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19 Mars 2004

Final Conflict

The Quest

par Julien Van Espen
Sorti en 1992, Quest est le deuxième album de Final Conflict distribué à « grande échelle » par Gaia Records. Cette date marque également l’arrivée de Steve Lipiec derrière les claviers, en lieu et place de Mark Price, l’un des trois membres fondateurs du groupe en compagnie des deux chanteurs guitaristes, Andy Lawton et Brian Donkin. Notons que les ventes de ce disque furent relativement importantes, permettant aux Anglais de traverser la Manche pour une première tournée.

Si Redress the Balance, premier véritable album du groupe, ne brillait pas par son originalité, il en va de même pour The Quest. Le néo-progressif des Anglais n’a guère évolué et présente toujours les mêmes caractéristiques. Ainsi les compositions mélodiques de Final Conflict n’apportent rien de nouveau sous le soleil, loin s’en faut, cependant le niveau s’élève d’un cran. Un saxophone fait son apparition sur « Mirror of Lies », nouveauté bienvenue sur ce disque fortement influencé par le Marillion des premières années, et les sons de claviers ont évolué avec l’arrivée de Steve Lipiec, qui utilise davantage un simple son de piano, ce dont on ne se plaindra pas.
En revanche le chant semble moins réparti entre les deux chanteurs, ce que l’on regrette, car leurs deux voix complémentaires apportaient plus de variété à l’ensemble, d’autant que celle qui domine ici semble éprouver quelques difficultés à atteindre les notes les plus hautes et « chevrote » de temps à autre. La batterie de Darren Bland reste toujours aussi monotone, voire soporifique.
Les influences de Final Conflict demeurent pour le reste plus qu’apparentes : Marillion bien sûr mais également Pink Floyd lors du solo de guitare de « All Alone ». Comme c’était déjà le cas sur Redress the Balance, Iron Maiden débarque au triple galop et de façon plutôt maladroite dans « A Look at Life », avec une paire de guitares harmonisées de façon très typique.

Ce deuxième disque se démarque donc peu du précédent et présente les mêmes défauts : compositions trop linéaires, plates et convenues, dépourvues d’originalité. Les qualités demeurent les mêmes également : des mélodies belles et accrocheuses et des guitares simples mais bien arrangées et complémentaires.
  • Année: 1992
  • Label: Gaïa records

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