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03 Novembre 2009

Spleen Arcana

The Field Where She Died

par Christophe Gigon
Il est clair qu’avec une illustration de pochette si réussie, les amoureux d’Anathema, Marillion ou autres Pineapple Thief risquent fort d’être piqués de curiosité par ce premier album autoproduit du talentueux multi-instrumentiste français Julien Gaullier. Ils auraient bien raison d’accorder une oreille attentive à ce projet fort intéressant bien qu’amateur et artisanal. Certes, une première écoute dilettante fera irrémédiablement penser aux bijoux que sont A Natural Disaster ou A Fine Day to Exit des frères Cavanagh (Anathema). L’influence de l’ovni Damnation d'Opeth reste évidemment flagrante même si la voix du Français (peut-être le seul réel point faible de ce disque) apparaît comme bien moins maîtrisée que celle de Mikael Åkerfeldt. Mais comparaison n’est pas raison et Spleen Arcana réussit malgré tout à développer une identité propre, non dénuée de faiblesses ou de maladresses, mais homogène et cohérente. Les limites des projets menés par un seul homme sont ici nuancées par l’apport non négligeable d’un batteur original et d’une chanteuse au timbre de voix fort agréable. Ce n’est donc pas un coup de maître mais The Field Where She Died s'affirme comme une production ambitieuse d’excellente facture qui plaira aux amateurs d’un certain rock romantique tout en spleen.
  • Année: 2009
  • Label: Autoproduction

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