{"id":1067,"date":"2002-08-24T00:00:00","date_gmt":"2002-08-23T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1067"},"modified":"2002-08-24T00:00:00","modified_gmt":"2002-08-23T22:00:00","slug":"1067","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2002\/08\/24\/1067\/","title":{"rendered":"Spock&rsquo;s Beard &#8211; Snow"},"content":{"rendered":"<p>Il aura fallu attendre ce dernier opus pour r\u00e9soudre l\u2019\u00e9nigme Spock\u2019s Beard : pourquoi diable Neal Morse, principal compositeur du groupe, avait-il toujours refus\u00e9 d\u2019enregistrer un concept album, alors qu\u2019il fut berc\u00e9 toute son enfance par des monuments tels que <i>The Lamb Lies Down on Broadway<\/i> de Genesis ou <i>Tales from Topographic Oceans<\/i> de Yes ? La r\u00e9ponse nous est donn\u00e9e dans le livret : la t\u00eate pensante du groupe consid\u00e9rait un concept album comme un exercice difficile trop souvent b\u00e2cl\u00e9, et ne voulait donc pas risquer de nous pondre un  album sans int\u00e9r\u00eat.<\/p>\n<p> Que tout le monde se rassure : ce <i>Snow<\/i> est bien parti pour figurer aupr\u00e8s des deux perles sus-cit\u00e9es. L\u2019histoire nous conte sur plus de deux heures les aventures d\u2019un jeune homme albinos (d\u2019o\u00f9 le titre\u2026) dot\u00e9 d\u2019\u00e9tranges pouvoirs qu\u2019il va d\u00e9couvrir au fil de l\u2019album. C\u00f4t\u00e9 musique, aucune inqui\u00e9tude \u00e0 avoir : C\u2019est du Spock\u2019s Beard pur jus, avec ses ch\u0153urs \u00ab Gentle Giant \u00bb-esque \u00e0 couper le souffle (\u201c<i>Devil\u2019s got my throat<\/i>\u201d), ses th\u00e8mes gais et entra\u00eenants, et ce son toujours caract\u00e9ristique, qui font la singularit\u00e9 et le charme de Spock\u2019s Beard. Aucune surprise donc pour l\u2019habitu\u00e9 qui avait d\u00e9j\u00e0 flash\u00e9 sur <i>The Kindness of Strangers<\/i> ou <i>V<\/i>. Seule grosse nouveaut\u00e9, les morceaux se sont consid\u00e9rablement raccourcis, le plus long n\u2019affichant que huit minutes au compteur, chose \u00e9tonnante vu que le Spock nous avait habitu\u00e9s \u00e0 de longs morceaux \u00e9piques d\u00e9passant all\u00e8grement la dizaine de minute. Ce n\u2019est cependant pas un handicap pour le groupe, qui peut ainsi alterner les ambiances \u00e0 son gr\u00e9, nous faisant vivre v\u00e9ritablement les sentiments du h\u00e9ros.  Chacune des deux parties de l\u2019histoire d\u00e9bute par une ouverture instrumentale magnifique posant d\u2019entr\u00e9e de jeu la marque S.B., avec des sections cuivres assez loufoques sur la seconde qui rappelle la mani\u00e8re dont Ron Thal les utilise sur <i>Uncool<\/i> ou <\/i>Hands<\/i>. On retiendra surtout des titres tels que \u201c<i>Stranger in a strange land<\/i>\u201d, \u201c<i>Solitary soul<\/i>\u201d, \u201c<i>Carie<\/i>\u201d (avec Nick D\u2019Virgilio au chant, que nous avons interview\u00e9) ou encore \u201c<i>Freak Boy<\/i>\u201d. Les th\u00e8mes typiques de la formation pullulent et r\u00e9apparaissent tout au long de l\u2019album comme un fil rouge.<\/p>\n<p>  <i>Snow<\/i> se r\u00e9v\u00e8le \u00eatre une belle r\u00e9usite, \u00e0 se demander si Spock\u2019s Beard sortira un jour un album d\u00e9cevant\u2026 Sans cr\u00e9er la surprise par rapport au reste de sa discographie ni r\u00e9volutionner le progressif, le quintet poursuit son chemin en nous sortant un disque superbement interpr\u00e9t\u00e9 et qui risque de squatter votre platine pendant un moment\u2026<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il aura fallu attendre ce dernier opus pour r\u00e9soudre l\u2019\u00e9nigme Spock\u2019s Beard : pourquoi diable&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":18,"featured_media":1068,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1067"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/18"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1067"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1067\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1068"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1067"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1067"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1067"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}