:|
07 Janvier 2009

Neil Zaza

When Gravity Fails

par Guillaume Beauvois

Le nom de Neil Zaza ne s'est pas encore vraiment répandu en France/ La faute devrait être corrigée avec ce huitième album de metal mélodique instrumental. Pour se faire, notre homme s'est entouré de grandes pointures comme Michael Anthony (ex-Van Halen) à la basse, Peter Frampton en invité à la guitare, Jordan Rudess (Dream Theater) aux claviers ou encore T.M. Stevens à la basse pour les parties plus funky. Du beau linge qui a répondu présent pour un disque dévoilant un guitariste au sommet de son art. Neil Zaza s'emploie à composer des titres vraiment mélodiques dans la droite lignée d'un Joe Satriani, tout en laissant à ses invités le soin de s'exprimer, à l'image de ce très beau passage de piano joué par Jordan Rudess sur « Cinematic ». Zaza fait preuve encore une fois d'un grand talent quand il s'agit de trouver la mélodie qui fait mouche, même si la frontière du kitsch et du lourd est à deux doigts d'être franchie. Il sait également démontrer une grande dextérité lorsqu'il s'agit de s'énerver et de pousser les triples croches dans leur derniers retranchements ; des débordements digitaux qui ne se font néanmoins jamais au détriment de l'écriture des titres. Car cet artiste écrit davantage des compositions instrumentales que des morceaux purement guitaristiques (comme le ferait un John 5), même si quelques clichés et longueurs propres au genre subsistent. La comparaison avec Joe Satriani, déjà mentionné, est inévitable ; et dans la grande bataille desshredders, si jamais il y en avait une, Zaza sortirait gagnant de part sa diversité de jeu et de composition, tout en s'étant bien inspiré de son prédécesseur : l'élève surpasse le maître.

Poster un commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir