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25 Février 2019

DID

Dissociative Identity Disorder

par Dan Tordjman

Voici un album qu’on est fier de vous présenter. Avec, certes, beaucoup de retard. Fier de vous présenter parce que DID est un groupe français, dont la plupart des membres sont des anciens de Caféine, auteur de deux albums sortis entre 1994 et 2000 chez Musea.

Suite au départ de leur chanteur en plein enregistrement, les musiciens ont eu l’idée, un peu à l’image d’Arjen Lucassen, d’inviter plusieurs chanteurs. Et les conteurs en question ne sont pas piqués des hannetons. Jugez plutôt : Magali Luyten (Ayreon, Beautiful Sin, Epysode), Marco Glühmann (Sylvan), Oliver Philipps (Everon), Alan Szukics (Opium Baby) et, cerise sur le gâteau Monsieur Michael Sadler (Saga). Tout ce petit monde appose ainsi différentes couleurs vocales sur la palette musicale. Bien sombre, la palette, pour le coup. Vous vous en doutez, c’est un voyage au pays des ténèbres auquel les membres de DID vous convient.

Le concept est articulé autour d’un syndrome de dissociation d’identité vu de l’intérieur (bon sang, ça en jette, comme concept !). Une telle histoire ne peut s’apprivoiser et être ingérée qu’au prix de nombreuses écoutes. Plusieurs maîtres mots reviennent au fil des écoutes : détail, densité et consistance. C’est bien connu, en musique, tout est dans le détail. Le soin apporté à la production et aux arrangements est à saluer. La section rythmique est une vraie locomotive pour la musique de DID, en particulier le jeu de batterie fin et léché de Régis Bravi, un vrai mélange de groove, agilité et puissance. Dissociative Identity Disorder est un album d’une grande densité, un vrai casse-tête pour le cerveau à digérer (il paraît que le fan de rock progressif aime les défis, en voici un). Mais une fois la digestion effectuée on appuie sur la touche repeat avec plaisir. Qu’on se comprenne bien : ce n’est pas un disque à écouter en faisant la vaisselle. Il faut s’asseoir et mettre le casque sur les oreilles pour en absorber et apprécier la finesse. Difficile, toutefois, de sortir un ou deux titres du lot, tant l’album est d’une importante consistance En grand homme de défis, l’auteur de ces lignes s’est essayé à ce jeu et, au prix de multiples écoutes, « The Sun » et « Lock Up » ont eu ses faveurs.

Malgré une approche et une ingestion peu évidentes, Dissociative Identity Disorder est une réussite, signant le retour au premier plan des anciens de Caféine. Cet album a, sans discussion possible, sa place aux côtés de pièces maîtresses reconnues pour leur noirceur telles Brave de Marillion, Cold Light Of Monday de Wolverine ou encore Up de l’Archange Peter Gabriel. Si ça, ce n’est pas un gage de qualité !

Commentaires 

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