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03 Avril 2008

Noekk

The Minstrel’s Curse

par Jérôme Walczak
Si Genesis avait été originaire de Teutonie, peut-être aurait-il ressemblé à Noek ? Attention, il ne s’agit évidemment pas ici d’un énième clone, façon The Watch, mais ce groupe vivifiant et ô combien créatif a dû tirer quelques leçons des grands maîtres de la bande de Peter Gabriel : onirisme, univers bigarré et sombre, mélancolie mêlée de fantaisie et de rêves, saltimbanques maudits venant semer terreurs et folies de cités en cités...

Du point de vue du style, Noekk n’a rien à voir avec Genesis, mais on se surprend tout de même à penser à eux… L’inconscient musical, les références inattendues surgissent au moment où on s’y attend le moins. L’oreille a parfois autant de valeur qu’une odeur familière issue de l’enfance ou d’un voyage lointain…

Loin. Nous allons loin avec le Noekk, une créature mythologique, génie des eaux et des rivières, qui ici, nous invite à un beau voyage dans nos belles contrées progressives. Quatre titres, longs, un véritable concept. Tout commence de manière un peu musclée, très metal, très allemande, mais, heureusement, ça se calme, et le mellotron, les plages de synthé, les voix d’outre-tombe, à mi-chemin entre Thork, Elend et Tat, viennent peupler un monde qui prend progressivement forme sous nos yeux, et qui nous hypnotise.

Le monde de Noekk est un sombre, presque gothique, mais éminemment accessible et d’une beauté noire et mélancolique. Cet album est divisé en quatre volets équilibrés dans la structure, la durée et le rythme. Mentionnons quelques ambiances qui combleront à coup sûr l’amateur du rock progressif le plus émotionnel : des jeux de basses marillioniens, des parties de mellotron diaphanes, une voix somptueuse et basse, qui pétrifie. Voilà tout simplement un très bon disque.
  • Année: 2008
  • Label: Prophecy Production

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