{"id":1051,"date":"2002-10-26T00:00:00","date_gmt":"2002-10-25T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1051"},"modified":"2002-10-26T00:00:00","modified_gmt":"2002-10-25T22:00:00","slug":"1051","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2002\/10\/26\/1051\/","title":{"rendered":"Opeth &#8211; Deliverance"},"content":{"rendered":"<p>Opeth n\u2019est pas \u00e0 proprement parler un groupe \u00ab progressif \u00bb. Un amateur lamba de prog, jetant une oreille sur ce disque, pourrait m\u00eame s\u2019enfuir en courant en entendant ces voix gutturales et ces rythmiques barbares. Mais le n\u00e9ophyte ne craignant pas un tant soit peu de sauvagerie m\u00e9tallique d\u00e9couvrira dans Opeth un groupe tout simplement excellent. Ce quatuor ne se contente pas de stagner dans un death m\u00e9tal \u00e9nerv\u00e9 et sulfureux, mais au contraire, s\u2019aventure dans des contr\u00e9es musicales allant du jazz au rock acoustique et n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 repousser les limites de sa musique pour cr\u00e9er un style hybride, o\u00f9 puret\u00e9 et violence sont en v\u00e9ritable symbiose. <\/p>\n<p> Et c\u2019est peut-\u00eatre finalement l\u2019essence m\u00eame du progressif : savoir \u00e9voluer et se remettre en question. C\u2019est ce que fait Opeth tout au long de ces six morceaux (pour plus d\u2019une heure de musique tout de m\u00eame), en \u00e9crasant litt\u00e9ralement tout sur son passage : rythmiques en b\u00e9ton arm\u00e9, lignes de chant tour \u00e0 tour douces et psychotiques, et interludes de toute beaut\u00e9, interpr\u00e9t\u00e9s \u00e0 la guitare acoustique. On retrouve \u00e9galement, de temps \u00e0 autres, des percussions fort bien utilis\u00e9es, apportant une touche d\u00e9finitivement sp\u00e9ciale aux compositions. Opeth distille dans son death des influences parfaitement dig\u00e9r\u00e9es, allant de Camel \u00e0 Morbid Angel (\u00ab <b>Masters apprentices<\/b> \u00bb) et fait preuve d\u2019une pr\u00e9cision \u00e0 couper le souffle. Les quatre Su\u00e9dois n\u2019h\u00e9sitent pas \u00e0 durcir le ton quand il le faut, ou au contraire \u00e0 l\u2019adoucir par de magnifiques lignes de piano (\u00ab <b>Deliverance<\/b> \u00bb). Chaque morceau est une v\u00e9ritable perle, o\u00f9 les extr\u00eames se m\u00ealent de mani\u00e8re totalement naturelle (\u00ab <b>Wreath<\/b> \u00bb, \u00ab <b>A fair judgement<\/b> \u00bb). Comme pour le pr\u00e9c\u00e9dent album, \u00ab <b>Blackwater Park<\/b> \u00bb, c\u2019est Steven Wilson (Porcupine Tree) qui se charge de la production, et son travail est particuli\u00e8rement impressionnant : un son \u00e9norme, qui rappelle quelque peu celui d\u2019 \u00ab <b>In Absentia<\/b> \u00bb, dernier bijou en date de l\u2019arbre \u00e0 porcs-\u00e9pics. Comme un bon vin, Opeth se bonifie au fil des albums et surprend de plus en plus \u00e0 chacune de ses sorties, en nous balan\u00e7ant un disque excellent de bout en bout. Si vous n\u2019\u00eates pas rebut\u00e9s par un peu de violence musicale, nous vous conseillons plus que vivement de vous jeter sur cette galette qui est certainement \u00e0 ce jour le chef d\u2019\u0153uvre du groupe. A noter qu\u2019un autre album, \u00ab <b>Damnation<\/b> \u00bb, sortira en mars 2003 et sera enti\u00e8rement compos\u00e9 de titres acoustiques, exercice dans lequel le quatuor su\u00e9dois est \u00e9galement pass\u00e9 ma\u00eetre.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Opeth n\u2019est pas \u00e0 proprement parler un groupe \u00ab progressif \u00bb. 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