{"id":1073,"date":"2009-02-23T00:00:00","date_gmt":"2009-02-22T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1073"},"modified":"2009-02-23T00:00:00","modified_gmt":"2009-02-22T22:00:00","slug":"1073","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2009\/02\/23\/1073\/","title":{"rendered":"Trail of Dead &#8211; The Century of Self"},"content":{"rendered":"<p>Lib\u00e9r\u00e9 de la pression commerciale de son ancienne maison de disques (la major Interscope) et de la pression artistique de livrer un album unanimement reconnu (comme le fut <i>Sources of Tags and Codes<\/i>, sorti en 2002), &#8230;And You Will Know Us by the Trail of Dead s&rsquo;offre une seconde jeunesse apr\u00e8s plus d&rsquo;une d\u00e9cennie d&rsquo;existence. Car si <i>World Apart<\/i> (2005) \u00e9tait une \u0153uvre ambitieuse, ses acc\u00e8s \u00e9piques avaient rebut\u00e9 les plus \u00ab indie \u00bb de leurs fans, tout en leur permettant de figurer dans nos pages. La suite, le bien nomm\u00e9 <i>So Divided<\/i>(2006), soufflait le chaud et le froid, perdait en coh\u00e9rence \u00e0 l\u2019image de cet horrible single bluesy, reni\u00e9 depuis par le groupe (\u00ab Naked Sun \u00bb). On sentait alors un groupe partag\u00e9, perdu peut-\u00eatre, entre ses diff\u00e9rentes envies musicales quand bien m\u00eame il proposait un m\u00e9lange unique de rock, punk-hardcore et progressif : inqui\u00e9tant&#8230; <\/p>\n<p>   On a pourtant retrouv\u00e9 la trace de Trail of Dead. D\u00e9sormais sign\u00e9 en Europe chez Superball Music, la branche \u00ab\u00a0tendance\u00a0\u00bb d&rsquo;InsideOut Music, le groupe a pris le temps de mettre \u00e0 plat ses projets et d&rsquo;enregistrer un nouvel album l\u00e9ch\u00e9 et dont chacune de ses cinquante minutes est pens\u00e9e et travaill\u00e9e pour contribuer \u00e0 un ensemble de grande qualit\u00e9. <i>The Century of Self<\/i>, puisque tel est son nom, n\u2019est pourtant pas le successeur tant attendu depuis 2002, mais il poss\u00e8de cette continuit\u00e9 musicale qui faisait d\u00e9faut \u00e0 ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs les plus r\u00e9cents. Plus puissant, avec un retour \u00e0 des passages \u00e0 plusieurs voix, il ravira ceux qui trouvaient que le groupe s&rsquo;\u00e9tait embourgeois\u00e9. \u00ab Far Pavillons \u00bb ou \u00ab Ascending \u00bb devraient les en convaincre, sur album ou <i>a minima<\/i> en concert. <\/p>\n<p>  En revanche, la patte de Conrad Kelly (qui signe encore une magnifique pochette, r\u00e9alis\u00e9e au stylo bille) est toujours l\u00e0 et les envol\u00e9es lyriques sont l\u00e9gion. La finesse d\u2019un \u00ab Halcyon Days \u00bb (o\u00f9 les ch\u0153urs \u00e0 la Pink Floyd de <i>Worlds Apart<\/i> r\u00e9apparaissent) ou encore la fin du disque \u2013 avec des allers-retours sur des th\u00e8mes majoritairement interpr\u00e9t\u00e9s au piano et aux claviers aux influences tout aussi folk-americana que purement progressives \u2013 d\u00e9montrent bien toute la sophistication de son \u00e9criture. Quant aux th\u00e8mes abord\u00e9s, le compositeur persiste \u00e0 parsemer ses textes de r\u00e9f\u00e9rences mythologiques, m\u00eame s&rsquo;il se permet des moments plus personnels, comme sur \u00ab Picture of One Only Child \u00bb, aux paroles autobiographiques poignantes. Comment passer sous silence \u00ab Isis Unveiled \u00bb, pendant des deux classiques de Trail of Dead que sont \u00ab It Was There That I Saw You \u00bb et \u00ab Will You Smile Again to Me \u00bb, \u00e0 savoir un long morceau en forme de montagnes russes, qui explose par deux fois pour le plus grand bonheur de nos oreilles. Un sans faute, tout simplement. <\/p>\n<p>  Voici probablement le premier album important de 2009. Et si la formule tr\u00e8s personnelle de Trail of Dead n\u2019est pas faite pour r\u00e9unir le plus grand nombre, ce que le groupe semble enfin avoir compris, elle n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 mieux exploit\u00e9e qu\u2019aujourd\u2019hui.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lib\u00e9r\u00e9 de la pression commerciale de son ancienne maison de disques (la major Interscope) et&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":1074,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1073"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1073"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1073\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1074"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1073"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1073"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1073"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}