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03 Juillet 2004

Greg Rapaport

Azrael Block

par Julien Van Espen
Greg Rapaport est ce qu’il convient d’appeler un homme à tout faire, qui tient sa carrière bien en main. Outre les guitares, basses, claviers et programmations de batterie, il s’occupe de la composition et des arrangements bien entendu, mais également de la production, de l'illustration et de la distribution de ses disques. Bref, indépendance et autonomie totale pour ce New-Yorkais dont les oeuvres peuvent aussi se flatter d'un packaging peu courant et élaboré avec soin.

Azrael Block est son quatrième disque, fruit de deux années entières de travail dans un créneau metal-fusion instrumental. Au menu donc, du metal mais également du jazz et du funk. L’utilisation de la guitare sept-cordes permet d’éviter les clichés du style et offre encore plus de contrastes avec les passages jazzy ou planants. On s’en doutait un peu, Mr. Rapaport domine parfaitement son sujet, que ce soit à la guitare ou à la basse. Les phrasés témoignent d’une grande maîtrise de l’aller-retour mais aussi d’un solide bagage théorique, le musicien s’offrant quelques incursions bienvenues dans des tonalités exotiques (« Sever ») à la une touche mélodique intéressante. La basse, fort présente, affectionne particulièrement les rythmes funk bien gras et les phrasés jazz rampants. Les claviers sont loin d’être prédominants mais interviennent à point nommé, par petites touches délicates.
Le point négatif de ce disque réside sans aucun doute dans la programmation de la batterie. Non qu’elle soit mal faite, bien au contraire, mais elle sonne de façon beaucoup trop artificielle et synthétique, conférant à l'ensemble une certaine froideur. À moins que Greg ne se mette également à la batterie d’ici son prochain album, il aurait tout intérêt à louer les services d’un véritable musicien.

Les douze titres composant Azrael Block bénéficient tous de la patte de leur auteur, qui possède bel et bien une personnalité musicale propre. Même si l’on reconnaît quelques-unes de ses influences (comme un riff de Dream Theater - « Erotomania » - sur « Skitzophraniac »), le travail de Rapaport fait preuve d’une certaine fraîcheur. Ses morceaux ne tombent jamais dans la démonstration ni dans la complexité inutile et les mélodies brillent par leur diversité. Les ambiances sont suffisamment différentes pour conserver l’attention de l’auditeur. On regrettera simplement quelques bruitages un peu inutiles voire déplaisants, comme les sonneries téléphoniques (?) de « Dinner and Dancing »… qui s’avère d’ailleurs être le morceau le plus faible du disque et qui témoigne sans doute de ses principaux défauts : des percussions et des sons parfois très artificiels, voire mal choisis. Espérons que Greg Rapaport, artiste méconnu mais inspiré, arrive à doter ses prochaines œuvres d’un son plus naturel et « organique ».
  • Année: 2003
  • Label: Splinterhead Productions

Commentaires 

#1 StevCals 03-11-2019 06:32
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