087,"date":"2008-09-19T00:00:00","date_gmt":"2008-09-18T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1087"},"modified":"2008-09-19T00:00:00","modified_gmt":"2008-09-18T22:00:00","slug":"1087","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/09\/19\/1087\/","title":{"rendered":"Ephrat &#8211; No One\u2019s Words"},"content":{"rendered":"<p>On aurait voulu aimer ce premier album. Sur le papier, il avait d&rsquo;ailleurs tout pour plaire. Imaginez : sponsoris\u00e9 et produit par Steven Wilson, sign\u00e9 sur InsideOut Music, des influences revendiqu\u00e9es allant de Megadeth \u00e0 Kansas, des invit\u00e9s de classe mondiale (Daniel Gildenl\u00f6w de Pain of Salvation, Petronella Nettermalm de Paatos et Tomer Z de Blackfield). La d\u00e9ception est \u00e0 la hauteur de ces esp\u00e9rances. <\/p>\n<p>  Car les compositions sont souvent indignes de leurs interpr\u00e8tes et de leur producteur. Premi\u00e8re remarque, Omer Ephrat, le ma\u00eetre d\u2019\u0153uvre isra\u00e9lien de ce projet, a une horripilante propension \u00e0 jouer la quasi-totalit\u00e9 de ses guitares dans les aig\u00fces et \u00e0 la tierce, donnant \u00e0 l\u2019ensemble du disque des relents metal de mauvais go\u00fbt et qui s&rsquo;int\u00e8grent mal au reste du disque. Cette forme de lourdeur n\u2019est pas rattrap\u00e9e par un rythme g\u00e9n\u00e9ral des titres plut\u00f4t lent, voire pachydermique : \u00ab\u00a0Better Than Anything\u00a0\u00bb et l\u2019instrumental \u00ab\u00a0Blocked\u00a0\u00bb en sont deux illustrations. <br \/><br<  C\u2019est ainsi que malgr\u00e9 une bonne volont\u00e9 \u00e9vidente, <i>No One\u2019s Words<\/i> est souvent disparate et sans tenue : \u00ab\u00a0The Show\u00a0\u00bb s&rsquo;englue dans la longueur en voulant absolument caser son passage oriental (sans compter son passage \u00ab\u00a0Steven Wilson\u00a0\u00bb qui a d\u00fb faire rougir son producteur\u2026) et \u00ab\u00a0Haze\u00a0\u00bb rel\u00e8ve le d\u00e9fi ne pas exploiter le potentiel vocal de Petronella (la palme revenant aux premi\u00e8res minutes, qui fr\u00f4le l&rsquo;absurde tant elles sont \u00ab\u00a0a-m\u00e9lodiques\u00a0\u00bb).   <\/p>\n<p>  En contrepartie, on se doit de relever chez Ephrat une forme de th\u00e9\u00e2tralit\u00e9 qui rappelle Queen et Pain of Salvation (le r\u00e9ussi \u00ab\u00a0The Sum of Damage Done\u00a0\u00bb), et des passages calmes de meilleure tenue (interventions \u00e0 la fl\u00fbte souvent bienvenues). Le pav\u00e9 \u00ab\u00a0Real\u00a0\u00bb, qui lorgne sur les terres de Spock&rsquo;s Beard, exploite d&rsquo;ailleurs assez bien ces deux facettes pendant plus de quinze minutes. Mais deux titres finaux ne suffisent pas \u00e0 sauver un disque trahi par des influences mal dig\u00e9r\u00e9es et mal crois\u00e9es, sans doute \u00e0 cause d&rsquo;une structure de composition pas assez travaill\u00e9e, et du fait qu&rsquo;Ephrat reste un projet solo et non un groupe. Tout le monde ne s\u2019appelle pas Arjen Lucassen ou (soyons chauvin) Nicolas Chapel de Demians. <\/p>\n<p>  Ephrat donne souvent la f\u00e2cheuse impression de livrer un album qui a probablement quitt\u00e9 trop t\u00f4t le stade de la d\u00e9mo. Le potentiel est l\u00e0, mais un peu de recul sur les compositions aurait sans doute permis de mieux faire le tri parmi des id\u00e9es qui se marient parfois tr\u00e8s mal. Un constat surprenant pour un poulain de l\u2019\u00e9curie allemande, qui a si souvent \u00e9vit\u00e9 l\u2019\u00e9cueil de la pr\u00e9cipitation en mati\u00e8re de signature de jeunes pousses prometteuses. Attendons la suite de cette premi\u00e8re \u00e9bauche\u2026<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>On aurait voulu aimer ce premier album. 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