Dante - Saturnine

29/06/2010

Par Christophe Gigon

Label: ProgRock Records

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L’Allemagne, l’autre pays du metal prog, n’a pas à souffrir de la comparaison avec ses amis américains. En effet, Vanden Plas et Sylvan sont loin de faire figure d’anecdotiques zozos dans le milieu des connaisseurs. Ainsi, Dante, comme son nom ne l’indique pas, pourrait devenir la nouvelle tête de proue de ce genre qui commence pourtant passablement à s’essouffler. Si tous les ingrédients nécessaires et suffisants (une voix en or, une production en béton, un guitariste-pieuvre, une rythmique raffinée et des claviers-logorrhée) sont bien présents, ce qui assure à ce nouveau challenger un crédit d’office reste, comme toujours, la qualité intrinsèque des compositions, indépendamment de celle de leurs interprètes. Avouons qu’il faudrait être mauvaise langue pour ne pas reconnaître à ce jeune quintette un certain panache. De plus, ce qui ne gâche rien, l’ensemble ferait davantage penser à l’excellent (mais par trop peu reconnu) Threshold qu’aux indéboulonnables soldats de la bande à Mike Portnoy. Signalons encore que l’incontournable epic de l’album, « Vanessa », magistrale composition à tiroirs d’une rare finesse, conclut ce Saturnine du meilleur effet avec grâce et majesté. Un « plus que clone » digne d’intérêt. Pari réussi : Dream Theater n’a jamais été cité. Ah si. Caramba, encore raté !