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18 Janvier 2005

Maldoror

L’Arbre-Cimetière

par Greg Filibert
Maldoror se compose de quatre Français albigeois, tous amoureux du rock progressif qui a bercé leurs jeunes années soixante-dix. Le quatuor se lance dans l’enregistrement de son premier album, L’Arbre-Cimetière.

« Pour avoir violé les secrets de la Tour, Iken sera condamné au supplice suprême : le poison coulera dans ses veines, le marbre de sa tombe sera témoin de son trépas et son Arbre-Cimetière son dernier confident… ». Tel est le concept que propose ce disque. Maldoror se rapproche par bien des aspects du groupe Ange, notamment son chant français très théâtral – les amateurs des Chants d’Isidore Ducasse l’auront compris ! - sans toutefois verser dans l’ostentatoire. La voix de Christophe Bellieres est agréable et se prête bien au récit d’Iken. Les mélodies s’immiscent assez facilement dans la tête, mais on aurait aimé des chœurs plus étoffés et ambitieux.
Le point fort reste l’instrumentation, très maîtrisée et fleurant bon le vintage, ainsi que des ambiances bien amenées. Le joli coup de patte du guitariste Jean-Christophe Rouanet et la section rythmique impeccable renforcent l’impression d’homogénéité de la formation. Aux côtés de titres de qualité (« Le Pouvoir Des Mots », « Simples Physiciens »), certains passages instrumentaux piétinent (« L’ouverture Du Procès ») et alourdissent cependant la fluidité du concept.

Maldoror montre des capacités certaines pour intégrer les rangs de ces acteurs prometteurs de la scène progressive. Malgré des baisses de régime, L’Arbre-Cimetière est recommandable aux amateurs d’Ange, Eclat et autre Chris Beya.
  • Année: 2004
  • Label: Musea

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